Rechercher sur le site

Entrez les mots-clés dans la boîte ci-dessous :

Le Journal Chrétien

Un média d’espérance

Inscription à la newsletter

Le gouvernement rouvre le dialogue sur les retraites, l’âge pivot en question

PARTAGER SUR :

par Marine Pennetier

PARIS (Reuters) – Au 14e jour de mobilisation contre la réforme des retraites, les partenaires sociaux étaient reçus ce mercredi à Matignon pour tenter de trouver une issue à la crise, alimentée notamment par le projet gouvernemental d’un « âge pivot » de 64 ans que rejettent les syndicats, au premier rang desquels la CFDT.

Premier à s’entretenir avec Edouard Philippe et le secrétaire d’Etat aux retraites Laurent Pietraszewski, nommé en remplacement de Jean-Paul Delevoye, le secrétaire général de l’Unsa Laurent Escure a dépeint, à sa sortie, un Premier ministre ouvert sur la question de la pénibilité mais toujours « très attaché à l’équilibre » du système à moyen terme.

« Si le gouvernement veut rester ferme sur le principe d’une menace d’une mesure d’âge si jamais on n’aboutit pas à une solution alternative (…), on lui a dit qu’on n’exclurait pas une action de mobilisation en janvier sur ce sujet d’une mesure punitive si elle se confirmait », a-t-il dit à la presse.

« On ne peut pas à la fois donner la main aux partenaires sociaux et en même temps leur tordre le bras », a-t-il ajouté. « Il est encore temps pour (le Premier ministre) d’enlever du paysage cette mesure paramétrique même s’il peut y avoir du travail fait pour regarder cette question d’équilibre ».

Une position partagée par le secrétaire général de la CFDT Laurent Berger qui, tout en saluant « une volonté de discussion et d’ouverture », a réaffirmé son opposition à un âge d’équilibre.

« On est très très loin encore d’être d’accord » et il est « très très prématuré » pour parler « d’un éventuel compromis si jamais il devait arriver », a-t-il déclaré à la presse.

 

MODULER LE MALUS?

« On a acté des désaccords sans trouver pour l’instant de solutions et on a acté des points sur lesquels on est revenu avec des propositions pour essayer d’aller plus loin (…) notamment en termes de pénibilité, de minimum de pension et de retraite progressive », a-t-il ajouté.

L’exécutif s’est attiré la semaine dernière la colère des syndicats réformateurs, dont l’Unsa et la CFDT, en incluant des mesures paramétriques dans le projet de système universel de retraites par points dont la CGT et FO réclament pour leur part le retrait pur et simple.

Pour parvenir à l’équilibre du système, l’exécutif propose l’instauration progressive d’un âge pivot fixé à 64 ans en 2027, âge de départ permettant d’obtenir une retraite à taux plein assorti d’un système de bonus-malus.

Le gouvernement s’est toutefois dit prêt à y renoncer si les partenaires sociaux parvenaient à se mettre d’accord sur des mécanismes alternatifs permettant d’atteindre l’équilibre budgétaire.

Parmi les alternatives figurent la baisse des pensions, l’augmentation des cotisations patronales ou encore la hausse des cotisations des salariés.

« Si, dans les réunions qui ont lieu aujourd’hui, demain ou par la suite, les organisations syndicales proposent une meilleure solution, c’est celle-là qui sera inscrite dans le texte », a assuré le secrétaire d’Etat à la Jeunesse, Gabriel Attal, sur LCI.

« Cet âge pivot pourrait être adapté à ceux qui ont fait leur carrière dans des conditions de pénibilité, par exemple avec un malus différent de celui des autres – celui que l’on a proposé est de 5% », a-t-il ajouté.

 

« IL NE FAUT PLUS TRAÎNER »

Sous pression à l’approche des fêtes de Noël, qui devraient être perturbées en raison des grèves dans les transports, l’exécutif est engagé dans une course contre la montre pour tenter de trouver un compromis avec les syndicats et le patronat – qui lui s’oppose à toute hausse des cotisations retraites.

Dans la foulée de la troisième journée de grèves et de manifestations, qui ont réuni mardi 615.000 personnes en France selon le ministère de l’Intérieur, l’intersyndicale a appelé à une nouvelle mobilisation le 19 décembre et balayé l’hypothèse d’une trêve.

Dans ce contexte, l’Elysée a fait savoir qu’Emmanuel Macron avait demandé au gouvernement de rester disponible « autant que de besoin » pendant les fêtes afin de poursuivre les discussions avec les partenaires sociaux et d’obtenir éventuellement une « pause ».

Le chef de l’Etat, a ajouté une source à la présidence, « n’abandonnera ni ne dénaturera » le projet de réforme mais « est disposé à l’améliorer par le truchement des discussions avec les syndicats ».

« Il y a une multilatérale demain (jeudi à Matignon-NDLR) peut-être qu’il y aura des annonces mais il ne faut plus traîner », a prévenu le numéro un de la CGT, Philippe Martinez, à l’issue de ses « 10 minutes » d’entretien avec le Premier ministre à Matignon. « Nous, on continue. »

 

(édité par Sophie Louet)

tagreuters.com2019binary_LYNXMPEFBH1DP-BASEIMAGE

tagreuters.com2019binary_LYNXMPEFBH0DQ-BASEIMAGE




POURQUOI SOUTENIR LE JOURNAL CHRÉTIEN ?

Lancé le 10 février 2003, le Journal Chrétien est historiquement le premier média pure player chrétien francophone, c’est-à-dire un média d'information et d'opinion d'inspiration chrétienne qui diffuse ses contenus exclusivement sur Internet, sans édition papier.  

Caractéristiques principales du Journal Chrétien :


  • Pionnier du web : Lancé le 10 février 2003, le Journal Chrétien s'est imposé comme le précurseur de l'information chrétienne francophone en continu 24h/24 sur internet.  

  • Indépendance éditoriale : Le Journal Chrétien est un média indépendant qui n'appartient à aucun grand groupe industriel ni aucune église en particulier, et ne reçoit aucune aide financière de l'État.   

  • Modèle économique : Afin de préserver sa gratuité et sa liberté de ton face aux conflits d'intérêts, le Journal Chrétien s'appuie largement sur le soutien et le financement participatif de sa communauté de lecteurs.

  • Ligne éditoriale : Le Journal Chrétien propose un traitement de l'actualité généraliste et religieuse quotidienne à travers le prisme des valeurs chrétiennes.  Ses publications visent à éclairer les consciences pour promouvoir une société fraternelle et juste. Ses rubriques couvrent le suivi de l'actualité des chrétiens dans le monde, la vie des églises, ainsi que des analyses de fond. 

  • Format numérique : En tant que service de presse en ligne, il utilise des contenus web natifs tels que des articles écrits par ses journalistes dans des sections thématiques (politique, économie, sport, société, Sciences et technologies) et des dépêches d’agences de presse. 

  • Editeur de la chaîne de télévision chrétienne protestante Chrétiens TV qui est diffusée sur le canal 483 de l'opérateur Free.

  • Reconnaissance officielle : Le titre est reconnu comme un service de presse en ligne par la Commission paritaire des publications et agences de presse (CPPAP) du Ministère de la Culture. Il est également membre du Syndicat de la presse indépendante d'information en ligne (SPIIL). 

Il fait partie des sources d’information officielles de Google Actualités ou Google News depuis 2006.
Le site internet officiel du média est accessible à l'adresse chretiens.com.  

Alors si vous estimez comme nous que notre plateforme chrétienne est indispensable, nous vous implorons de continuer à nous soutenir sur https://www.jefaisundon.com


Les commentaires sont fermés.

LES ARTICLES LES PLUS LUS