Témoignage de Valeria, membre de l’église de Makassar en Indonésie
Valeria, l’une des victimes de l’explosion de l’église de Makassar (Indonésie), le 28 mars 2021, n’oubliera jamais les jours précédant Pâques. Les démangeaisons sur sa peau et son corps les lui rappellent constamment. Mais elle constate aussi que Dieu continue d’agir dans sa vie, malgré les circonstances
Une semaine avant Pâques 2021, le dimanche des Rameaux, Valeria et ses deux amies Karina et Edelina s’apprêtaient à quitter la cathédrale de Makassar après avoir assisté à la messe lorsqu’une bombe a explosé non loin de l’endroit où elles se trouvaient. «Sur le moment, nous avons cru qu’une station électrique située à proximité avait explosé, mais peu après, nous avons commencé à ressentir de la chaleur et de la douleur dans notre corps», se souvient Valeria.
«Nous n’avions aucune idée qu’une bombe venait d’exploser devant notre église.»
Depuis ce jour terrible, Valeria a passé beaucoup de temps à l’hôpital. Après les soins intensifs, elle a dû subir de nombreuses opérations reconstructrices et des contrôles médicaux. «J’ai encore subi une nouvelle opération de la main la semaine dernière», explique Valeria
Valeria remercie Dieu d’avoir été à ses côtés tout au long de sa lutte pour terminer l’école d’infirmières, alors qu’elle devait encore faire face à la douleur aiguë de ses brûlures. Aujourd’hui diplômée, elle travaille à la clinique locale.
Continuer de chanter à Dieu
Cette année, Valeria passera Pâques avec ses parents et ses jeunes frères et sœurs. Elle a répété les chants qu’elle interprétera à l’église avec ses amis. «J’aime chanter et je suis reconnaissante que l’incident de la bombe n’ait pas endommagé mes cordes vocales», explique-t-elle.
Valéria reste cependant marquée par l’attaque. Elle partage comment ce qu’elle a traversé l’a aidée à mieux comprendre l’angoisse de Jésus alors qu’il se préparait à être crucifié.
Opérée dans la douleur
«Quelques jours après l’attaque, j’ai dû subir une intervention chirurgicale. C’était un vendredi, Vendredi-saint, très exactement. J’étais allongé dans la salle d’opération, les bras tendus. Ils m’avaient fait très mal depuis la veille au soir jusqu’à 18 heures ce vendredi-là. C’était presque insupportable. Je me souviens avoir pensé: «Jésus, est-ce que c’est le genre de douleur que tu as dû subir quand tu as été crucifié ce vendredi-saint? C’est tellement douloureux!»
Bien qu’elle reconnaisse que sa souffrance n’est pas comparable à celle que le Seigneur Jésus a endurée lors de sa crucifixion, cette prise de conscience l’a rendue encore plus consciente que Dieu comprend sa souffrance parce qu’il l’a également endurée.

Témoignage de Valeria, membre de l’église de Makassar en Indonésie
Compassion et reconnaissance
Grâce à sa propre expérience, Valeria éprouve une plus grande compassion pour les patients dont elle s’occupe. «Je suis capable de m’identifier à leur angoisse, à leur solitude et à la froideur de la salle d’opération. Cela me permet de mieux m’occuper d’eux.»
Valeria est reconnaissante pour la façon dont Dieu l’a transformée. «Je peux maintenant accepter ce qui m’est arrivé et qui je suis. Je prie pour que rien de ce qui m’est arrivé ne se reproduise, surtout en ce dimanche de Pâques.»
Les partenaires locaux de Portes Ouvertes accompagnent Valeria depuis 2021 et la soutiennent par des prières et des encouragements, ainsi que par le soutien nécessaire en cas de besoin. Ils remercient Dieu pour le rétablissement de Valeria et de Karina et pour leur foi qui a été renforcée au cours de ces moments dévastateurs.
SUJETS DE PRIÈRE
Prions pour la guérison des traumatismes de Valeria et pour qu’elle ait la confiance nécessaire pour parler de l’œuvre que Dieu a faite dans sa vie et dans son cœur.
Prions pour qu’elle puisse accéder à un poste d’infirmière avec un statut fixe. Que le Seigneur lui offre cette opportunité.
Prions pour que le Seigneur montre sa provision à Valeria de manière miraculeuse, pour les examens médicaux futurs dont elle aura encore besoin.
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