Ukraine: Zelensky redoute des mois difficiles sur le front et en diplomatie
par Olena Harmash
KYIV, 10 avril (Reuters) – Le printemps et l’été seront des caps difficiles à franchir pour l’Ukraine, confrontée à la fois à des pressions accrues sur le champ de bataille et sur le plan diplomatique pour mettre fin à la guerre, a prévenu vendredi Le président ukrainien Volodimir Zelensky.
« Cette période printemps-été sera politiquement et diplomatiquement très compliquée. Il pourrait y avoir des pressions sur l’Ukraine », a déclaré Volodimir Zelensky à des journalistes, selon des propos diffusés vendredi par ses services. « Il y aura aussi une pression sur le champ de bataille. »
« Je pense que cela sera très difficile pour nous jusqu’en septembre », a-t-il ajouté.
Volodimir Zelensky a expliqué la semaine dernière que des partenaires de Kyiv avaient demandé à l’Ukraine de réduire ses frappes contre le secteur pétrolier russe, alors que les prix mondiaux de l’énergie ont augmenté en raison de la guerre avec l’Iran et de l’escalade des tensions au Moyen-Orient. Il n’a pas précisé l’identité de ces partenaires.
Le président ukrainien a toutefois estimé que si la Russie souhaitait une désescalade, elle devait cesser ses propres frappes contre les infrastructures énergétiques ukrainiennes et accepter la reprise de pourparlers de paix trilatéraux, sous médiation de Washington.
Il a concédé cependant que les États-Unis se montraient actuellement réticents à consacrer davantage de temps au processus de paix en Ukraine.
Volodimir Zelensky a renouvelé son appel à amplifier la pression internationale sur la Russie. À la suite de l’annonce mardi par les États-Unis et l’Iran d’un cessez-le-feu de deux semaines, il a dit espérer que les sanctions américaines sur le pétrole russe, temporairement assouplies durant le conflit, seraient pleinement rétablies.
Les États-Unis ont en effet accordé une dérogation de 30 jours permettant à certains pays d’acheter du pétrole et des produits pétroliers russes sous sanctions, afin de stabiliser les marchés mondiaux de l’énergie perturbés par la guerre avec l’Iran.
KYIV PRIÉ DE RÉDUIRE LES FRAPPES SUR LE PÉTROLE RUSSE
Ces dernières semaines, l’Ukraine a intensifié ses attaques contre des installations énergétiques russes, cherchant ainsi réduire les recettes pétrolières de Moscou, alors que la Russie tirait profit de la hausse des prix du brut et de l’assouplissement temporaire des sanctions américaines.
L’armée ukrainienne a revendiqué plus d’une douzaine d’attaques contre des sites pétroliers russes, les frappes les plus importantes ayant visé les ports baltes d’Oust-Louga et de Primorsk, principaux débouchés de la Russie pour ses exportations de produits pétroliers.
« Les Russes ont désormais de gros problèmes sur certaines de leurs installations. Après chaque frappe contre notre secteur énergétique, nous répondons – et c’est parfaitement justifié. Si les Russes veulent que cela cesse, ils doivent arrêter leurs frappes, et alors nous agirons de manière réciproque », a déclaré Volodimir Zelensky.
Il a ajouté que durant le blocage par l’Iran du détroit d’Ormuz, les partenaires de l’Ukraine avaient demandé à Kyiv de réduire ses frappes contre les installations pétrolières russes, mais qu’il avait répondu que le pétrole russe n’avait pas d’impact significatif sur le marché mondial.
Si la Russie souhaitait une désescalade, des discussions trilatérales sur une issue diplomatique à la guerre devraient se tenir au cours des trois prochains mois, a encore déclaré Volodimir Zelensky.
Trois cycles de discussions trilatérales organisés cette année n’ont débouché sur aucun progrès notable, l’Ukraine refusant d’accéder à la demande russe de céder les zones restantes de la région orientale du Donbass que Moscou n’a pas réussi à conquérir.
Les combats se poursuivent le long de plus de 1.200 km de ligne de front, tandis que la Russie et l’Ukraine intensifient leurs attaques de drones contre des cibles éloignées des zones de combat.
(Olena Harmash; version française Nicolas Delame, édité par Benoit Van Overstraeten)
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