Bureau Veritas: Le nouveau venu du CAC40 baisse en Bourse en dépit de résultats solides
PARIS (Reuters) – Le spécialiste français de la certification Bureau Veritas fait état mardi de solides résultats au quatrième trimestre, tirés par « des tendances de fond robustes du marché », peu de temps après l’échec des discussions pour un potentiel rapprochement avec son concurrent suisse SGS dans un marché très fragmenté.
À la Bourse de Paris, son action perdait cependant 4,35% à 09h11 GMT, lanterne rouge du CAC 40 qui cédait au même moment 0,02%.
Dernier arrivé du CAC40, Bureau Veritas a affiché un chiffre d’affaires de 1,67 milliard d’euros, en hausse de 9,6% en organique pour les trois derniers mois jusqu’à fin décembre. Sa croissance ralentit donc après le pic de 13% de hausse en organique au trimestre précédent.
Pour 2025, le spécialiste de la certification indique dans un communiqué prévoir « une croissance organique modérée à élevée à un chiffre de son chiffre d’affaires », ainsi qu’une « marge opérationnelle ajustée en amélioration à taux de change constant », et « des flux de trésorerie à un niveau élevé, avec un taux de conversion du cash supérieur à 90% ».
Pour atteindre ces objectifs, Bureau Veritas compte s’appuyer sur « un pipeline d’opportunités prometteur, un carnet de commandes solide et une forte dynamique du marché sous-jacent ».
« Dans l’ensemble, nous considérons que les résultats sont solides et que les prévisions sont rassurantes », ont estimé des analystes de Jefferies dans une note publiée mardi matin.
Des analystes de JPMorgan ont aussi trouvé la croissance organique « solide » et les perspectives pour 2025 « en ligne » avec les attentes.
Cependant, le cours de l’action étant élevé au moment de la publication des résultats, et le consensus étant peu susceptible d’être amélioré à court terme, une hausse de l’action « pourrait être plus limitée aujourd’hui », avait jugé Jefferies.
La directrice générale Hinda Gharbi a qualifié de « records » les résultats pour 2024, lors d’un appel avec des journalistes.
Le groupe a déclaré avoir dépassé ses objectifs financiers pour 2024 relatifs à sa croissance organique, sa marge et son flux de trésorerie.
Son chiffre d’affaires a augmenté de 10,2% sur une base organique en 2024.
Bureau Veritas avait relevé ses perspectives pour 2024 à deux reprises, d’abord en juillet, en annonçant miser sur une croissance « organique élevée à un chiffre de son chiffre d’affaires » contre « modérée à élevée » auparavant, puis à nouveau en octobre en annonçant attendre désormais une croissance organique « de 9 à 10% de son chiffre d’affaires ».
M&A EN SUSPENS
Fin janvier, Bureau Veritas a annoncé la fin de ses discussions avec son concurrent suisse SGS, en vue d’un éventuel rapprochement.
Très fragmenté, le marché de la certification est aussi en pleine croissance du fait de l’accroissement des réglementations, notamment en matière environnementale.
Tout comme son rival SGS, Bureau Veritas mise sur une forte croissance externe. Le groupe a annoncé 10 acquisitions sur 2024, portant sur de plus petits acteurs du secteur, ainsi que la cession de deux sociétés.
Interrogée lors de l’appel avec les journalistes sur sa stratégie M&A et la possibilité de se rapprocher d’un plus gros acteur du secteur, Hinda Gharbi a constaté que croître en achetant de nombreuses petites entreprises « prend du temps » et « nécessite beaucoup d’efforts ».
« Il y a des cibles qui peuvent être plus grandes », a déclaré la directrice générale.
« La combinaison potentielle entre SGS et Bureau Veritas s’inscrivait dans cette approche, de dire qu’il y a une façon un peu plus rapide d’exécuter la stratégie sur le plan M&A en s’associant à des cibles beaucoup plus grandes », a-t-elle aussi expliqué.
Concernant les rumeurs de discussions avec un autre grand acteur du secteur, le Britannique Intertek, Hinda Gharbi a refusé de commenter.
Bureau Veritas a fait son entrée au CAC 40 en décembre 2024, y remplaçant Vivendi, à la suite de la scission de ce dernier.
En 2024, l’action Bureau Veritas a augmenté de 28% environ.
(Rédigé par Florence Loève, édité par Kate Entringer)
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