Ski alpin-Pinturault arrêtera sa carrière en fin de saison
PARIS, 14 mars (Reuters) – Alexis Pinturault, l’un des plus gros palmarès du ski alpin français, a annoncé samedi qu’il mettrait un terme à sa carrière sportive à l’issue de la saison.
« L’idée pour moi, c’est de me retirer et de passer à autre chose, c’est le bon moment. J’ai longuement réfléchi depuis mes retours de blessure, surtout depuis l’année dernière. Je savais que cette saison serait la dernière depuis le début, mais je ne voulais pas l’annoncer trop tôt », a déclaré le skieur, qui fêtera ses 35 ans vendredi, lors d’une conférence de presse organisée chez lui à Courchevel (Savoie).
Le Français participera dans dix jours à sa 356e et dernière course en Coupe du monde lors du slalom géant des finales de la saison, à Lillehammer (Norvège), 17 ans après son premier départ sur le circuit.
En deux décennies, Alexis Pinturault s’est construit l’un des plus beaux palmarès du ski alpin hexagonal, devenant en 2021 le troisième Français à remporter le classement général de la Coupe du monde, marchant dans les traces de Jean-Claude Killy (1967 et 1968) et Luc Alphand (1997). Avec 34 succès en Coupe du monde, il est le dixième skieur masculin le plus victorieux, le premier tricolore.
Athlète polyvalent, le natif de Moûtiers (Savoie) s’est imposé sur presque toutes les disciplines de la Coupe du monde, seul lui manque un succès en descente. Une discipline dans laquelle il compte une neuvième place, en janvier 2024 à Wengen (Suisse), pour meilleur résultat.
« Pintu » a surtout trusté les podiums lors des grands événements. Il totalise huit médailles aux Mondiaux, dont deux titres sur le combiné en 2019 et 2023 ainsi que sur l’épreuve par équipes en 2017.
Il est également triplé médaillé olympique : l’argent du combiné 2018 et le bronze du slalom géant en 2014 et 2018.
ABSENT DES JEUX DE MILAN-CORTINA
Depuis son gros Globe de cristal obtenu en 2021, Alexis Pinturault a vu progressivement ses résultats décliner. Il n’a plus gagné en Coupe du monde depuis mars 2021 et son dernier podium remonte à mars 2023 avec une troisième place sur le slalom géant de Kranjska Gora (Slovénie).
Au début de la saison 2023-2024, « la bête », l’un de ses surnoms, avait donné une nouvelle orientation à sa carrière en délaissant le slalom pour se concentrer sur les épreuves de vitesse, et notamment pour tenter de ravir la victoire en descente qui manque à son palmarès.
Mais son projet a tourné court avec deux sérieuses blessures en l’espace d’un an : d’abord une rupture du ligament croisé antérieur du genou gauche en janvier 2024 puis une fracture du plateau tibial interne et une lésion du ménisque interne du genou droit survenues un an plus tard à Kitzbühel (Autriche).
Le triple champion du monde n’avait pas caché ses doutes quant à la suite à donner à sa carrière avant d’acter son retour, uniquement en slalom géant et pour une année ou deux, motivé par la perspective des Jeux olympiques de Milan-Cortina.
Après avoir participé aux Jeux de Sotchi 2014 (Russie), Pyeongchang 2018 (Corée du Sud) et Pékin 2022, il se faisait une joie de découvrir des Jeux organisés dans les Alpes.
Mais le nombre limité de places (8) allouées à l’équipe de France masculine de ski alpin pour les Jeux de Milan-Cortina a mis fin à ses espoirs de participer à ses quatrièmes JO. Depuis le début de saison, le Savoyard compte une 11e place pour meilleur résultat, à Beaver Creek (États-Unis) début décembre.
(Rédigé par Vincent Daheron, édité par Jean-Stéphane Brosse)
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Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
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Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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