Les entreprises du CAC 40 prêtes à la transparence sur le climat
PARIS (Reuters) – Les entreprises du CAC 40 se sont collectivement engagées samedi à fournir désormais des informations sur l’impact de leur activité sur le climat dans le cadre de publications financières régulières, à l’occasion du cinquième anniversaire de l’accord de Paris.
Ces 40 grandes entreprises ont accepté d’appliquer à partir de l’année prochaine les recommandations d’un groupe de travail créé lors de la COP-21 de 2015, baptisé groupe de travail sur la publication d’informations financières relatives au climat (TCFD selon son sigle en anglais).
Cette déclaration de soutien aux recommandations de la TCFD a notamment été signée par Augustin de Romanet, le président d’Europlace, et Bruno Le Maire, ministre de l’Economie.
« L’alignement des principales entreprises françaises du CAC 40 et le soutien apporté aujourd’hui par la Place de Paris à la TCFD est un signal fort pour aller plus loin dans la lutte contre le changement climatique », a déclaré Thierry Déau, président de Finance for Tomorrow, branche d’Europlace. « Cela va permettre d’accroître la comparabilité entre les différentes normes existantes et créera plus de transparence sur les risques et opportunités liés aux enjeux climatiques pour le secteur financier. »
L’accord de Paris sur le climat vise à maintenir à moins de 2° Celsius, voire 1,5° si possible, la hausse de la température mondiale d’ici 2100 par rapport à ses niveaux préindustriels.
« WELCOME BACK »
Cinq ans après sa signature et un an avant la prochaine conférence climatique (COP 26) à Glasgow, Emmanuel Macron a qualifié cet accord de « point de référence, le début de notre action à toutes et tous », au cours d’un sommet virtuel avec plus de 70 autres dirigeants internationaux.
« Il a été parfois ballotté selon des choix des uns des autres mais nous avons tenu », a poursuivi le président de la République en allusion au retrait des Etats-Unis annoncé en 2017 par Donald Trump.
Emmanuel Macron en a profité pour saluer la volonté affichée par le président américain élu Joe Biden de ramener les Etats-Unis dans l’accord de Paris dès sa prise de fonction en janvier prochain.
« Je veux vraiment dire ‘welcome back, welcome home’ à nos amis américains », a déclaré le président français, en plaidant pour une « action immédiate » de l’ensemble de la communauté internationale pour traduire dans les faits les engagements pris en 2015.
Son homologue chinois a quant à lui promis de dépasser l’objectif de réduction de l' »intensité carbone », c’est à dire les émissions de dioxyde de carbone par unité de produit intérieur brut, fixé en 2015. Pékin s’était alors engagé à la faire baisser de 60 à 65% d’ici 2030 par rapport au niveau de 2005.
Xi Jinping a également annoncé que la capacité chinoise de production d’énergie éolienne et solaire augmenterait de 1.200 gigawatts à la même échéance et a porté l’objectif de la part d’énergie non fossile à 25%, toujours pour 2030, alors qu’il était jusqu’ici de 20%. « La Chine honore toujours ses engagements », a-t-il ajouté.
En ouverture de ce sommet virtuel, le secrétaire général de l’Onu, Antonio Guterres, a exhorté les dirigeants mondiaux à décréter l' »urgence climatique » dans leurs pays.
(Elizabeth Pineau et Bertrand Boucey avec Muyu Xu à Pékin, Matthew Green et Kate Abnett à Londres, édité par Jean-Philippe Lefief)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
1. Le Journal Chrétien, un service de presse en ligne reconnu par l’Etat
Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne.
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.


