VIDEO: Cérémonie d’investiture d’Emmanuel Macron
Élu pour un second mandat de cinq ans le 24 avril dernier, Emmanuel Macron a été officiellement investi nouveau président de la République française ce samedi matin à l’Elysée. Pour cette cérémonie d’investiture, le chef de l’État était entouré de sa famille, dont son épouse Brigitte, mais aussi des membres du gouvernement, à l’image du Premier ministre Jean Castex, dont l’identité du successeur n’est toujours pas connue.
Pas de passation de pouvoir, une première depuis dix ans
Lors de la plupart des cérémonies d’investitures de président de la République a lieu une passation de pouvoirs entre le président en place et le nouveau président. Habituellement, le futur président est accueilli par son prédécesseur dans la Cour d‘honneur de l’Elysée. Dans la Ve République, ce fut le cas à huit reprises. La première passation a eu lieu entre Charles de Gaulle et René Coty en 1959. La dernière fois, c’était en 2017 avec la passation de pouvoirs entre François Hollande et Emmanuel Macron.
Ce samedi, ça n’a pas été le cas. Emmanuel Macron a remonté l’escalier de l’Elysée seul. La cérémonie a suivi le même schéma que lors de la réélection de Jacques Chirac en 2002 ou François Mitterrand en 1988.
En revanche, et pour la première fois dans l’histoire de la Ve République, deux anciens présidents ont assisté à la cérémonie, samedi : Nicolas Sarkozy et François Hollande.
Contrairement à 2017, il n’y a pas eu de remontée des Champs-Elysées pour Emmanuel Macron. La matinée a été plus sobre et plus courte qu’il y a cinq ans.
450 personnes conviées à l’investiture de Macron
En plus des officiels incontournables comme les anciens présidents François Hollande et Nicolas Sarkozy, des représentants du conseil constitutionnel, du conseil d’Etat, de la cour des comptes, le Premier ministre et les membres du gouvernement seront aussi sans surprise présents pour la cérémonie d’investiture d’Emmanuel Macron ce samedi.
Des membres des autorités religieuses sont également de la partie, ainsi que des proches d’Emmanuel Macron. Des élus locaux, marquants des étapes importantes du quinquennat, mais aussi des soignants ou des sportifs comme le boxeur Brahim Aslou ou la boxeuse Estelle Mosley.
Parmi les personnes aperçues à l’Elysée ce matin figurent l’ancien Premier ministre et soutien d’Emmanuel Macron Jean-Pierre Raffarin, le ministre de la Santé Olivier Véran, le garde Sceaux Eric Dupont-Moretti, le ministre de l’Intérieur Gérald Darmin, la ministre des Transports Elisabeth Borne, l’ancien ministre de la culture Jack Lang, l’ancien Premier ministre d’Emmanuel Macron Edouard Philippe, la ministre actuelle de la culture Roselyne Bachelot, le maire de Nice Christian Estrosi, Jean-Marie Bockel, sénateur du Haut-Rhin et père du militaire de 28 ans Pierre-Emmanuel Bockel, mort au Mali, le président du Conseil scientifique Jean-François Delfraissy, ou encore Eric Woerth, député de l’Oise et soutien d’Emmanuel Macron.
Au tour des ministres et anciens membres du gouvernement de faire leur arrivée à l’Elysée pour la cérémonie d’investiture d’Emmanuel Macron.
Proclamation du résultat de l’élection par le Conseil constitutionnel
Le président du Conseil constitutionnel Laurent Fabius a proclamé Emmanuel Macron comme président réélu à l’Elysée. « Vous avez été proclamé président de la République France pour un mandat de 5 ans qui commence samedi », a-t-il déclaré. « Relever ces défis nombreux et difficiles tel est en cette cérémonie de réinvestiture républicaine, tel est le souhait ardent que je porte pour votre mandat », a-t-il ajouté.
Il lui a ensuite été remis le grand collier de la Légion d’honneur.
Le grand collier de la Légion d’honneur
Le grand collier de la Légion d’honneur, en or massif et pesant 952 grammes, a été remis ce samedi à Emmanuel Macron à l’occasion de la cérémonie de sa réinvestiture, comme le veut le protocole.
Considéré comme le joyau de la République, le collier ordonne le président fraîchement élu comme Grand Maître de l’Ordre national de la Légion d’Honneur. Il permet de symboliser la « continuité de l’Etat ».
Constitué de 16 maillons, chaque maillon représentant une activité principale de la communauté française, il comporte deux lettres au centre « HP », pour « Honneur et patrie », la devise de la Légion d’honneur, et l’étoile à cinq branches là aussi symbolique.
Loin d’être une simple distinction, « le collier de la Légion d’honneur est non pas une décoration, mais le signe de la responsabilité de Grand Maître prise par le président de la République nouvellement élu », précise le général d’armée Benoît Puga à BFMTV.
Emmanuel Macron promet de « rassembler » pour son deuxième mandat
Emmanuel Macron a promis samedi lors de sa cérémonie d’investiture de « bâtir un nouveau contrat productif, social et écologique », non pas en « administrant le pays », mais en rassemblant l’ensemble des forces vives.
Le huitième président de la Ve République, qui a remporté 58,5% des suffrages au second tour de l’élection présidentielle le 24 avril face à la candidate du Rassemblement national Marine Le Pen, a été reconduit samedi pour un second mandat, lors d’une cérémonie d’investiture formelle au palais de l’Elysée, en présence de 500 invités.
« Agir ne signifiera (…) pas administrer le pays, enchaîner des réformes comme on donnerait des solutions toutes faites à notre peuple », a déclaré le chef d’Etat dans un discours d’une dizaine de minutes.
« L’action en ces temps est jumelle du rassemblement, du respect, de la considération, de l’association de tous. C’est pourquoi il nous faut, tous ensemble, inventer une méthode nouvelle, loin des rites et chorégraphies usées, par laquelle nous pourrons seule bâtir un nouveau contrat productif, social et écologique », a-t-il ajouté.
Il a dit souhaiter partager « les objectifs, les ambitions et les responsabilités au niveau national » et faire travailler « ensemble le gouvernement, l’administration, le Parlement, les partenaires sociaux, les associations », soit « l’ensemble des forces vives politiques, économiques, sociales et culturelles pour décider et faire ».
Emmanuel Macron a, par la suite, fait à la jeunesse « le serment de léguer une planète plus vivable et une France plus vivante et plus forte ».
Le président du Conseil constitutionnel, Laurent Fabius, ténor du parti socialiste, avait énoncé juste avant le résultat de l’élection dans la salle des fêtes de l’Elysée.
Il en a profité pour rappeler que le premier mandat du président de la République avait été « percuté par une accumulation de crises et de bouleversements sur le plan sanitaire, sécuritaire, social, énergétique, financier », avec pour conséquence « un certain malaise démocratique ».
« En ces temps troublés soyons les serviteurs du droit et les esclaves du devoir », a-t-il ajouté, citant les mots de Victor Hugo.
En vertu du protocole républicain, le chef d’Etat a reçu des mains du grand chancelier de la Légion d’Honneur les insignes de Grand-Croix de la Légion d’Honneur.
Parmi les invités, on pouvait reconnaître les membres du gouvernement de Jean Castex, les anciens présidents François Hollande et Nicolas Sarkozy, des membres des grandes institutions comme la Cour de cassation, le Conseil d’Etat et la Cour des comptes ainsi que des représentants des autorités religieuses.
Etaient également présents des grands patrons comme Xavier Niel, fondateur du groupe Iliad, des acteurs comme François Cluzet et Guilllaume Gallienne ou encore les anciens Premiers ministres Edouard Philippe, Jean-Pierre Raffarin et Manuel Valls, ainsi que des membres de la famille du président et de son épouse Brigitte.
Emmanuel Macron se rendra au Parlement de Strasbourg lundi, journée de l’Europe, alors que la France assure jusqu’au 1er juillet la présidence du Conseil européen.
Il se rendra ensuite à Berlin pour un entretien et un dîner avec le chancelier allemand Olaf Scholz, ce qui constituera son premier déplacement à l’étranger de président investi.
L’actuel mandat du chef de l’État, qui n’a pas encore changé de Premier ministre, expire le 13 mai au soir.
A 44 ans, Emmanuel Macron est le premier président de plein exercice de la Ve République à être réélu hors période de cohabitation.
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
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