JO 2026/Ski alpin-Le Suisse Von Allmen champion olympique de la descente devant deux Italiens
par Martyn Herman
BORMIO, Italie, 7 février (Reuters) – Le Suisse Franjo von Allmen a remporté samedi à Bormio (Italie) son premier titre olympique sur l’épreuve de la descente en ski alpin, et décroché la première médaille d’or des Jeux olympiques d’hiver de Milan-Cortina 2026 devant deux Italiens.
Parmi les favoris au départ, le champion du monde en titre de la discipline a découpé la mythique piste du Stelvio, s’imposant en 1’51″61, avec respectivement 20 et 50 centièmes d’avance sur Giovanni Franzoni et Dominik Paris, médaillés d’argent et de bronze.
Vainqueur de deux descentes cette saison en Coupe du monde, dont la dernière à Crans-Montana (Suisse) dimanche dernier, Franjo von Allmen (24 ans) succède à son compatriote Beat Feuz pour ses premiers Jeux olympiques.
« J’ai l’impression d’être dans un film, ce n’est pas vraiment réel », a-t-il déclaré. « Je ne peux pas vous dire ce que cela signifie pour moi. Je le réaliserai quelques jours après la fin des Jeux olympiques. »
Le Suisse Marco Odermatt, quadruple vainqueur du classement général de la Coupe du monde et actuel leader du classement de la discipline, a échoué au pied du podium (+0″70) et devra attendre pour décrocher sa première médaille olympique en descente, quatre ans après sa septième place à Pékin.
« Ce n’est pas ce que j’espérais. J’avais pourtant de bonnes sensations mais ce n’était tout simplement pas assez rapide », a réagi le champion olympique en titre du slalom géant. « Je me sentais vraiment bien sur la neige et la piste. J’ai fait une bonne descente, je ne sais pas ce que je changerais si je pouvais recommencer. »
Un temps sur le podium provisoire, il a été dépassé par deux Italiens, qui skient à domicile.
Pour sa première participation à 24 ans, Giovanni Franzoni a pris la médaille d’argent et confirmé qu’il faisait partie des meilleurs descendeurs du moment. Quatrième de la Coupe du monde de la discipline, il a notamment remporté la mythique descente de Kitzbühel (Autriche) le mois dernier.
« C’est un sentiment incroyable. Ce matin, j’étais plutôt calme mais au départ, je commençais à devenir très nerveux », a expliqué le Transalpin. « J’ai vu les descentes des Suisses, ils étaient de mieux en mieux. Je pensais qu’il serait difficile de les battre, mais j’ai très bien skié. »
Vainqueur à sept reprises à Bormio en Coupe du monde, Dominik Paris a décroché, avec le bronze, sa première médaille olympique à 36 ans et pour ses cinquièmes Jeux.
« C’est sympa, c’est vraiment cool », a réagi le champion du monde 2019 du super-G au micro de France TV. « Je me bats depuis si longtemps, ce sont mes cinquièmes Jeux olympiques, et j’ai enfin pu décrocher cette médaille. »
Nils Allègre est le mieux classé des quatre Français engagés avec sa huitième place (+1″19).
Bien partis, Maxence Muzaton et Nils Alphand ont tous les deux commis une erreur en fin de parcours. Le premier, tombé, n’a pas été classé, tandis que le second a terminé 22e (+2″45). Alban Elezi Cannaferina a pris la 27e place (+3″29).
(Reportage de Martyn Herman, version française Vincent Daheron, édité par Tangi Salaün)
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Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
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Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
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