Coronavirus: Le vaccin Spoutnik V est bien efficace à 92%, selon une étude
par Polina Ivanova
MOSCOU (Reuters) – Le vaccin russe Spoutnik V est efficace à près de 92% contre les formes symptomatiques du COVID-19, selon les résultats de la phase finale de son essai clinique publiés mardi dans la revue médicale internationale The Lancet.
Les résultats rassemblés par l’Institut Gamaleya de Moscou, qui a développé et testé le vaccin, sont ainsi conformes aux données d’efficacité rapportées aux stades précédents de l’essai, qui se déroule à Moscou depuis septembre.
« Le développement du vaccin Spoutnik V a été critiqué pour son caractère hâtif, les libertés prises avec le protocole et son manque de transparence », ont déclaré les professeurs Ian Jones de l’université de Reading et Polly Roy de la London School of Hygiene & Tropical Medicine, dans un communiqué partagé par The Lancet.
« Mais le résultat rapporté ici est clair et le principe scientifique de la vaccination est démontré », ont déclaré les chercheurs, qui n’ont pas participé à l’étude. « Un autre vaccin peut maintenant se joindre à la lutte pour réduire l’incidence du COVID-19 ».
Sur les 19.866 participants à l’essai de ce candidat-vaccin, dont un quart a reçu un placebo, 16 ont contracté le COVID-19 parmi les personnes qui ont reçu le vaccin, et 62 parmi le groupe placebo, ont précisé les chercheurs.
Cette étude démontre qu’un schéma à deux doses du vaccin – deux injections basées sur deux vecteurs adénoviraux différents, administrées à 21 jours d’intervalle – était efficace à 91,6% contre les formes symptomatiques du COVID-19.
« LA RUSSIE AVAIT RAISON »
La Russie a approuvé le vaccin baptisé Spoutnik V, en hommage au premier satellite au monde lancé par l’Union soviétique, en août, avant que l’essai à grande échelle ne commence, et il a été proposé à la population en janvier.
« La Russie avait raison depuis le début », a déclaré à la presse Kirill Dmitriev, responsable du Fonds d’investissement direct russe (RDIF), chargé de commercialiser le vaccin à l’étranger, avant la publication des résultats mardi.
Il a également ajouté soutenir la décision de la Russie de commencer à administrer le Spoutnik V aux travailleurs les plus exposés alors que les études étaient encore en cours.
Selon un sondage réalisé par Reuters, près d’un million de personnes seulement auraient été vaccinées pour le moment sur les 146,2 millions que compte le pays. Selon d’autres sondages, une partie importante de la population hésiterait également à se faire vacciner.
La Russie a déjà partagé les données de la phase III de son essai avec les régulateurs de plusieurs pays et a commencé le processus de soumission à l’Agence européenne des médicaments (EMA) pour approbation dans l’Union européenne, a déclaré Kirill Dmitriev.
LE DÉPLOIEMENT VA COMMENCER
Spoutnik V a été approuvé par 15 pays, dont l’Argentine, la Hongrie et les Émirats arabes unis, et ce nombre passera à 25 d’ici la fin de la semaine prochaine, a déclaré Kirill Dmitriev.
Le Fonds d’investissement direct russe a également déclaré que les vaccinations utilisant Spoutnik V commenceront dans une douzaine de pays, dont la Hongrie, la Bolivie, les Émirats arabes unis, le Venezuela et l’Iran.
Toutefois, de grandes quantités de vaccin n’ont été envoyées jusqu’à présent qu’en Argentine, qui a reçu suffisamment de doses pour vacciner environ 500.000 personnes, et en Bolivie, qui a reçu 20.000 doses.
La production destinée à l’exportation sera principalement réalisée par les partenaires industriels du RDIF à l’étranger, a déclaré le fonds.
Mardi, Kirill Dmitriev a ajouté que la production avait commencé en Inde et en Corée du Sud, et qu’elle serait lancée en Chine ce mois-ci. Des doses du candidat-vaccin ont aussi été produites par un fabricant au Brésil.
La Russie mène également un essai clinique à petite échelle d’une version à dose unique du vaccin, dont les développeurs prévoient un taux d’efficacité de 73% à 85%.
(Avec Kate Kelland à Londres, version française Kate Entringer)
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Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
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2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
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