Schneider relève ses objectifs 2026 après un T3 record porté par les centres de données
par Matthieu Huchet et Mathias de Rozario
16 octobre (Reuters) – Schneider Electric a relevé vendredi pour la deuxième fois de l’année ses objectifs de résultat d’exploitation et de chiffre d’affaires 2026, porté par la demande des géants du cloud pour les centres de données dédiés à l’intelligence artificielle.
Le fabricant français d’équipements électriques vise désormais une croissance organique de son Ebita comprise entre 18% et 21%, contre 14% à 19% auparavant, et de son chiffre d’affaires de 12% à 14%, contre 10% à 13% précédemment.
Au troisième trimestre, le chiffre d’affaires de Schneider Electric a atteint 11,46 milliards d’euros, en hausse organique de 16,9%, dépassant les attentes des analystes qui tablaient sur 11,13 milliards d’euros, selon un consensus fourni par le groupe.
S’exprimant lors d’une conférence de presse, le directeur financier Nathan Fast a qualifié le troisième trimestre de « meilleur (…) de l’histoire » du groupe.
À Paris, vers 7h22 GMT, l’action était cependant en baisse de 1,43%.
Les analystes de JPMorgan jugent les résultats solides, mais soulignent dans une note qu’un dépassement des attentes et un relèvement des objectifs étaient largement anticipés, le point médian des nouvelles prévisions étant globalement conforme au consensus.
Le courtier estime également que l’incertitude entourant une éventuelle augmentation de capital pour financer l’acquisition de PTC pèse sur le titre.
Selon Joachimm Klement, analyste chez Panmure Liberum, « ces résultats sont très solides, manifestement portés par la forte demande liée aux centres de données, qui devrait selon nous s’essouffler en 2027 et 2028 ».
Si les investissements des géants américains du « cloud » continuent de soutenir l’activité, la région Chine et Asie de l’Est a enregistré la plus forte croissance organique des ventes au trimestre, à 26,1%, devant l’Amérique du Nord, à 19,9%.
PRUDENCE SUR LE MOYEN-ORIENT
En Chine, les centres de données ont porté la croissance, grâce aux ventes directes aux grands acteurs des réseaux sociaux, des technologies et des infrastructures numériques, ainsi qu’aux opérateurs nationaux et régionaux proposant de l’hébergement informatique mutualisé.
Le groupe reste toutefois prudent concernant le Moyen-Orient, les tensions étant « susceptibles d’impacter le quatrième trimestre, avec un risque de pression potentielle sur les chaînes d’approvisionnement mondiales et d’augmentation de l’inflation » précise le communiqué.
L’activité Gestion de l’énergie a vu ses ventes progresser de 18,8% en données organiques, tandis que celles des Automatismes industriels ont augmenté de 8,1%.
Lors d’un échange avec la presse, le directeur financier du groupe Nathan Fast a confirmé que la marque PTC devrait être conservée après l’acquisition, avec une gouvernance et une structure similaires à Aveva.
(Rédigé par Matthieu Huchet et Mathias de Rozario, édité par Augustin Turpin)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
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