Coronavirus: La HAS opte pour la combinaison vaccinale après les restrictions sur AstraZeneca
par Myriam Rivet
PARIS (Reuters) – La Haute autorité de santé (HAS) a recommandé vendredi de recourir aux vaccins à ARN messager (ARNm) contre le COVID-19 pour le rappel chez les personnes âgées de moins de 55 ans ayant reçu en première dose le Vaxzeria d’AstraZeneca, qui ne sont plus éligibles à ce produit réservé désormais aux populations les plus âgées.
Cette préconisation sur l’adaptation du schéma vaccinal, qui va concerner plus d’un demi-million de personnes à partir de la mi-avril, confirme les déclarations d’Olivier Véran vendredi matin et une information diffusée par Reuters jeudi soir.
La HAS « recommande d’utiliser les vaccins à ARNm actuellement disponibles (c’est-à-dire celui de Pfizer et BioNTech ou celui de Moderna) pour l’administration, avec leur accord, de la deuxième dose chez les personnes de moins de 55 ans ayant reçu une première dose du vaccin Vaxzeria avec un intervalle de 12 semaines entre les doses », est-il indiqué dans un avis rendu public vendredi.
Les très rares cas de caillots sanguins atypiques recensés chez des personnes plus jeunes ayant reçu le vaccin du laboratoire anglo-suédois avaient conduit la France à limiter son utilisation aux plus de 55 ans lorsque son utilisation a repris le mois dernier après quelques jours de suspension.
Entre sa mise à disposition en France début février et cette restriction le 19 mars, 533.302 personnes de moins de 55 ans considérées comme prioritaires dans la stratégie vaccinale française (professionnels de santé, comorbidités, etc.) avaient déjà reçu une première dose du vaccin d’AstraZeneca.
Faute de pouvoir leur proposer un rappel avec le même produit et sans garantie sur la protection conférée par une seule injection, « l’administration d’une seconde dose en utilisant un autre vaccin est indispensable », souligne la HAS dans son avis.
UN VACCIN QUI SAUVE DES VIES CHEZ LES PLUS ÂGÉS
Elle recommande par ailleurs de très vite lancer des études d’évaluation et de pharmacoviglance sur ce schéma de vaccination mixte et précise que son avis est « susceptible d’évoluer en fonction des données à venir ».
Via sa porte-parole Margaret Harris, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a rappelé vendredi qu’elle ne disposait pas de données suffisantes pour fournir une recommandation en matière de combinaison vaccinale contre le COVID-19. L’OMS recommande de poursuivre les études sur le sujet.
En France, le vaccin d’AstraZeneca, développé avec l’université d’Oxford, reste recommandé chez les 55 ans et plus car « c’est un vaccin efficace », a souligné la présidente de la HAS, Dominique Le Guludec, lors d’une conférence de presse en visioconférence.
« Ce vaccin va donc sauver des vies et si nous voulons gagner la bataille contre virus, nous devons utiliser toutes les armes à notre disposition », a-t-elle insisté.
Dans un deuxième avis publié en parallèle et portant sur l’adaptation éventuelle de la stratégie vaccinale française à la circulation des variants du coronavirus SARS-CoV-2, la HAS a jugé que l’approche était « pertinente » face au variant britannique du coronavirus, désormais majoritaire en métropole.
Elle a en revanche préconisé une approche différenciée face au variant sud-africain, qui circule davantage dans certains territoires.
Pour les départements d’Outre-mer, également confrontés à des contraintes logistiques, elle recommande le recours exclusif aux vaccins à ARNm.
Pour la Moselle, elle suggère d’y ajouter le vaccin Janssen, quand il sera disponible.
(Édité par Nicolas Delame)
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Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
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Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
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