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Brexit: Le projet de loi de Johnson débattu aux Communes

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par Guy Faulconbridge

LONDRES (Reuters) – Le projet de Boris Johnson de s’affranchir de certaines clauses de l’accord de Brexit négocié avec l’Union européenne au mépris du droit international fera l’objet d’un premier vote ce lundi à la Chambre britannique des communes, où l’opposition monte jusque dans les rangs du Parti conservateur.

Le gouvernement britannique a dévoilé mercredi un projet de loi, l’Internal Market Bill, qui contredit plusieurs points de l’accord conclu avec Bruxelles pour encadrer la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, et notamment l’avenir en Irlande du Nord.

Londres reconnaît qu’il transgresse en partie le droit international mais Boris Johnson le justifie par la nécessité, a-t-il dit, de protéger la province nord-irlandaise des « ambiguïtés » présentes dans les textes déjà conclus avec Bruxelles.

L’accord de divorce prévoit des dispositions particulières pour l’Irlande du Nord regroupées dans un protocole qui vise:

1. à éviter le retour à une frontière physique entre l’Irlande et l’Irlande du Nord et ne pas nuire ainsi aux accords de paix d’avril 1998 qui ont mis fin à trente années de « troubles » dans la province;

2. à préserver l’intégrité du marché unique européen en maintenant l’Irlande du Nord alignée sur un ensemble limité de règles de l’UE, notamment pour ce qui est des marchandises;

3. à maintenir l’Irlande du Nord dans le territoire douanier du Royaume-Uni.

INTERPRÉTATION EXTRÊME

« Nous avons décidé dans l’Accord de retrait de créer un comité mixte (ndlr, sur l’Irlande du Nord, composé de représentants de l’Union et du Royaume-Uni) dans le cadre duquel nous réglerions les détails de ces nouveaux arrangements. C’est là que les choses risquent d’échouer », a écrit Boris Johnson samedi dans le Telegraph.

« Nous entendons à présent que si nous n’acceptons pas les termes de l’UE, elle aura recours à un interprétation extrême du protocole sur l’Irlande du Nord », poursuit-il.

« Nous nous entendons dire que l’UE ne va pas seulement imposer des droits de douanes sur les biens échangés entre la Grande-Bretagne et l’Irlande du Nord, mais qu’elle pourrait aussi mettre fin aux transports de nourriture entre la Grande-Bretagne et l’Irlande du Nord. »

Les Européens ont pour leur part donné jusqu’à la fin du mois au gouvernement Johnson pour retirer ce projet de loi. Ultimatum rejeté par Londres.

La décision de Boris Johnson a plongé de nouveau dans la crise les négociations entre Londres et Bruxelles à moins de quatre mois de la mise en oeuvre véritable du Brexit (le divorce est formellement entré en vigueur le 31 janvier dernier mais une période de transition court jusqu’à la fin de l’année pour permettre aux deux parties de s’accorder sur leur future relation).

LES « RÉSERVES » DE DAVID CAMERON

Boris Johnson dispose de 80 voix de majorité aux Communes. Mais il est confronté à une fronde grandissante dans ses rangs.

Les anciens Premiers ministres conservateurs John Major et Theresa May, à l’instar des travaillistes Tony Blair et Gordon Brown, ont critiqué son projet de loi.

Lundi matin, c’est David Cameron, l’homme du référendum de juin 2016 par lequel une majorité de Britanniques ont voté pour le Brexit, qui a exprimé ses doutes. « J’ai des réserves sur ce qu’on nous propose », a-t-il dit à des journalistes.

« Adopter une loi au Parlement puis poursuivre en violant une obligation liée à un traité international est véritablement la toute dernière chose à envisager, cela ne devrait s’appliquer qu’en tout dernier recours », a-t-il dit.

Au total, il ne s’est trouvé personne parmi les cinq prédécesseurs de Boris Johnson au 10, Downing Street encore en vie pour appuyer l’initiative de l’actuel Premier ministre.

L’ancien conseiller juridique de Johnson, Geoffrey Cox, remercié en février, note pour sa part dans The Times qu’il en va du respect de la parole donnée « au nom de la reine ».

Les Européens, qui ont accéléré leurs préparatifs en vue d’une sortie sans accord, ont réclamé le retrait complet de ce projet de loi.

Mais certains diplomates estiment que le gouvernement Johnson tente un coup de force pour obtenir ce qu’il attend des négociations sur la future relation commerciale, ou sortir sans accord.

Le chef de la diplomatie irlandaise, Simon Coveney, y voit une « tactique » de négociation dans la dernière ligne droite des discussions.

(version française Henri-Pierre André, édité par Jean-Stéphane Brosse)

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Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien


Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.

Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires


A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain. 

Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public 



Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature. 
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme. 
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives. 
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires). 
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne. 

Le piège de l’uniformisation de l'information


L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire); 
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.  
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite. 

Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !


Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés. 
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises. 
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales. 

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