USA et Iran confirment une réunion vendredi, divergent sur l’ordre du jour
WASHINGTON, 4 février (Reuters) – Les Etats-Unis et l’Iran sont convenus de prendre part à des discussions vendredi à Oman, ont déclaré mercredi des représentants des deux pays, alors même que les deux camps continuaient d’afficher des divergences sur le programme de la réunion, Téhéran répétant son opposition à la volonté de Washington de discuter de sujets autres que le nucléaire.
Ces efforts diplomatiques délicats s’inscrivent dans un contexte de tensions accrues, alimentées par la répression sanglante du vaste mouvement de contestation en janvier en Iran et par la menace d’une intervention militaire américaine contre la République islamique – un scénario que les acteurs de la région cherchent à éviter, craignant un conflit armé à grande échelle au Proche-Orient.
Des doutes ont entouré le projet de rencontre entre représentants américains et iraniens en raison de divergences sur le lieu et le programme des discussions, dessinant le risque de voir le président américain Donald Trump mettre à exécution sa menace de frapper sévèrement l’Iran.
Interrogé mercredi après-midi par la chaîne de télévision américaine NBC News, le chef de la Maison blanche a répondu par l’affirmative à la question de savoir si le guide suprême de la Révolution iranienne, l’ayatollah Ali Khamenei, devait être inquiet.
« Je pense qu’il devrait être très inquiet », a souligné Donald Trump, ajoutant toutefois que Téhéran négociait avec Washington, sans en dire davantage.
Par la suite, des représentants des deux camps ont dit être convenus d’organiser une réunion à Oman plutôt qu’en Turquie, pays initialement annoncé comme hôte de négociations.
TÉHÉRAN « EXCLUT » DE DISCUTER DE SON PROGRAMME BALISTIQUE
Rien n’indiquait toutefois qu’Etats-Unis et Iran étaient parvenus à une entente sur les points de discussion.
Téhéran a répété être disposé à évoquer uniquement son programme nucléaire, qui se trouve de longue date au coeur des préoccupations des puissances occidentales.
Mais le secrétaire d’Etat américain Marco Rubio a déclaré mercredi qu’il était nécessaire que les discussions concernent également l’arsenal balistique iranien, et d’autres sujets, pour être significatives.
« Si les Iraniens veulent une rencontre, nous sommes prêts », a-t-il dit aux journalistes, insistant sur le fait que les discussions devaient porter sur un éventail de sujets, dont le programme balistique de Téhéran, son soutien à des groupes armés au Proche-Orient et la façon dont le peuple iranien est traité.
Un représentant iranien de haut rang a déclaré en parallèle que la réunion porterait uniquement sur le programme nucléaire de Téhéran, ajoutant qu’il était « exclu » de discuter du programme balistique iranien.
D’après un second représentant iranien, l’insistance des Etats-Unis à discuter de questions autres que le nucléaire pourrait compromettre les négociations.
UNE DÉSESCALADE PRIVILÉGIÉE, SELON UN RESPONSABLE RÉGIONAL
Plus tôt dans la journée, un responsable de la région a rapporté que l’Iran avait demandé à ce que les pourparlers avec les Etats-Unis, initialement prévus en Turquie, se tiennent à Oman, citant la volonté de Téhéran de se limiter au dossier nucléaire.
Les autorités iraniennes ont décrit leur programme de missiles balistiques comme une « ligne rouge » pour les négociations, présentant ces armes comme indispensables à la sécurité du pays. Elles ont menacé les Etats-Unis et leurs alliés d’une sévère riposte en cas d’attaque.
Alors que Donald Trump a menacé Téhéran de « graves » conséquences s’il ne concluait pas un accord avec Washington, l’armée américaine a abattu mardi un drone iranien au-dessus de la mer d’Oman, tandis que des bateaux iraniens se sont approchés d’un navire battant pavillon américain dans le détroit d’Ormuz, poussant à la hausse les cours du pétrole.
Selon une source au fait du dossier, l’émissaire du président américain, Steve Witkoff, et son gendre, Jared Kushner, devraient participer aux pourparlers avec le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araqchi.
Les ministres de plusieurs pays de la région, notamment le Pakistan, l’Arabie saoudite, le Qatar, l’Égypte et les Émirats arabes unis, ont également été invités par Washington, mais le responsable régional a déclaré que Téhéran insistait pour que les discussions se déroulent au niveau bilatéral.
S’il a menacé l’Iran de représailles lors de la répression meurtrière des manifestations antigouvernementales début janvier, Donald Trump semble avoir depuis lors renoncé à tenter de renverser le régime iranien, exigeant simplement de ce dernier des concessions sur son programme nucléaire.
Washington et Téhéran souhaitent favoriser une désescalade, a dit le responsable régional, aucun des deux camps n’ayant vraiment intérêt à un conflit armé qui pourrait déstabiliser l’ensemble de la région.
(Simon Lewis et Humeyra Pamuk à Washington, avec Andrew Mills à Doha, Parisa Hafezi à Dubaï, Trevor Hunnicutt et Jasper Ward à Washington; version française Tangi Salaün et Jean Terzian)
POURQUOI SOUTENIR LE JOURNAL CHRÉTIEN ?
Lancé le 10 février 2003, le Journal Chrétien est historiquement le premier média pure player chrétien francophone, c’est-à-dire un média d'information et d'opinion d'inspiration chrétienne qui diffuse ses contenus exclusivement sur Internet, sans édition papier.Caractéristiques principales du Journal Chrétien :
- Pionnier du web : Lancé le 10 février 2003, le Journal Chrétien s'est imposé comme le précurseur de l'information chrétienne francophone en continu 24h/24 sur internet.
- Indépendance éditoriale : Le Journal Chrétien est un média indépendant qui n'appartient à aucun grand groupe industriel ni aucune église en particulier, et ne reçoit aucune aide financière de l'État.
- Modèle économique : Afin de préserver sa gratuité et sa liberté de ton face aux conflits d'intérêts, le Journal Chrétien s'appuie largement sur le soutien et le financement participatif de sa communauté de lecteurs.
- Ligne éditoriale : Le Journal Chrétien propose un traitement de l'actualité généraliste et religieuse quotidienne à travers le prisme des valeurs chrétiennes. Ses publications visent à éclairer les consciences pour promouvoir une société fraternelle et juste. Ses rubriques couvrent le suivi de l'actualité des chrétiens dans le monde, la vie des églises, ainsi que des analyses de fond.
- Format numérique : En tant que service de presse en ligne, il utilise des contenus web natifs tels que des articles écrits par ses journalistes dans des sections thématiques (politique, économie, sport, société, Sciences et technologies) et des dépêches d’agences de presse.
- Editeur de la chaîne de télévision chrétienne protestante Chrétiens TV qui est diffusée sur le canal 483 de l'opérateur Free.
- Reconnaissance officielle : Le titre est reconnu comme un service de presse en ligne par la Commission paritaire des publications et agences de presse (CPPAP) du Ministère de la Culture. Il est également membre du Syndicat de la presse indépendante d'information en ligne (SPIIL).
Il fait partie des sources d’information officielles de Google Actualités ou Google News depuis 2006.
Le site internet officiel du média est accessible à l'adresse chretiens.com.
Alors si vous estimez comme nous que notre plateforme chrétienne est indispensable, nous vous implorons de continuer à nous soutenir sur https://www.jefaisundon.com


