Giorgia Meloni nie avoir « supplié » d’être sur la photo avec Donald Trump
par Angelo Amante et Crispian Balmer
ROME, 19 juin (Reuters) – La présidente du Conseil italien Giorgia Meloni a démenti vendredi des propos tenus par le président américain Donald Trump à une chaîne de télévision italienne selon lesquels elle l’aurait « supplié » de prendre une photo avec elle lors du sommet du G7 organisé en début de semaine dans les Alpes françaises.
Giorgia Meloni s’est dite « choquée » par ces propos, qu’elle qualifie de « pure invention ». Elle a également reproché au président américain de faire preuve de bien plus de déférence envers les ennemis de l’Occident qu’envers les alliés historiques des Etats-Unis.
Signe que les propos de Donald Trump ont irrité le gouvernement italien, le ministre des Affaires étrangères, Antonio Tajani, a annoncé qu’il annulait une visite prévue aux États-Unis la semaine prochaine.
Une vidéo prise pendant le G7 montre Giorgia Meloni et Donald Trump en pleine conversation, assis côte à côte sur un petit canapé. Au sujet de ces images, le dirigeant américain a laissé entendre qu’il avait fait plaisir à son interlocutrice en acceptant de lui parler.
« Elle est probablement contente que je lui aie parlé. Je n’étais pas obligé de lui parler », a déclaré Donald Trump à la chaîne de télévision italienne La7 lors d’une brève interview.
« Elle m’a supplié de prendre une photo avec elle. Elle tenait tellement à avoir une photo avec moi (…) j’ai eu pitié d’elle », ajouté le président américain, à en croire la traduction de ses propos par La7.
La chaîne n’a pas diffusé l’enregistrement audio original, mais uniquement une version doublée.
MELONI RIPOSTE VIVEMENT DANS UN COMMUNIQUÉ
« Les déclarations de Donald Trump sont totalement inventées. Je suis franchement choquée. Je ne sais pas pourquoi le président des États-Unis se comporte ainsi envers ses alliés : ce n’est d’ailleurs pas la première fois, » dit Giorgia Meloni dans un communiqué.
« Je ne peux que dire qu’il est décevant qu’il ne fasse pas de même avec les ennemis de l’Occident et des États-Unis, dont il traite les dirigeants avec une bien plus grande indulgence. Il y a une chose qu’il ne doit pas oublier : ni moi, ni l’Italie ne mendions jamais’, ajoute-t-elle.
Expliquant l’annulation de sa visite aux Etats-Unis, le ministre des Affaires étrangères Antonio Tajani déclaré sur X : « Les propos graves et offensants du président Donald Trump à l’égard de la présidente du Conseil Giorgia Meloni heurtent l’Italie tout entière. »
TRUMP ACCUSÉ DE DÉTRUIRE DES LIENS HISTORIQUES
L’un des plus proches alliés politiques de Giorgia Meloni, qui fuit habituellement les feux des projecteurs médiatiques, s’en est également vivement pris à Donald Trump.
« On ne sait pas si c’est intentionnellement ou par incompétence que (Donald Trump) est en train de ruiner les relations historiques entre les États-Unis et l’Europe », a ainsi déclaré Giovanbattista Fazzolari, sous-secrétaire au cabinet de la Présidente du conseil, dans un communiqué.
« Par ses propos déplacés, il a réussi un exploit difficile : rendre les États-Unis impopulaires sur l’ensemble du continent européen, ce qui nuit non seulement à l’Europe, mais surtout aux États-Unis », a-t-il ajouté.
Giorgia Meloni chantait autrefois les louanges de Donald Trump et a été la seule dirigeante européenne à assister à son investiture en 2025.
Elle l’avait toutefois critiqué plus tôt cette année pour s’en être pris au pape Léon XIV lorsque ce dernier a condamné la guerre menée par les Etats-Unis et Israël en Iran.
(Rédigé par Angelo Amante et Crispian BalmerVersion française Matthieu Huchet, édité par Benoit Van Overstraeten)
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Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
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Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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