L’aéroport de Ryad restera fermé cette semaine après deux attaques meurtrières
DUBAI/RYAD 12 octobre (Reuters) – Les autorités saoudiennes ont prolongé lundi pour le reste de la semaine la fermeture de l’aéroport international de Ryad, capitale de l’Arabie saoudite, après que ce dernier a été la cible de deux attaques meurtrières dont une samedi, revendiquée par les Houthis qui a fait 13 morts et plus de 300 blessés.
Cette attaque a entraîné la décision de fermer l’aéroport dimanche, jour où, selon les termes de la coalition dirigée par l’Arabie saoudite au Yémen, un « projectile non identifié » lancé contre le terminal 4 a fait un mort et onze blessés.
L’aéroport international Roi Khaled sera fermé jusqu’au 17 octobre à 21h00 (GMT), selon un message publié par les agences gouvernementales de contrôle de la navigation aérienne.
Les opérations à l’aéroport, le deuxième du pays en termes de fréquentation après celui de Djeddah, ont été suspendues afin de « permettre l’achèvement des procédures visant à garantir la sécurité et la disponibilité opérationnelle des installations de l’aéroport », déclare dans un communiqué l’autorité saoudienne de l’aviation civile.
Lundi soir, les Houthis ont déclaré avoir attaqué l’aéroport avec un missile balistique, peu après que Ryad eut rapporté avoir intercepté et détruit un tir lancé par le groupe.
Les autorités saoudiennes avaient auparavant émis une alerte contre une « menace hostile » potentielle dans la capitale, selon un message consulté par Reuters.
Le mouvement aligné sur l’Iran a également revendiqué une attaque de drone sur une base aérienne de Khamis Mushait, ville du sud-ouest du royaume. L’Arabie saoudite n’a pas confirmé dans l’immédiat cette offensive.
La compagnie aérienne allemande Lufthansa a annulé tous ses vols à destination de Riyad jusqu’au 16 octobre, tandis qu’Air France-KLM a prolongé jusqu’à la fin du mois la suspension de ses liaisons vers et depuis la capitale saoudienne.
La compagnie Etihad Airways, basée à Abou Dhabi, a également prolongé ses annulations de vols vers l’Arabie saoudite, affectant une vingtaine de vols à destination de Ryad, Djeddah et Dammam lundi et mardi.
Ces attaques perturbent le congrès énergétique du World Petroleum Council qui a commencé dimanche à Ryad, avec notamment la décision de la directrice générale de BP Meg O’Neill d’annuler sa venue.
L’Arabie saoudite a renforcé son engagement militaire au Yémen ces dernières semaines, menant des frappes contre les Houthis et soutenant une contre-offensive des forces gouvernementales après que le groupe s’est emparé le mois dernier de secteurs stratégiques le long de la côte de la mer Rouge.
Les Houthis, les rebelles proches de l’Iran qui contrôlent une bonne partie du Yémen dont la capitale Sanaa, ont dit que toute nouvelle action militaire saoudienne au Yémen entraînerait une riposte de plus grande ampleur, ajoutant que ses actions seraient guidées par le principe de réciprocité.
Les Houthis résistent depuis 2014 à une coalition mise sur pied par l’Arabie saoudite, en s’appuyant sur un arsenal de drones et missiles balistiques constitué avec l’aide de Téhéran.
Les combats font rage depuis des semaines sur plusieurs fronts au Yémen, alors que la guerre civile, globalement latente depuis 2022, a regagné en intensité avec le conflit entre les Etats-Unis et l’Iran.
Fin septembre, le ministère des Finances saoudien a déclaré que le produit intérieur brut (PIB) du royaume devrait se contracter de 3,6% cette année, en raison notamment des perturbations provoquées sur son activité pétrolière par la guerre entre les Etats-Unis et l’Iran et par le conflit contre les Houthis.
(Joanna Plucinska à Londres, Gianluca Lo Nostro à Gdansk, Federico Maccioni à Dubai et Menna Alaa El Din au Cairo; version française Benoit Van Overstraeten et Zhifan Liu, édité par Sophie Louet)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
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2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
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Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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