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La flambée des rendements de la dette souveraine exerce à nouveau une pression sur les actions

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par Diana Mandia

24 septembre (Reuters) – Wall Street est attendue en baisse et les Bourses européennes reculent légèrement à mi-séance, freinées par la poursuite de la flambée des rendements obligataires, tandis que l’absence de progrès diplomatiques au Moyen-Orient maintient les cours du pétrole bien au-dessus des 100 dollars.

Les futures sur indices new-yorkais signalent une ouverture en baisse de 0,38% pour le Dow Jones, de 0,6% pour le Standard & Poor’s-500 et de 1,03% pour le Nasdaq.

À Paris, le CAC 40 perd 0,34% à 8.095,76 points vers 11h44 GMT. À Francfort, le Dax recule de 0,37% et à Londres, le FTSE 100 cède 0,01%.

L’indice EuroStoxx 50 est en baisse de 0,28%, le FTSEurofirst 300 perd 0,27% et le Stoxx 600 recule de 0,28%.

La ​tension sur les rendements obligataires se poursuit ‌jeudi, principalement aux Etats-Unis, en Europe et au Japon, alors que les dernières données économiques ont fait état d’une accélération ​des pressions inflationnistes, ce qui, combiné à une économie ⁠qui continue de faire preuve de résilience, laisse présager de nouvelles mesures de resserrement monétaire.

Les chiffres encourageants des PMI concernant l’activité du secteur privé américain, ainsi ‌qu’à une adjudication à cinq ans des bons du ‌Trésor, mal accueillie, ont encore exacerbé une tendance déjà présente sur le marché mondial de la dette souveraine, également confronté à des craintes budgétaires exerçant une pression sur les échéances à plus long terme.

Les opérateurs s’attendent à ce que le deuxième resserrement des coûts d’emprunt de la Réserve fédérale (Fed) intervienne dès le mois prochain et un autre relèvement pourrait intervenir en décembre.

Le président de la Réserve fédérale de New York, John Williams, a ​soutenu cette vision, en déclarant jeudi qu’il était raisonnable de penser que la banque centrale américaine devrait relever à nouveau ses taux d’intérêt afin de réduire les risques inflationnistes.

Dans la zone euro, les opérateurs prévoient une hausse de 25 points de base des taux d’intérêt d’ici la fin de l’année et estiment qu’il y a environ 40% de chances qu’une deuxième hausse ait lieu.

Pour l’instant, l’économie de la zone euro semble résister aux coups de la politique monétaire, et les principaux instituts économiques allemands ont revu à la hausse jeudi leurs prévisions de croissance pour 2026 et 2027, soulignant que la performance de la première économie d’Europe avait été meilleure au premier semestre qu’initialement prévu au printemps.

« L’inflation est élevée, les responsables des banques centrales tiennent un discours restrictif, les ⁠besoins de financement du secteur technologique exercent une pression concurrentielle et rien ne laisse présager une évolution rassurante de la dette américaine », souligne Gilles Moec, chef économiste chez AXA, pour expliquer le moment particulièrement tendu du marché obligataire.

Trois banques centrales ⁠européennes n’appartenant pas à la zone euro, à savoir celles de la Suisse, de la Norvège et de la Suède, ont annoncé leurs décisions de politique monétaire jeudi. Seule la Norges Bank a relevé ses coûts d’emprunt, mais l’inflation reste néanmoins une source de grande préoccupation pour les trois institutions.

L’incertitude géopolitique reste en outre élevée: certains responsables iraniens ont eu des entretiens avec des émissaires américains pendant l’Assemblée générale des Nations unies cette semaine, mais les deux parties ont laissé entendre que peu de progrès avaient été réalisés pour mettre fin au conflit.

Le président américain Donald Trump accueille par ailleurs ce jeudi son homologue chinois Xi Jinping à la Maison blanche dans le cadre d’une visite d’Etat qui s’annonce pourtant pauvre ⁠en accords ‌majeurs.

LES VALEURS À SUIVRE À WALL STREET

VALEURS EN EUROPE

Aux valeurs, Trigano recule légèrement (-0,53%) après avoir publié ses résultats pour l’exercice 2025-2026.

L’action Shelly Group cotée à Francfort grimpe de 3,7% après ⁠que Schneider (+0,72%) a annoncé son intention de lancer une offre publique d’achat sur le groupe bulgare de domotique

Le groupe de mode suédois H&M cède 1,2% après la ​publication de ses résultats du troisième ​trimestre.

Mercedes-Benz recule de 1,54% alors que l’hebdomadaire économique WirtschaftsWoche a rapporté que le constructeur prévoit de réduire ses coûts salariaux en Allemagne de 800 millions d’euros. Au niveau sectoriel, les actions technologiques reculent de 1,54%, perdant ainsi de leur élan après ​leur récent rallye, tandis que celles des groupes énergétiques (+0,78%) avancent grâce à la hausse des prix du pétrole.

TAUX

Aux Etats-Unis, le rendement des Treasuries à dix ans prend 1,3 point de base pour s’établir à 5,1268%, tandis que la maturité à 30 ans a touché un sommet depuis 2004, à 5,4439%.

Dans la zone euro, le ‌rendement du Bund allemand à dix ans, référence pour ​le bloc monétaire, gagne 2,8 à 3,5752%, dépassant son sommet de 17 ans enregistré la semaine dernière.

En France, le taux de l’OAT à dix ans s’affiche jeudi à 4,6884%, après avoir franchi la veille le seuil des 4,65%, son plus ​haut niveau depuis plus de 18 ans, tandis que le spread mesurant l’écart de taux entre les obligations françaises et allemandes se creuse à 111 points de base, au plus haut depuis mi-2012.

CHANGES Le dollar gagne 0,15% face à un panier de devises de référence et évolue autour de son niveau son plus haut depuis environ deux mois, soutenu par les anticipations de nouvelles hausses des taux par la Fed.

L’euro perd 0,08% à 1,1371 dollar.

PÉTROLE

Le marché pétrolier montre encore jeudi après avoir progressé de 4% la veille. Si l’Iran a déclaré rester ouvert à la diplomatie pour mettre fin à la guerre avec les Etats-Unis, les deux pays restent très éloignés sur les moyens d’y parvenir.

Le Brent prend 1,66% à 104,79 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) gagne 1,28% à 93,34 dollars.

La Commission européenne ⁠s’est par ailleurs déclarée préoccupée, jeudi, par des informations, démenties par la Maison blanche, selon lesquelles les Etats-Unis envisageraient d’interdire les exportations de gazole pour tenter de contenir la flambée des prix de ce carburant utilisé dans l’agriculture et le transport ferroviaire et routier.

Le prix du carburant utilisé pour les véhicules diesel a grimpé à plus de 6,50 dollars le gallon (3,78 litres) aux Etats-Unis en raison ​des graves perturbations pour le commerce mondial de pétrole engendrées par la guerre.

PRINCIPAUX INDICATEURS ÉCONOMIQUES À L’AGENDA DU 24 SEPTEMBRE :

PAYS GMT INDICATEUR PÉRIODE CONSENSUS PRÉCÉDENT

USA 12h30 Inscriptions au chômage semaine au 201.000 196.000

19 ​septembre

(Certaines données peuvent accuser un léger décalage)

(Rédigé par Diana Mandiá, édité par Augustin Turpin)

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Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien


Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.

Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires


A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain. 

Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public 



Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature. 
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme. 
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives. 
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires). 
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne. 

Le piège de l’uniformisation de l'information


L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire); 
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.  
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite. 

Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !


Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés. 
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises. 
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales. 

1. Le Journal Chrétien,  un service de presse en ligne reconnu par l’Etat

Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.
La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne. 
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

2. Chrétiens TV, chaîne 483 de Free

Chrétiens TV est une chaîne de télévision chrétienne francophone reconnue par l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (ARCOM) et diffusée en continu sur le canal 483 de l’opérateur Free en France ainsi que sur Apple TV, Roku TV, Amazon Fire TV, les applications Chrétiens TV et Free TV (iOS ou Android), les sites Chrétiens TV et https://tv.free.fr
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