Vie de l’Église : L’AFEC au chevet des missionnaires
Dans une ambiance empreinte d’émotion, de louange et de reconnaissance, l’Association des Femmes Engagées pour Christ (AFEC), commune de Ouagadougou a procédé, le 26 avril 2025, à la remise officielle des dons collectés au profit des missionnaires de l’Église Évangélique SIM. En présence du président national de l’EESIM, le pasteur Haro Ardjima, cet acte de foi et de solidarité illustre la force de l’engagement chrétien au service de la mission. L’initiative, saluée par les bénéficiaires, ouvre la voie à une nouvelle dynamique de soutien durable pour ceux qui annoncent la Parole dans les coins les plus reculés du pays.
Donner, plus qu’un geste, c’est semer dans l’éternité. Dans l’œuvre missionnaire, chaque soutien devient une semence d’espérance plantée dans des terres souvent oubliées. Alors que les missionnaires affrontent souvent l’isolement, la précarité et les besoins les plus élémentaires, le geste du croyant devient une offrande vivante.
C’est avec cette conviction profonde que l’Association des Femmes Engagées pour Christ (AFEC) de la commune de Ouagadougou a lancé, le 1er mars 2025, une opération de levée de fonds au profit des missionnaires de l’Église Évangélique SIM (EESIM), sous la présidence du pasteur Haro Ardjima, président des Eglises Evangéliques SIM du Burkina Faso. Placée sous le thème : « Ensemble, soutenons la flamme missionnaire », cette initiative a connu son apothéose le 26 avril 2025 par une cérémonie de remise officielle des dons collectés.
Une réponse à un besoin réel
C’est en réponse à un besoin criant, révélé dès 2010 par une enquête de terrain, que cette action a vu le jour. Alors que les missionnaires de l’EESIM poursuivent leur œuvre dans les coins reculés du Burkina Faso, beaucoup d’entre eux vivent dans des conditions extrêmement difficiles, parfois même sans accès aux biens de première nécessité.
Depuis, l’Église s’est engagée dans un effort de soutien aux missionnaires, avec la création de l’AEME et des visites régulières. Mais malgré les réformes, la pauvreté persistante et l’isolement des zones d’intervention rendent leur mission encore plus difficile. D’où la nécessité urgente de mécanismes de soutien plus solides, tel que celle portée par l’AFEC.

Photo de famille de la cérémonie de remise de dons aux missionnaires
Une mobilisation exemplaire
Après une première édition modeste, limitée aux femmes et ayant permis de récolter environ 300 000 FCFA, l’AFEC a décidé de voir plus grand. Pour cette deuxième édition, l’appel à la solidarité a été étendu à toutes les églises locales, aux dons individuels et aux associations chrétiennes nationales de la commune de Ouagadougou.
Résultat : une mobilisation communale remarquable, avec la participation de villes telles que Bobo-Dioulasso, Koupéla, Pouytenga, Tenkodogo et Koudougou. Ce large élan de générosité a permis de collecter cinq millions cinquante mille huit cent francs (5 050 800 FCFA). Cette somme a permis l’achat de trois (3) motos pour faciliter les déplacements sur le terrain missionnaire et de doter chaque missionnaire d’un kit alimentaire composé de riz, huile et savon, d’une valeur de 40 000 FCFA.
Mention spéciale au principal donateur, l’Association Compagnon Burkina (AC-BF), qui a contribué à hauteur de 3 171 900 FCFA, traduisant une générosité fidèle à l’Évangile (Luc 6 :38).

Le représentant de l’Association Compagnon Burkina, Dr Paul Yarga remettant un kit alimentaire
Une cérémonie symbolique à forte portée spirituelle
Le 26 avril 2025, la cérémonie de remise des dons s’est tenue dans une ambiance de reconnaissance et de ferveur. La présence remarquée du président national de l’EE-SIM, le pasteur Haro Ardjima, a rehaussé la solennité de l’événement.
Dans son message d’encouragement, il a lancé un appel vibrant à tous les fidèles interpellant à une responsabilité collective. « L’œuvre missionnaire ne peut perdurer que si chaque croyant décide d’y contribuer activement. Imaginez : si chaque église de l’EESIM donnait seulement 50 000 francs CFA par an, l’Église supporterait à merveille les charges des missionnaires. », a-t-il plaidé.
Les bénéficiaires reconnaissants et encouragés
Les missionnaires bénéficiaires, ont exprimé leur gratitude et leur émotion sincère.
« Nous bénissons Dieu pour cette action. Elle vient rappeler que nous ne sommes pas oubliés et fortifier notre engagement à poursuivre la mission malgré l’adversité. Je suis touché par la solidarité agissante des frères et sœurs pour l’œuvre commune du Seigneur. Nous prions que cette œuvre se poursuive pour la gloire de Dieu », a confié le pasteur Napagou Sandano Jean, bénéficiaire d’une moto.
L’AFEC déterminée à aller plus loin
Pour Madame Agathe Lankoandé/Madiéga, présidente de l’AFEC communale, qui a exprimé sa joie devant le succès de l’opération qui a dépassé toutes les attentes, cette levée de fonds est un début. L’AFEC souhaite en faire une initiative annuelle, afin de pérenniser cet appui précieux aux ouvriers de la moisson.
« Nous avons constaté que ces missionnaires qui ont le plus souvent tout abandonné pour répondre à l’appel divin, vivent dans des conditions très difficiles et font face à des défis quotidiens, pourtant ils mènent une mission noble. », a confié la présidente.
Elle a laissé entendre par ailleurs que : « L’organisation de cet événement est une grâce, un véritable parcours de foi. Avec tout le comité et les femmes, nous avons travaillé avec dévouement, prière et persévérance, animés par une seule conviction : Dieu pourvoira ! »

« Le Seigneur a pourvu au-delà de nos attentes », s’est réjoui Mme LANKOANDE Agathe, Présidente de l’AFEC, commune de Ouagadougou
Une semence qui portera du fruit
Adressant les vifs remerciements de l’AFEC aux donateurs, Mme Lankoandé a rappelé que chaque contribution, quelle que soit sa taille, est une semence plantée dans le champ du Seigneur. C’est une œuvre d’amour en action, selon Actes 20 :35 : « Il y a plus de bonheur à donner qu’à recevoir. » et Matthieu 10 :42 : « Et quiconque donnera seulement un verre d’eau froide à l’un de ces petits parce qu’il est mon disciple, je vous le dis en vérité, il ne perdra point sa récompense. »
En soutenant la mission, l’AFEC n’a pas seulement apporté des motos, du riz ou du savon. Elle a semé dans les cœurs un message fort : l’œuvre de Dieu avance lorsque les mains se tendent et que les cœurs s’ouvrent. Comme une graine plantée dans une terre aride, chaque don, chaque geste, chaque prière peut faire jaillir des fruits durables pour le Royaume.
Aussi, l’appel vibrant lancé à chaque croyant à entretenir la flamme missionnaire allumée, pour que ni la fatigue, ni l’oubli, ni la précarité ne viennent l’éteindre.
Car en vérité, la moisson est grande, mais les ouvriers sont peu nombreux (Luc 10 :2) … Et ceux qui les soutiennent en silence participent, eux aussi, à cette moisson éternelle.
Pour le Journal Chrétien
Emmanuel LANKOANDE en collaboration avec Kéren LANKOANDE
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
1. Le Journal Chrétien, un service de presse en ligne reconnu par l’Etat
Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne.
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

