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Emmanuel Macron réélu pour un second mandat présidentiel

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Emmanuel Macron a été réélu dimanche président de la République française, selon les projections fournies par les instituts de sondage à l’issue du deuxième tour, mais avec un score plus serré qu’en 2017 face à Marine Le Pen.

Emmanuel Macron a été nettement réélu dimanche président de la République française, selon les estimations des instituts de sondage à l’issue du deuxième tour, même si le score est plus serré qu’en 2017 face à Marine Le Pen.

Selon les principaux instituts de sondage, le chef de l’Etat sortant a obtenu entre 57 et 58% des suffrages exprimés, contre 42 à 43% à la candidate du Rassemblement national.

L’annonce de la victoire d’Emmanuel Macron, la première pour un président en exercice depuis le début de la Ve République, hors période de cohabitation, a été accueillie par une marée de drapeaux français et européens brandis par ses partisans réunis au pied de la Tour Eiffel.

« On a gagné! », ont scandé les supporters d’Emmanuel Macron sur l’esplanade du Champs-de-Mars, avant d’entonner une Marseillaise. De nombreux membres du gouvernement étaient présents, ainsi que l’ancien Premier ministre Edouard Philippe.

« Il faut envisager évidemment cette victoire comme une victoire qui nous oblige dans le domaine de l’Europe, dans le domaine de l’écologie, dans le domaine de l’éducation, dans le domaine social », a déclaré le ministre de la Justice, Eric Dupond-Moretti.

Au même moment, les partisans de Marine Le Pen, rassemblés au Pavillon d’Armenonville, un ancien relais de chasse situé à la lisière du Bois de Boulogne, dans l’Ouest parisien, cachaient mal leur déception.

« Evidemment, je suis triste, comme tous les militants ce soir, je suis aussi choqué de voir qu’une majorité de Français souhaite réélire un président qui les a méprisés pendant cinq ans », a déclaré à Reuters Adrien Caligiuri, un gestionnaire de projet de 27 ans qui soutient la candidate du RN depuis 2010.

Marine Le Pen a rapidement pris la parole pour reconnaître sa défaite, estimant cependant que son score, « historique » pour son parti, « représente en lui-même une éclatante victoire » et se disant prête à continuer à se battre pour la « France des oubliés ».

« Les idées que nous représentons arrivent à des sommets », a-t-elle lancé, engageant la « grande bataille » des législatives alors que les Français ont manifesté selon elle la volonté d’avoir « un contre-pouvoir fort à celui d’Emmanuel Macron ».

Le taux d’abstention s’est élevé à 28%, selon les instituts, soit le plus haut niveau pour un second tour depuis l’élection de 1969 qui avait vu la victoire du gaulliste Georges Pompidou face au centriste Alain Poher.

« RASSEMBLER LE PAYS »

Bien que confortable, la victoire d’Emmanuel Macron est moins large qu’il y a cinq ans, quand il avait obtenu 66,1% des voix, contre 33,9% à Marine Le Pen.

« Il va falloir continuer à travailler, rassembler le pays », a dit le secrétaire d’Etat aux Affaires européennes Clément Beaune sur France 2, soulignant la progression de l’extrême droite.

Ce score sanctionne un quinquennat marqué par une succession de crises sociales (mouvement des « gilets jaunes », opposition à la réforme des retraites), sanitaire (pandémie de COVID-19) et sécuritaires (attentats islamistes et guerre en Ukraine), qui laisse une France profondément divisée.

« Il n’y a jamais eu un tel vote de désespérance en France », a estimé Christian Jacob, président du parti Les Républicains(LR, droite), dont la candidate Valérie Pécresse avait été sévèrement battue au premier tour. « Ce n’est pas un vote d’adhésion » en faveur d’Emmanuel Macron, a renchéri une autre figure de LR, Rachida Dati.

Même discours de l’autre côté de l’échiquier politique, où Jean-Luc Mélenchon, troisième du premier tour avec près de 22% des voix, a appelé ses partisans à ne pas se résigner en vue des élections législatives, tout en jugeant que la défaite de Marine Le Pen est « une très bonne nouvelle » pour l’unité du pays.

Après avoir voté et s’être offert un bain de foule à la mi-journée au Touquet, dans le Pas-de-Calais, Emmanuel Macron a donné rendez-vous à ses partisans au pied de la Tour Eiffel, où il devrait s’adresser aux Français à la tombée de la nuit.

Son discours sera suivi avec une attention particulière en prévision des législatives du mois de juin, qui détermineront la majorité parlementaire sur laquelle il pourra ou non s’appuyer pour mettre en oeuvre son programme.

« RÉFÉRENDUM » PRÉSIDENTIEL

Pour cette réédition de la « finale » de 2017, qui avait tourné à la déroute pour la candidate du RN, notamment lors du débat télévisé d’entre-deux-tours, Marine Le Pen a proposé une tout autre opposition à Emmanuel Macron.

Au fil d’une campagne au long cours, contrairement à celle du chef de l’Etat qui n’a vraiment démarré qu’au soir du premier tour, elle s’est forgé une image moins clivante, affaiblissant le « front républicain » qui a toujours barré la route à l’extrême droite, tout en trouvant dans la question du pouvoir d’achat, menacé par la forte inflation, un angle d’attaque efficace.

Conscient du rejet qu’il suscite chez certains Français, et d’un potentiel de report de voix après le premier tour qui ne lui était pas forcément favorable, Emmanuel Macron s’est employé à se présenter ces deux dernières semaines en président qui « écoute » et qui « protège ».

Mais ni sa politique de « quoi qu’il en coûte » en réponse à la crise sanitaire, ni le début de revalorisation de certains salaires, notamment pour les professionnels de santé, ni la baisse des impôts ou du chômage qu’il a tenté de mettre en avant, n’ont suscité le même enthousiasme que ses grandes promesses de changement en 2017.

Arrivé en tête du premier tour avec 27,85% des voix (4,7 points de plus que Marine Le Pen), Emmanuel Macron a néanmoins réussi à conserver l’avantage lors de ce scrutin qui a pris au fil des jours des allures de « référendum » sur, ou plutôt contre la personnalité des deux finalistes.

Handicapé par son image, son bilan dans certains domaines, comme la sécurité, et un programme dont les Français ont surtout retenu le projet de report de l’âge de départ à la retraite à 65 ans, le président sortant s’est employé à « rediaboliser » la candidate d’extrême droite.

Il a brandi la menace d’une soumission de la France à la Russie, en raison des liens entre la candidate du RN et Vladimir Poutine et de sa volonté de se mettre en retrait de l’Otan pour se rapprocher de Moscou, d’un « Frexit » déguisé du fait de sa volonté de transformer l’Union européenne en « Europe des nations », voire d’une « guerre civile » en raison de sa volonté d’interdire le port du foulard islamique dans l’espace public.

A ces attaques, Marine Le Pen a répondu dans les derniers jours de campagne par une charge tout aussi virulente contre l' »arrogance » dont aurait fait preuve le président-candidat pendant leur seul débat télévisé, reflet selon elle du « mépris » qu’il a manifesté pendant cinq ans pour « le peuple », des « gilets jaunes » aux opposants au « pass vaccinal », des Français les plus modestes aux habitants des campagnes.

(avec les contributions de Mimosa Spencer, Laly Foroudi, Juliette Jabkhiro, Matthieu Rosemain, édité par Sophie Louet)

Chrétiens TV

Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien


Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.

Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires


A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain. 

Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public 



Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature. 
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme. 
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives. 
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires). 
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne. 

Le piège de l’uniformisation de l'information


L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire); 
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.  
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite. 

Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !


Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés. 
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises. 
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales. 

1. Le Journal Chrétien,  un service de presse en ligne reconnu par l’Etat

Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.
La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne. 
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

2. Chrétiens TV, chaîne 483 de Free

Chrétiens TV est une chaîne de télévision chrétienne francophone reconnue par l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (ARCOM) et diffusée en continu sur le canal 483 de l’opérateur Free en France ainsi que sur Apple TV, Roku TV, Amazon Fire TV, les applications Chrétiens TV et Free TV (iOS ou Android), les sites Chrétiens TV et https://tv.free.fr
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