Ralentissement du trafic maritime en mer Rouge après l’attaque des Houthis – Kpler
SINGAPOUR, 27 juillet (Reuters) – Le trafic maritime dans le détroit de Bab el-Mandeb a diminué dimanche après que les Houthis yéménites ont attaqué des installations pétrolières saoudiennes situées le long de la côte de la mer Rouge, selon les données maritimes publiées lundi par Kpler.
De son côté, le trafic dans le détroit d’Ormuz – par lequel transite en temps normal quelque 20% du trafic maritime mondial d’hydrocarbures – est resté faible tout au long du week-end, toujours selon ces données.
Onze navires transportant des matières premières ont traversé le détroit de Bab el-Mandeb dimanche, soit le niveau le plus bas depuis des mois, poursuit Kpler.
Le trafic en mer Rouge est perturbé au large des côtes du Yémen depuis la semaine dernière par les Houthis, proches de Téhéran, qui souhaitent bloquer les exportations saoudiennes, amplifiant ainsi le conflit entre les États-Unis et l’Iran, qui a déjà étranglé l’approvisionnement en pétrole via le détroit d’Ormuz.
Ces perturbations du trafic maritime ont entraîné la semaine dernière une flambée des prix des cargaisons physiques de brut au Moyen-Orient, en Europe et en Afrique, qui ont atteint leur plus haut niveau depuis deux mois.
Sept des navires ayant franchi Bab el-Mandeb étaient des pétroliers, dont trois ont pénétré dans la mer Rouge. Deux d’entre eux sont des très grands pétroliers (VLCC) se dirigeant vers le port de Yanbu pour charger du brut saoudien, tandis que le troisième est un navire lié à la Russie, selon ces données.
Moins de dix navires de transport de marchandises par jour ont traversé le détroit d’Ormuz ce week-end, malgré la suspension des frappes aussi bien américaines qu’iraniennes depuis vendredi.
L’accalmie des combats autour du détroit d(Ormuz entraîne vers 08h45 GMT une chute de 6,8% du Brent à 90,2 dollars le baril et de 6,35% du brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) à 83,64 dollars.
(Florence Tan, Version française Benoit Van Overstraeten)
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