L’Europe vue en baisse, le moral reste affecté par la situation au Moyen-Orient
par Diana Mandia
5 mars (Reuters) – Les principales Bourses européennes sont attendues en baisse jeudi à l’ouverture, la situation au Moyen-Orient continuant de peser sur le moral des investisseurs et les prix du pétrole repartant à la hausse après une séance plus calme la veille.
D’après les premières indications disponibles, le CAC 40 parisien pourrait perdre 0,88% à l’ouverture.
Les contrats à terme signalent une baisse de 0,82% pour le Dax à Francfort, de 0,08% pour le FTSE à Londres et de 0,64% pour le Stoxx 600.
Les inquiétudes liées au conflit qui ravage le Moyen-Orient, notamment ses répercussions sur les prix du pétrole et l’inflation, devraient à nouveau marquer la séance, la campagne militaire lancée par les États-Unis et Israël entrant jeudi dans sa sixième journée.
Si le président américain Donald Trump s’est engagé plus tôt cette semaine à fournir une assurance et une escorte navale aux navires exportant du pétrole et du gaz depuis le Moyen-Orient, dans le but de contenir la hausse des prix de l’énergie, l’accalmie dans la hausse des prix du brut n’a été que de courte durée, la production et le transport des hydrocarbures continuant d’être affectés par la guerre.
Selon le corps des Gardiens de la Révolution islamique iranienne, la marine nationale a le « contrôle complet » du détroit d’Ormuz, menaçant tout navire qui tenterait d’emprunter cette voie essentielle au trafic mondial de pétrole et de gaz.
Le Brent prend 3,39% à 84,16 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) 3,86% à 77,54 dollars.
Le secrétaire américain à l’Énergie, Chris Wright, a déclaré mercredi à Fox News que l’impact du conflit sur les marchés énergétiques serait un « obstacle temporaire » et un « petit prix » à payer pour atteindre les objectifs militaires américains, mais la directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), Kristalina Georgieva, a averti jeudi lors d’un événement à Bangkok que le monde risquait d’entrer dans une longue période d’instabilité, les hostilités mettant à l’épreuve la résilience économique.
« Le risque géopolitique peut resurgir très rapidement, de sorte que les gains enregistrés ce matin sur les marchés boursiers de la région Asie-Pacifique pourraient ne pas durer », a déclaré Paco Chow, directeur des opérations chez Moomoo, dans une note, en ajoutant que les perspectives resteraient prudentes jusqu’à ce que les flux pétroliers reviennent à la normale.
La plupart des Bourses asiatiques se redressent jeudi après que les craintes inflationnistes ont fortement pénalisé les actions du continent mercredi, des pays comme la Corée du Sud et le Japon étant de grands importateurs d’énergie et donc très exposés à la flambée des cours.
En Europe, les prix du pétrole sont également surveillés de près par la Banque centrale européenne (BCE), qui garde encore en mémoire la vague inflationniste déclenchée dans la période post-COVID-19. L’institut de Francfort publiera jeudi à 12h30 le compte-rendu de sa réunion de politique monétaire de février, au cours de laquelle elle a de nouveau maintenu ses taux inchangés.
LES VALEURS A SUIVRE :
A WALL STREET
La Bourse de New York a fini en hausse mercredi, rebondissant après ses pertes de la veille et aidée par un regain d’intérêt pour les valeurs technologiques.
Des informations signalant une potentielle volonté de l’Iran de négocier avec les Etats-Unis et la promesse de Donald Trump de stabiliser le marché pétrolier ayant quelque peu apaisé les inquiétudes des investisseurs.
L’indice Dow Jones a gagné 0,49%, le S&P-500, plus large, a pris 0,78%, et le Nasdaq Composite a avancé de son côté de 1,29%.
EN ASIE
Aidée par le rebond de Wall Street, la Bourse de Tokyo a progressé de 1,9% après la forte baisse enregistrée la veille.
En Chine, l’indice composite de la Bourse de Shanghai progresse de 0,4% et le CSI 300 des grandes capitalisations avance de 0,65%, avec les investisseurs concentrés sur la session annuelle du Parlement qui a débuté jeudi à Pékin.
La Chine vise une croissance annuelle comprise entre 4,5% et 5%, indiquant que le pays était prêt à tolérer un rythme plus lent que celui de 5% atteint l’an dernier.
La Bourse de Hong Kong prend 0,14%.
En Corée du Sud, le Kospi de la Bourse de Séoul avance de 9,97% après avoir connu la veille la pire séance de son histoire.
L’industrie sud-coréenne des puces électroniques, qui fournit environ deux tiers des puces mémoire mondiales et qui a été au coeur du récent rallye boursier du pays asiatique, craint particulièrement qu’un conflit prolongé en Iran n’entraîne une augmentation des coûts et des prix de l’énergie.
TAUX
Le rendement des Treasuries à dix ans prend 3,9 points de base à 4,1209%. Le deux ans avance de 1,7 points de base à 3,5599%.
Le marché obligataire américain reste affecté par le risque d’une hausse de l’inflation en raison de la guerre en Iran, qui pourrait modifier l’orientation de la politique monétaire.
CHANGES
Le dollar gagne 0,34% face à un panier de devises de référence, les craintes géopolitiques renforçant le statut de valeur refuge de la devise américaine.
L’euro perd à son tour 0,34% à 1,1593 dollar
PRINCIPAUX INDICATEURS ÉCONOMIQUES À L’AGENDA DU 5 MARS :
PAYS GMT INDICATEUR PÉRIODE CONSENSUS PRÉCÉDENT
FR 07h45 Production industrielle janvier
– sur un mois 0,5% -0,7%
EZ 10h00 Ventes au détail janvier
– sur un mois 0,3% -0,5%
– sur un an 1,7% 1,3%
USA 13h30 Inscriptions sem. au 23 – 220.250
hebdomadaires au chômage février
(Rédigé par Diana Mandia, édité par Augustin Turpin)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
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Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
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Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

