L’Europe vue hésitante, incertitude au Moyen-Orient avant les banques centrales
par Mara Vilcu
27 avril (Reuters) – Les principales Bourses européennes sont attendues en ordre dispersé lundi à l’ouverture, alors que la perspective de nouvelles négociations entre l’Iran et les États-Unis pour résoudre leur conflit au Moyen-Orient s’est éloignée, et alors que débute une semaine chargée, tant sur le fronts des banques centrales que sur celui des résultats d’entreprises.
D’après les premières indications disponibles, le CAC 40 parisien pourrait gagner 0,06% à l’ouverture.
Les contrats à terme signalent une hausse de 0,07% pour le Dax à Francfort, une baisse de 0,11% pour le FTSE à Londres et une baisse de 0,03% pour l’EuroStoxx 600.
Donald Trump a décidé au cours du week-end de ne pas envoyer d’émissaires au Pakistan, médiateur des pourparlers de paix qui visent à mettre fin à son conflit avec l’Iran, le locataire de la Maison blanche ayant déclaré dimanche que Téhéran pouvait « appeler » Washington et que les conditions d’accord réclamées par le président américain était connues.
D’après le site d’information Axios, citant dimanche soir un représentant américain et deux sources informées, Téhéran a fait parvenir à Washington, via Islamabad, une nouvelle proposition prévoyant la réouverture du détroit d’Ormuz et la fin de la guerre.
Dans ce contexte d’incertitudes et de perturbations prolongées des exportations énergétiques, les prix du pétrole ont continué de grimper lundi, le Brent, référence mondiale, se négociant à plus de 107 dollars le baril, solidement établi au-dessus du seuil psychologique des 100 dollars.
Les analystes de Goldman Sachs ont fortement revu à la hausse leurs prévisions concernant le prix du pétrole en fin d’année, le faisant passer de 80 à 90 dollars le baril pour le Brent, un scénario qui repose sur une normalisation des exportations du Golfe d’ici la fin du mois de juin.
« Des hausses de prix non linéaires sont à craindre si les stocks tombent à des niveaux extrêmement bas, ce que nous n’avons pas observé au cours des dernières décennies », ont-ils averti dans une note.
« Les risques économiques sont plus importants que ne le laisse supposer notre scénario de base concernant le pétrole brut, en raison des risques à la hausse nets pesant sur les prix du pétrole, des prix inhabituellement élevés des produits raffinés, des risques de pénurie de produits et de l’ampleur sans précédent du choc », ont-ils ajouté.
Dans un contexte de pression sur les prix de l’énergie et sur l’économie mondiale, les investisseurs seront particulièrement attentifs aux choix de politique monétaire de plusieurs grandes banques centrales, dont la BoJ, la Fed et la BCE, cette semaine.
Bien qu’on s’attende à ce que les institutions maintiennent leurs taux inchangés cette semaine, les paris audacieux sur de futures hausses au Royaume-Uni et en Europe pourraient être remis en question si les responsables politiques adoptent un ton prudent.
La Banque du Japon sera la première à se prononcer et devrait maintenir mardi son taux directeur à court terme à 0,75%.
La Réserve fédérale américaine (Fed) devrait également laisser ses taux inchangés lors de ce qui sera probablement la dernière réunion de Jerome Powell à la présidence.
La Banque centrale européenne (BCE) et la Banque d’Angleterre devraient également maintenir leurs taux inchangés, mais leur ton et leurs perspectives pourraient remettre en cause les anticipations du marché selon lesquelles ces deux banques procéderaient à deux hausses de 25 points de base plus tard dans l’année.
LES VALEURS A SUIVRE : [L8N41724X]
A WALL STREET
La Bourse de New York a fini en ordre dispersé vendredi, avec un Dow Jones en légère baisse mais un Nasdaq dopé par l’espoir de reprise des négociations entre les États-Unis et l’Iran et par l’envolée du fabricant de puces Intel.
L’indice Dow Jones a cédé 0,16%, ou 79,61 points, à 49.230,71 points. Le Standard & Poor’s 500, plus large, a pris 56,68 points, soit 0,80%, à 7.165,08 points. Le Nasdaq Composite a avancé de son côté de 398,09 points, soit 1,63%, à 24.836,599 points.
EN ASIE
La Bourse de Tokyo avance de 1,76% et a atteint un niveau record, porté par l’optimisme concernant les résultats des entreprises et par une lueur d’espoir suscitée par l’annonce d’une nouvelle proposition visant à mettre fin au conflit au Moyen-Orient.
En Chine, l’indice composite de la Bourse de Shanghai progresse de 0,15% et le CSI 300 des grandes capitalisations avance de 0,21%.
La Bourse de Hong Kong gagne 0,15%.
TAUX / CHANGES
Le rendement des Treasuries à dix ans gagne 1,4 point de base à 4,3236%. Le deux ans progresse de 2,3 points de base à 3,7993%.
Le billet vert est stable, alors que les espoirs vacillants d’un accord visant à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient ont rendu les investisseurs nerveux, maintenant le yen japonais juste en dessous du seuil crucial des 160, dans l’attente de la décision de politique monétaire de la Banque du Japon prévue plus tard dans la semaine.
Le dollar perd 0,08% face à un panier de devises de référence.
L’euro gagne 0,05% à 1,1726 dollar.
PÉTROLE
Les cours du pétrole poursuivent leur progression, alors que les négociations de paix entre les États-Unis et l’Iran sont au point mort et que les expéditions via le détroit d’Ormuz restent limitées, ce qui maintient l’offre mondiale de pétrole à un niveau restreint.
Le Brent avance de 1,53% à 106,94 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) progresse de 1,27% à 95,60 dollars.
PRINCIPAUX INDICATEURS ÉCONOMIQUES À L’AGENDA DU 27 AVRIL :
PAYS GMT INDICATEUR PÉRIODE CONSENSUS PRÉCÉDENT
DE 07h00 Indice GfK sur le moral des mai -29,3 -28,0
consommateurs
(Rédigé par Mara Vîlcu, édité par Augustin Turpin)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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