Wall Street vue stable après le record du Nasdaq, l’Europe prudente sur le Moyen-Orient
par Diana Mandia
23 septembre (Reuters) – Wall Street est attendue sur une note stable et les Bourses européennes hésitent mercredi à mi-séance, les cours du pétrole avoisinant à nouveau les 100 dollars le baril, tandis que la prudence règne face aux efforts diplomatiques au Moyen-Orient et au sommet sino-américain de jeudi. Les futures sur indices new-yorkais signalent une ouverture presque inchangée pour le Dow Jones (-0,03%), pour le Standard & Poor’s-500 (+0,06%) et pour le Nasdaq (+0,01%). À Paris, le CAC 40 perd 0,15% à 8.142,56 points vers 10h58 GMT. À Francfort, le Dax recule de 0,47% et à Londres, le FTSE 100 grappille 0,05%.
L’indice EuroStoxx 50 cède 0,23%, le FTSEurofirst 300 0,18% et le Stoxx 600 0,22%.
Les Bourses européennes ont effacé les gains enregistrés en début de séance et font désormais preuve de prudence, les investisseurs évaluant les chances d’une intensification des négociations visant à rouvrir le détroit d’Ormuz, après les déclarations contradictoires du président américain Donald Trump devant l’Assemblée générale des Nations Unies.
Si le locataire de la Maison blanche a évoqué un accord avec Téhéran après les élections de mi-mandat du 3 novembre, il a aussi averti qu’il pourrait « anéantir » l’Iran, laissant une nouvelle fois les investisseurs sans repères quant à savoir si le répit observé ces derniers jours sur les cours du brut va se maintenir.
Par ailleurs, le président iranien Massoud Pezeshkian prendra ce mercredi la parole devant l’Onu, et les marchés restent à l’affût de toute confirmation quant à une éventuelle rencontre avec Donald Trump.
Les investisseurs ont néanmoins accueilli avec soulagement l’information selon laquelle l’Arabie saoudite avait remis en service son oléoduc Est-Ouest, fermé le 13 septembre en raison de l’offensive éclair des Houthis en mer Rouge.
Un certain attentisme s’impose également en raison du sommet sino-américain de jeudi, le président chinois Xi Jinping devant arriver ce mercredi à Washington pour une visite d’Etat de deux jours au cours de laquelle le commerce mondial et la course effrénée à l’IA devraient figurer à l’ordre du jour.
Les investisseurs analysent en outre les chiffres étonnamment bons concernant l’activité du secteur privé en septembre dans la zone euro.
Elle a accéléré à son rythme le plus rapide depuis plus de trois ans, alors que le consensus tablait sur un ralentissement, même si les chiffres font également état d’une hausse marquée des coûts d’exploitation des entreprises.
« Ces chiffres sont encourageants. Compte tenu des hausses de taux observées, le marché va surtout s’attacher à vérifier que l’activité économique se maintient », a déclaré Fiona Cincotta, analyste de marché chez StoneX.
L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) a par ailleurs légèrement relevé mercredi sa prévision de croissance mondiale pour cette année, notant que dans de nombreux pays, l’activité économique avait résisté à la flambée des cours du pétrole provoquée par le conflit au Moyen-Orient. LES VALEURS À SUIVRE À WALL STREET [L8N45F0L6]
Le Nasdaq s’est établi mardi à un record de clôture, dans le sillage des gains enregistrés par des valeurs technologiques liées à l’IA et notamment grâce à l’engouement autour de « Muse », l’assistant d’IA lancé ce mois-ci par Meta Platforms.
VALEURS EN EUROPE
Aux valeurs, à Paris, BNP Paribas est en légère hausse (+0,22%), la banque française ayant déclaré être en bonne voie pour enregistrer une croissance à deux chiffres de son bénéfice par action entre 2025 et 2028.
Ailleurs en Europe, JD Sports recule de 2,9% alors que le distributeur d’articles de sport a fait était d’une baisse de 19,7% de son bénéfice semestriel.
Arcadis cède 5%, après que la société d’ingénierie canadienne WSP Global a retiré son offre publique d’achat sur la société néerlandaise de conseil et d’ingénierie.
Diageo, qui a annoncé mercredi la nomination de Joanne Wilson au poste de directrice financière, grappille 0,15%
TAUX Aux Etats-Unis, le rendement des Treasuries à dix ans recule légèrement pour s’établir à 4,9634%, à un moment où les investisseurs évaluent l’impact des prix du pétrole dans la politique monétaire de la Réserve fédérale (Fed). Le deux ans est également en petite baisse, à 4,7707%.
Dans la zone euro, le rendement du Bund allemand à dix ans gagne en revanche près de 2 points de base à 3,4717%. Le deux ans avance de 3,4 points de base à 3,2415%.
Le niveau élevé des prix de l’énergie a ravivé les anticipations de nouvelles hausses des taux d’intérêt de la BCE visant à contenir les pressions inflationnistes, et les bons chiffres des indices PMI pourraient renforcer cette vision, l’économie de la zone euro se montrant solide.
En France, le rendement de l’OAT à dix ans progresse de 2,1 points de base à 4,5142%, la dette souveraine de la deuxième économie du bloc étant également affectée par la détérioration des finances publiques et la perspective de négociations budgétaires qui s’annoncent tendues.
CHANGES Le dollar gagne 0,26% face à un panier de devises de référence et évolue à un sommet de près de deux mois, les marchés continuant d’anticiper de nouvelles hausses de taux directeurs à court terme.
L’euro perd 0,31% à 1,1411 dollar.
PÉTROLE
Le Brent se stabilise à 99,40 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) recule de 0,68%, à 89,90 dollars.
AUCUN INDICATEUR ÉCONOMIQUE MAJEUR À L’AGENDA DU 23 SEPTEMBRE
(Certaines données peuvent accuser un léger décalage)
(Rédigé par Diana Mandiá)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
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Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
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