Airbus: La justice française valide l’accord conclu avec le PNF
La justice française a homologué vendredi l’accord passé entre Airbus et le Parquet national financier (PNF) qui solde l’enquête anticorruption ouverte contre l’avionneur européen moyennant le versement d’une amende d’intérêt public de 2,083 milliards d’euros.
L’accord, qui implique que le groupe aéronautique reconnaisse les faits sans admettre de culpabilité, prévoit en outre qu’Airbus se place sous la supervision de l’Agence française anticorruption pendant trois ans.
Airbus a conclu des accords du même genre, eux aussi validés ce vendredi, avec les autorités américaines et britanniques qui, comme le PNF, enquêtaient sur son recours apparemment abusif à des intermédiaires permettant de faciliter ses négociations commerciales.
Airbus versera au total 3,592 milliards d’euros (984 millions à la Grande-Bretagne et 525 millions aux Etats-Unis).
Le compromis trouvé en France dans le cadre d’une convention judiciaire d’intérêt public (CJIP) et ceux négociés au Royaume-Uni et aux Etats-Unis lui permettent d’échapper à des procès au pénal qui auraient pu aboutir à de lourdes condamnations.
« C’est véritablement une page qui se tourne qui permet a Airbus d’envisager de façon sereine l’avenir économique qui s’ouvre devant elle », a commenté le procureur Jean-François Bohnert.
Cet accord ne signe toutefois pas la fin de ce dossier, a-t-il souligné, l’accord ne concerne qu’Airbus en tant que personne morale et pas ses dirigeants ou ex-dirigeants, qui pourraient être inquiétés dans le cadre d’une enquête préliminaire toujours en cours. La même précision est venue du ministère public américain quand il a officialisé l’accord conclu avec l’avionneur.
Eric Russo, un autre procureur français, a évoqué des « pratiques massives de corruption au sein de la société » et « des faits qui disent qu’Airbus a corrompu des dirigeants publics étrangers et de compagnies aériennes pour obtenir des contrats ».
Ces faits ont été constitués par le versement de millions d’euros de commissions ou d’avantages en nature occultes, a-t-il rappelé.
« La nature même des faits montre à quel point Airbus était dans une situation difficile, maintenant c’est une situation qui a entièrement pris fin », a souligné maître Gilles August, l’avocat d’Airbus.
L’avionneur dit avoir mis un terme à ces pratiques en 2014.
DES CENTAINES DE MILLIONS D’EUROS D’HONORAIRES
Au coeur du dossier se trouve un système d’agents datant de plusieurs décennies, géré par une unité du siège maintenant dissoute, qui comptait environ 250 personnes réparties dans le monde entier et se traduisait par plusieurs centaines de millions d’euros d’honoraires par an, selon des personnes au fait de la question.
L’enquête a mis en lumière l’existence de transactions réalisées dans plusieurs pays: Emirats arabes unis, Chine, Corée du Sud, Népal, Inde, Taiwan, Russie, Arabie saoudite, Vietnam, Japon, Turquie, Mexique, Brésil, Thaïlande, Koweït et Colombie.
Ces procédures pour corruption ont contribué à accélérer le renouvellement de la direction d’Airbus ces dernières années, le groupe paraissant soucieux de présenter de nouveaux visages aux autorités dans l’espoir de conclure plus facilement des accords amiables, selon des sources.
Reuters a ainsi rapporté en octobre 2018 que le conseil d’administration d’Airbus avait choisi de hâter le départ du directeur financier Harald Wilhelm – ce qui avait provoqué la démission surprise de celui-ci -, tout en reconnaissant qu’il avait été à l’origine de l’audit interne et de l’arrêt de cette pratique des intermédiaires.
Airbus s’est séparé en 2018 de plus de 100 salariés et a émis plus de 300 avertissements pour des raisons éthiques ou de respect des règles internes du groupe, ont dit à Reuters deux personnes ayant connaissance de ces données internes.
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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