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France: Le gouvernement se résout avec « regret » au 49.3 pour faire passer le budget 2026

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PARIS, 19 janvier (Reuters) – Le Premier ministre Sébastien Lecornu a décidé lundi de recourir à l’article 49.3 de la Constitution pour faire adopter le budget de la France pour 2026, renonçant à sa promesse initiale de laisser les députés se prononcer face à l’impasse des discussions à l’Assemblée nationale.

« Nous avons décidé, avec une certaine forme de regret et un peu d’amertume, d’engager la responsabilité du gouvernement, ce que je ferai demain sur la partie recettes du budget », a-t-il dit à l’issue d’un conseil des ministres.

Le chef du gouvernement ​s’était engagé à l’automne dernier à ne pas recourir à l’article 49.3 de la Constitution, qui permet de faire ‍adopter un texte sans vote des députés, ⁠disant vouloir laisser le Parlement aller « jusqu’au bout ».

Si la méthode a fonctionné pour le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS), adopté en décembre par ⁠le Parlement, elle a échoué sur le projet de loi de finances (PLF).

« Les choses se sont convenablement passées jusqu’à Noël. Elles se sont largement gâtées depuis Noël », a souligné Sébastien Lecornu, dénonçant le « sabotage » orchestré selon lui par les parlementaires de La France insoumise (LFI) et du Rassemblement national (RN).

Face à l’impasse parlementaire, le gouvernement avait suspendu ​jeudi les débats à l’Assemblée nationale sur le projet de loi de finances (PLF) et dit envisager le recours à l’article 49.3 de la Constitution ou à une ordonnance budgétaire via l’article 47.

C’est finalement la première option qui a été retenue, même si celle-ci a déclenché dans la foulée, sans surprise, l’annonce de motions de censure par LFI et le RN.

« J’ai conscience que je suis obligé de revenir sur ma parole », a indiqué Sébastien Lecornu, reconnaissant un « semi-succès et un semi-échec ».

CHEMIN « PÉRILLEUX »

Plus tôt dans la journée, la ministre chargée des Comptes publics, Amélie de Montchalin, avait ‌expliqué que le gouvernement attendait des « garanties » de la part des responsables des groupes parlementaires avant de décider d’opter pour le recours à l’article 49.3 plutôt qu’à une ordonnance.

« Le 49.3, ​c’est un chemin assez périlleux puisque s’il ne se passe pas bien à la fin, vous n’avez ni budget et vous n’avez même plus le gouvernement pour reproposer un budget », avait-elle fait valoir sur BFMTV/RMC.

Saluant des « avancées » sur la copie du PLF présentée vendredi par Sébastien Lecornu, le Parti socialiste (PS) s’est dit prêt à une « non-censure » en cas de recours à l’article 49.3, ce qui a probablement fait pencher la balance en ce sens.

Interrogé sur la position des socialistes, Sébastien Lecornu a indiqué qu’il n’y avait « aucune garantie » et « pas d’accord secret ».

Reste ‌à connaître ‌la position des députés républicains, alors que le président du parti Bruno Retailleau a fustigé lundi un budget aux « ingrédients socialistes ».

Le chef des ​députés Droite républicaine (DR) à l’Assemblée nationale, Laurent Wauquiez, a refusé pour l’heure de se prononcer.

« On va le regarder [le budget, NDLR] dans le détail parce qu’il y a plein de zones qui ne sont pas encore clarifiées. Qu’est-ce qu’il y a comme vraies économies dedans ? Quels sont les efforts qui sont demandés ou non ​à nos entreprises ? (…)C’est en fonction de ça que avec les députés de notre groupe, on se prononcera », a-t-il dit lundi à la presse.

OBJECTIF 5%

Le gouvernement s’efforce notamment de rassurer le bloc central sur le respect de l’objectif de réduction du déficit.

« Nous tiendrons les 5% » de déficit ⁠public par rapport au produit intérieur brut (PIB) en 2026, a assuré Sébastien Lecornu. « Et nous serons à 5% sincèrement ».

Le PLF présenté par Matignon écarte une hausse d’impôt pour les ménages ​et prévoit des mesures pour les jeunes, le maintien de la prime d’activité ou encore celui du dispositif « ma prime rénov » pour les logements anciens.

Pour les grandes entreprises, la surtaxe exceptionnelle appliquée en 2025 va être maintenue avec le même barème mais les entreprises de taille intermédiaire (ETI) seront sorties du dispositif. La mesure, décriée par le patronat, doit rapporter huit milliards d’euros.

« Nous avons désormais (…) un texte qui me semble solide, sérieux, qui ne donne pas du tout la part belle à la folie fiscale comme certains veulent bien le dire, qui en même temps structure des recettes pour l’État », a fait ⁠valoir Sébastien Lecornu.

« Désormais, c’est à la représentation nationale de prendre aussi sa responsabilité », a-t-il ajouté. « Est-ce qu’on renoue avec un scénario de crise ou est-ce qu’après tous ces efforts de compromis (…) on va vers une sortie au fond de cette mauvaise séquence que nous connaissons depuis le mois de ‌septembre ? »

Selon une source gouvernementale, le gouvernement espère un budget dans la première quinzaine de février.

(Rédigé par Blandine ⁠Hénault, avec la contribution d’Elizabeth Pineau, édité par Kate Entringer)

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Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien


Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.

Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires


A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain. 

Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public 



Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature. 
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme. 
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives. 
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires). 
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne. 

Le piège de l’uniformisation de l'information


L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire); 
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.  
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite. 

Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !


Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés. 
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises. 
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales. 

1. Le Journal Chrétien,  un service de presse en ligne reconnu par l’Etat

Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.
La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne. 
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

2. Chrétiens TV, chaîne 483 de Free

Chrétiens TV est une chaîne de télévision chrétienne francophone reconnue par l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (ARCOM) et diffusée en continu sur le canal 483 de l’opérateur Free en France ainsi que sur Apple TV, Roku TV, Amazon Fire TV, les applications Chrétiens TV et Free TV (iOS ou Android), les sites Chrétiens TV et https://tv.free.fr
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