L’Allemagne et les USA discutent du projet Nord Stream 2, selon Berlin
BERLIN (Reuters) – L’Allemagne et les Etats-Unis discutent à Washington du projet de gazoduc sous-marin Nord Stream 2 pour tenter de résoudre leur différend, a déclaré mardi le ministre allemand des Affaires étrangères Heiko Maas.
« Comme vous le savez, des discussions sont actuellement en cours entre le gouvernement allemand et l’administration (américaine) à Washington », a-t-il dit à la presse. Il a ajouté que Berlin cherchait à nouer un accord avec les Etats-Unis.
« Ce sera le sujet des pourparlers à Washington », a-t-il souligné sans donner plus de précisions. « Je suis convaincu que nous parviendrons à trouver une solution, même si cela ne sera certainement pas facile et ne se produira peut-être pas rapidement », a-t-il ajouté.
Selon le groupe allemand de presse Funke Media Group, la chancelière allemande, Angela Merkel, a envoyé deux émissaires à Washington pour préparer un accord de compromis sur Nord Stream 2 en amont de la visite en Europe, prévue à la mi-juin, du président américain Joe Biden.
Le projet Nord Stream 2, financé par le géant gazier public russe Gazprom et dont les travaux sont achevés à environ 95% à ce stade, doit permettre à Moscou d’accroître sa fourniture de gaz tout en contournant l’Ukraine, privant ainsi Kiev d’importantes recettes de transit.
Les Etats-Unis estiment qu’avec ce projet la Russie va accroître son influence économique et politique sur l’Europe, en rendant celle-ci plus dépendante de son gaz.
Mardi, le Kremlin a déclaré que Moscou saluait la décision des États-Unis de ne pas sanctionner ce projet de gazoduc, a rapporté l’agence de presse Interfax.
Interfax citait le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, qui a déclaré que la Russie ne prévoyait pas d’arrêter d’envoyer du gaz via l’Ukraine, car elle s’attend à ce que ses approvisionnements en gaz vers l’Europe augmentent.
(Sabine Siebold; version française Claude Chendjou, édité par Blandine Hénault)
Le Journal Chrétien est un média indépendant financé par des chrétiens comme vous, en accès libre, sans subventions ni publicité. La générosité de la communauté chrétienne garantit notre indépendance.
Aujourd’hui, une poignée de chrétiens rendent possible une information indépendante accessible gratuitement à des millions de personnes sur nos sites, nos applications et notre chaîne de télévision chrétienne.
Chaque article, chaque émission, chaque reportage, chaque enquête existe uniquement grâce à votre générosité. C’est ce qui nous permet de répondre à l’immense soif spirituelle de nos contemporains et ce, avec une exigence de qualité journalistique reconnue, et de donner la parole à ceux qu’on n’entend jamais ailleurs.
Mais aujourd’hui, nous arrivons à un moment décisif. Partout, les médias indépendants sont fragilisés, attaqués, précarisés. Pendant que quelques grandes fortunes verrouillent toujours davantage le paysage médiatique, les médias chrétiens et tous ceux qui refusent de se soumettre sont maintenus sous pression permanente.
Le Journal Chrétien et sa chaîne Chrétiens TV, diffusée sur le canal 246 de la Freebox, n’échappent pas à cette réalité. Oui, nos médias chrétiens pourraient disparaître si nous ne parvenons pas à toucher de nouveaux donateurs dans les prochains mois.
Je soutiens le Journal Chrétien !
Au moment où les milliardaires étendent leur emprise sur l’information, nous pensons au contraire qu’il faut plus de travail de terrain, plus de reportages, plus d’enquêtes, plus de pluralisme, plus de médias chrétiens capables de résister aux pressions religieuses, politiques et économiques. C’est pour cela que nous lançons un appel à la communauté chrétienne.
La question est simple : voulons-nous laisser mourir les médias chrétiens et laisser la presse ainsi que la télévision aux mains des grands groupes privés ?
Si vous lisez les articles du Journal Chrétien, regardez nos émissions sur Chrétiens TV, partagez nos contenus dans les réseaux sociaux ou pensez qu’une autre voix doit continuer d’exister dans le débat public, alors c’est maintenant qu’il faut agir.


