Présidentielle 2022 en France: le taux de participation s’élève à 25,48% à 12h00
Le ministère de l’Intérieur a annoncé qu’à midi, le taux de participation au premier tour du scrutin s’est élevé à 25,48%, en baisse de trois points par rapport à 2017 (28,52%) à la même heure.
La participation sera actualisée à 17 heures par le ministère.
Les bureaux de vote, où le port du masque est recommandé, mais pas obligatoire, en raison de l’épidémie de COVID-19, ont ouvert à 08h00 en métropole.
Ils seront ouverts jusqu’à 19h00 dans la plupart des quelque 35.000 communes du pays.
Dans les grandes villes, il sera possible de voter jusqu’à 20h00, heure de publication des premières projections issues des sondages réalisés à la sortie des urnes.
Un second tour départagera les deux finalistes dimanche 24 avril au terme d’une campagne de deuxième tour qui s’annonce animée au gré des appels, désistements et ralliements des candidats éliminés, le tout ponctué par un probable débat télévisé.
Dans le centre de la France, à Pontaumur, commune de quelque 750 habitants dans le Puy-de-Dôme, Simone Astier, 88 ans, dit qu’elle a voté pour Emmanuel Macron mais sans réelle conviction.
Interrogée sur le premier quinquennat du chef de l’Etat, elle a répondu qu’elle n’était pas vraiment satisfaite.
« Je ne suis jamais contente parce qu’il y a toujours quelque chose qui ne va pas. Quand j’étais jeune, c’était de Gaulle et pour moi personne l’a jamais remplacé », a déclaré Simone Astier.
A Sèvres, dans les Hauts-de-Seine, Jacques Poggio, ingénieur aéronautique âgé de 58 ans, a quant à lui voté pour le chef de file de l’Union populaire Jean-Luc Mélenchon après avoir voté pour Emmanuel Macron en 2017.
Il se dit déçu par les « signaux très marqués à droite » du président sortant.
Retardée par la pandémie et la guerre en Ukraine, la campagne électorale s’est emballée ces derniers jours, qui ont vu les candidats multiplier les meetings, interviews et autres opérations sur les réseaux sociaux pour tenter de convaincre les indécis et faire mentir les enquêtes d’opinion qui prédisent un niveau d’abstention important, voire record.
En 2017, elle s’était élevée à 22,23% le 23 avril, jour du premier tour, et à 25,44% au second tour le 7 mai.
Outre Emmanuel Macron, la candidate du Rassemblement national, Marine Le Pen, se présente – pour la troisième fois – à la magistrature suprême, de même que deux autres impétrants du même bord nationaliste : le fondateur de Reconquête!, Eric Zemmour, et le président de Debout la France, Nicolas Dupont-Aignan.
Les Républicains sont représentés par la présidente de la région Ile-de-France Valérie Pécresse, qui avait remporté fin 2021 la primaire de sa famille politique.
Six candidats se disputent l’électorat de gauche, à commencer par Jean-Luc Mélenchon, déjà candidat en 2012 et 2017. L’écologiste Yannick Jadot, vainqueur d’une primaire, est en lice pour la première fois, de même que la maire socialiste de Paris, Anne Hidalgo.
Nathalie Arthaud (Lutte ouvrière), Jean Lassalle (Résistons!), Philippe Poutou (Nouveau parti anticapitaliste) et Fabien Roussel (Parti communiste français) ont eux aussi franchi le seuil des 500 parrainages d’élus nécessaire pour briguer l’Elysée.
Au premier tour de la présidentielle de 2017, Emmanuel Macron était arrivé en tête avec 24,01% des voix, devant Marine Le Pen (21,30%). Le candidat de La République en Marche l’avait emporté au second tour avec 66,10% des voix.
L’ancien Premier ministre conservateur François Fillon avait échoué à la troisième place (20,01%), talonné par Jean-Luc Mélenchon (19,58%).
(Reportage Elizabeth Pineau, avec Juliette Jabkhiro à Pontaumur, Mimosa Spencer à Sèvres et Mankini Brice à Paris, édité par Matthieu Protard)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
1. Le Journal Chrétien, un service de presse en ligne reconnu par l’Etat
Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne.
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

