Désarmement au Laos : Le plaidoyer du Cameroun pour un traité « inclusif »
En marge de la troisième conférence d’examen de la Convention sur les armes à sous-munitions qui se tient à Vientiane, la diplomatie camerounaise se positionne en première ligne sur le volet social et inclusif du désarmement humanitaire. Aux côtés de l’Autriche, le Cameroun assure le rôle stratégique de Coordinateur sur le Statut général et le fonctionnement de la Convention. Depuis la tribune de Vientiane, la délégation camerounaise insiste : l’efficacité de ce traité international ne doit pas se mesurer uniquement au nombre de bombes détruites, mais à sa capacité à protéger les êtres humains dans toute leur diversité.
Un carnage qui frappe massivement les civils
Ce plaidoyer camerounais intervient alors que le dernier bilan mondial de l’Observatoire des armes à sous-munitions affiche des indicateurs alarmants. Les civils représentent la quasi-totalité des victimes enregistrées dans le monde, et les enfants constituent à eux seuls plus de 60 % des blessés et décédés. Victimes de la très longue durée de vie de ces engins — dont beaucoup n’explosent pas à l’impact —, les populations locales cohabitent avec une menace invisible des décennies après les conflits.
Pour Yaoundé, la mise en œuvre de la Convention pour la période 2027-2031 doit impérativement intégrer une approche inclusive face à ce drame. Sur le terrain, l’impact des restes de guerre diffère selon le genre, l’âge et le tissu social.
Le Cameroun plaide ainsi pour que la future feuille de route internationale prenne spécifiquement en compte :
* Les besoins médicaux et psychologiques propres aux femmes et aux filles ;
* La prise en charge médicale et l’insertion à long terme des personnes en situation de handicap causé par les explosions ;
* Le soutien économique et la réhabilitation des communautés locales affectées.
Une légitimité née de l’expérience du terrain
Bien que le territoire camerounais ne soit pas directement pollué par ces armes spécifiques, le pays n’est pas épargné par les défis humanitaires liés aux explosifs. Dans sa lutte contre le terrorisme, notamment face à Boko Haram dans l’Extrême-Nord, le Cameroun est confronté à la menace des engins explosifs improvisés (EEI) et des mines artisanales. Cette expérience concrète de la gestion des traumatismes et de la sécurisation des populations donne à la voix camerounaise une légitimité particulière au sein des instances onusiennes.
Rompre avec la bureaucratie internationale
C’est fort de cette expérience que la délégation camerounaise insiste pour moderniser le droit international humanitaire. Sa position, qualifiée d’« ambitieuse et pragmatique », vise à ce que les concepts d’inclusivité ne restent pas de simples mots gravés dans des rapports administratifs. Le pays demande que le futur Plan d’action de Vientiane devienne un véritable « outil d’efficacité humanitaire », directement applicable et assorti d’une assistance technique et financière adaptée aux moyens réels des États du Sud.
En liant ainsi la haute sécurité militaire à la protection sociale des plus vulnérables, le Cameroun espère faire adopter un cadre d’action solidaire, humain et résolument ancré dans le réel pour les cinq prochaines années.
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
1. Le Journal Chrétien, un service de presse en ligne reconnu par l’Etat
Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne.
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

