USA: Les géants du tech se mobilisent contre le terrorisme d’extrême droite
NEW YORK (Reuters) – Une alliance antiterroriste constituée par des géants du secteur technologique américain comme Facebook et Microsoft a déclaré lundi à Reuters avoir décidé d’étendre significativement le partage de données sur les contenus extrémistes pour lutter plus efficacement contre les suprémacistes blancs et les milices d’extrême droite.
Jusqu’à présent la base de données du Global Internet Forum to Counter Terrorism’s (GIFCT) se concentrait sur les vidéos et les images diffusées par des groupes reconnus comme terroristes par les Nations unies, comme l’Etat islamique, Al Qaïda ou les taliban.
Dans les prochains mois, les partages de données vont être étendus aux personnes qui partagent les « manifestes » des auteurs de violences suprémacistes et aux sites et documents partagés par des milices néonazies ou d’extrême droite, comme les Proud Boys qui se sont illustrés dans l’attaque du Capitole le 6 janvier par des partisans de Donald Trump.
Les membres du GIFCT, dont font également partie Twitter, YouTube, propriété d’Alphabet, Snapchat ou Instagram, propriété de Facebook, partagent entre elles les signatures numériques des documents qu’elles retirent de leur plateformes pour permettre aux autres sociétés de vérifier si un contenu similaire est présent sur leurs sites.
Si cette initiative, lancée en 2017 sous la pression des gouvernements européens et américain après les attentats de Paris et Bruxelles, permet de réduire la présence de contenus djihadistes en ligne, elle ne constitue qu’une réponse partielle au phénomène extrémiste sur Internet.
« Quiconque observe le paysage du terrorisme et de l’extrémisme ne peut que constater qu’il y a d’autres secteurs qui nécessitent une attention urgente », a déclaré à Reuters le directeur exécutif du GIFCT, Nicholas Rasmussen, en expliquant l’extension des partage des données aux mouvements d’extrême droite.
(Reportage Elizabeth Culliford, version française Tangi Salaün)
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