Débat de la présidentielle 2022: les moments forts du face-à-face entre Marine Le Pen et Emmanuel Macron
Le face-à-face télévisé entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen a pris un tour virulent mercredi soir sur les questions internationales, le président sortant accusant la candidate du Rassemblement national d’être à la solde du président russe Vladimir Poutine et de préparer un « Frexit » déguisé.
https://youtu.be/w7pZ5n9gV0o
La finaliste malheureuse de la présidentielle de 2017 a salué les efforts diplomatiques de son adversaire durant la crise ukrainienne puis à la suite du début de l’offensive de la Russie en Ukraine, le 24 février, mais a dénoncé l’embargo sur le gaz et le pétrole russes – l’une des sanctions phares des Occidentaux contre Moscou.
« Je pense que ça n’est pas la bonne méthode. Ça n’est pas ce qui fera du mal en réalité à la Russie », a estimé Marine Le Pen, ajoutant que le peuple français paierait le prix de cette décision, avec des « conséquences cataclysmiques » pour les particuliers et les entreprises.
« On ne peut pas se faire hara-kiri avec l’espoir de faire du mal à la Russie », a-t-elle poursuivi, disant sa « compassion absolue avec le peuple ukrainien ».
Emmanuel Macron a répliqué sur la « poutinophilie » prêtée à la fille de Jean-Marie Le Pen, qui a pris ses distances avec le Kremlin depuis la crise ukrainienne.
Le chef de l’Etat sortant a ravivé la controverse sur le prêt contracté en 2014 auprès d’une banque russe par son parti, l’ex-Front national, désormais baptisé Rassemblement national.
« Vous dépendez du pouvoir, vous dépendez de M. Poutine. Vous avez contracté un prêt auprès d’une banque russe », a-t-il lancé.
« VOUS MENTEZ SUR LA MARCHANDISE »
« Vous ne parlez pas à d’autres dirigeants, vous parlez à votre banquier quand vous parlez de la Russie, c’est ça le problème », a souligné Emmanuel Macron.
« C’est faux », a rétorqué Marine Le Pen. « Nous sommes un parti pauvre, ce n’est pas déshonorant », a-t-elle dit, accusant Emmanuel Macron, en fonction à Bercy à l’époque, d’avoir empêché l’ex-FN de contracter un prêt en France.
Au coeur de la controverse, le remboursement d’un prêt d’environ 9 millions contracté en 2014 par le Front national auprès d’une banque russe, la First Czech-Russian Bank.
Les hostilités se sont déplacées par la suite sur le terrain de l’Union européenne.
Alors que Marine Le Pen a retiré de son programme un projet de « Frexit », la sortie de la France de l’Union européenne qu’elle proposait en 2017, Emmanuel Macron l’a accusée de vouloir oeuvrer à la même issue, mais de manière déguisée.
« Ce que vous décrivez, ça ressemble à une bande à part dans votre programme », a-t-il lancé alors que son adversaire plaidait pour une « Europe des nations ».
« Vous mentez sur la marchandise », a-t-il ajouté.
« On peut décider de ripoliner tout seul la façade mais c’est une copropriété. A un moment donné, dans une copropriété, vous ne pouvez pas dire du jour au lendemain: ça doit être comme j’ai décidé parce que je m’appelle Mme Le Pen ».
Avant d’asséner à son adversaire, qui l’accusait de « rabougrir » la France : « Le projet que vous portez est un projet de rétrécissement et un projet qui est attentatoire à l’universalisme français ».
« C’est normal, c’est le projet de votre parti depuis son histoire », a déclaré Emmanuel Macron, renvoyant Marine Le Pen aux racines du parti d’extrême droite cofondé par son père et dont elle n’a eu de cesse de s’affranchir.
(Sophie Louet et Tangi Salaün, édité par Jean Terzian)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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