Cyclisme/Tour de France Femmes-Demi Vollering s’impose et endosse le maillot jaune
par Zhifan Liu
PARIS, 8 août (Reuters) – La Néerlandaise Demi Vollering s’est imposée en solitaire samedi à Nice (Alpes-Maritimes) pour le compte de la huitième et avant dernière étape du Tour de France Femmes, s’emparant par la même occasion du maillot jaune au détriment de Katarzyna Niewiadoma.
Les coureuses se sont élancées de Sisteron (Alpes-de-Haute-Provence) pour se diriger vers Nice lors d’une étape de 171,9 km, la plus longue de cette édition, à la veille de la grande arrivée dans la préfecture des Alpes-Maritimes.
Demi Vollering a concrétisé le travail de son équipe de la FDJ United-Suez qui a accéléré au pied de la dernière difficulté répertoriée, la côte de la Ginestière (2,5 km à 4,1 %).
La journée avait été animée par deux coureuses, la Française Maëva Squiban (UAE Team L’IMAD) et la Néerlandaise Loes Adegeest (Lidl-Trek), échappées dès le 40e km.
La coureuse tricolore, double vainqueure d’étapes l’an dernier, a chuté dans la descente de l’avant-dernière difficulté répertoriée, la côte de Colomars, à une quinzaine de kilomètres de l’arrivée, alors que le peloton entamait sa marche vers les deux femmes de tête.
Le coude gauche ensanglanté, Maëva Squiban a finalement été récupérée par le peloton, laissant Loes Adegeest ouvrir seule la route. Cette dernière a finalement été reprise sous l’impulsion des coéquipières de Demi Vollering.
Dans un groupe de dix coureuses, la lauréate de l’édition 2023 a placé une banderille à 6 km de l’arrivée dans une dernière bosse raide non répertoriée, rapidement suivie par Elisa Longo Borghini (UAE Team L’IMAD) et Katarzyna Niewiadoma (Canyon//Sram).
La Néerlandaise a placé une deuxième attaque, lui permettant de prendre quelques longueurs d’avance sur ses deux concurrentes avant d’entamer une descente technique en direction de Nice.
Elle décroche sa deuxième victoire d’étape sur le Tour de France 2026, franchissant la ligne 17 secondes avant la championne d’Italie et Katarzyna Niewiadoma, au lendemain d’une étape où la Néerlandaise avait concédé plus d’une minute sur la Polonaise dans le mont Ventoux.
« Dans une course à étapes, chaque jour compte. On peut être triste un soir mais le lendemain il faut y aller de nouveau, faire un nouveau programme avec l’équipe », a-t-elle déclaré à la fin de l’étape.
« En janvier, pendant mes reconnaissances ici, j’ai eu comme une sorte de ‘flashback’. Je me voyais prendre le maillot jaune, mais ça n’avait aucun sens pour moi. Mais ce matin ce ‘déjà vu’ m’est revenu et je me suis dit que c’était peut-être le destin. J’ai essayé de me souvenir de ça pendant la course. »
« TASSÉE CONTRE LES BARRIÈRES »
Impressionnante vendredi sur les pentes du « Géant de Provence » lors de sa prise de pouvoir, Katarzyna Niewiadoma semblait ne pas avoir récupéré de ses efforts, incapable de suivre Demi Vollering et ne parvenant pas à sprinter face à Elisa Longo Borghini pour tenter de conserver son maillot jaune.
« J’étais à la limite, j’avais l’impression d’être totalement cuite depuis le pied de la bosse, il m’a manqué 50 mètres », a reconnu Katarzyna Niewiadoma au micro d’Eurosport Pologne.
La grimpeuse polonaise est ensuite revenue sur un incident présumé avec Célia Géry, la championne de France et coéquipière de Demi Vollering, en fin d’étape.
« Quand Demi a attaqué au pied de la bosse, Géry m’a délibérément tassée contre les barrières. Ce n’était clairement pas un accident parce que je l’ai vue regarder en arrière avant de s’arrêter de pédaler », a-t-elle déclaré. « Franchement, ce n’est vraiment pas correct. On peut se battre mais il faut laisser ce genre de comportements à la maternelle, pas ici. »
La Polonaise est allée confronter Célia Géry à la fin de l’étape. La championne de France, alors en interview, n’a pas répondu.
DERNIÈRE BATAILLE ACHARNÉE
Favorite pour la victoire finale avant même le départ de la Grande Boucle à Lausanne samedi dernier, Demi Vollering troque sa tunique de championne d’Europe pour le maillot jaune à la veille de l’arrivée finale, toujours dans les rues de Nice.
Elle possède huit petites secondes d’avance sur Katarzyna Niewiadoma et 1’12 » sur la Suissesse Marlen Reusser (Movistar). Dauphine de l’étape du jour, Elisa Longo Borghini est au pied du podium à 3’05 ».
Le suspense promet d’être entier dimanche à l’occasion de la dernière étape disputée sous forme de circuit dans les rues niçoises. Les coureuses escaladeront quatre fois l’exigeant col d’Eze, et le classement général pourrait encore être chamboulé.
« Tout peut encore arriver jusqu’au dernier jour mais au moins j’aurai le maillot jaune au départ », a confirmé Demi Vollering.
« C’est un rêve qui devient réalité. J’ai remporté deux étapes et j’ai le maillot jaune sur les épaules pour le moment. C’est vraiment spécial et on va tout faire pour le garder demain », a promis la leader du classement général, qui s’attend à une dernière bataille acharnée sur la Côte d’Azur.
« La course n’est pas finie. On a bien l’intention d’avoir notre mot à dire lors de cette dernière journée », a déclaré pour sa part sa dauphine.
(Reportage par Zhifan Liu, édité par Elizabeth Pineau)
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Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
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- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
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