USA 2020: Sanders renonce et ouvre la voie à un duel Biden-Trump
WASHINGTON (Reuters) – Bernie Sanders a mis fin mercredi à sa campagne pour l’investiture du Parti démocrate en vue de l’élection présidentielle aux Etats-Unis, laissant l’ancien vice-président Joe Biden seul en lice pour affronter Donald Trump le 3 novembre.
« Le chemin vers la victoire est quasiment impossible », a déclaré le sénateur indépendant du Vermont à ses partisans dans un discours retransmis en direct par vidéo.
« Je suis parvenu à la conclusion que cette bataille pour l’investiture démocrate ne sera pas couronnée de succès. Et donc aujourd’hui, j’annonce la suspension de ma campagne », a-t-il ajouté.
Bernie Sanders a toutefois précisé que son nom serait toujours soumis aux électeurs des primaires à venir et qu’il continuerait ainsi d’empocher des délégués en vue de la convention nationale du parti, programmée en juillet prochain à Milwaukee, dans le Wisconsin, afin, a-t-il expliqué, de porter son programme au sein du Parti démocrate.
« Puis, ensemble, unis, nous avancerons pour battre Donald Trump, le président le plus dangereux de l’histoire moderne de l’Amérique », a-t-il dit.
En stoppant sa campagne, Bernie Sanders, âgé de 78 ans, ouvre la voie à un duel entre Joe Biden, 77 ans, et Donald Trump, qui, à 73 ans, va chercher à effectuer un second mandat de quatre ans.
Bernie Sanders, qui avait poussé Hillary Clinton dans ses retranchements en 2016 au cours des primaires démocrates, était soumis à une forte pression depuis les larges victoires remportées par Joe Biden le 17 mars en Floride, en Arizona et dans l’Illinois.
Le sénateur du Vermont, qui se définit comme un socialiste aux idées le situant à l’aile gauche du Parti démocrate, a pourtant dominé la course à l’investiture dans un premier temps mais sa candidature s’est ensuite rapidement essoufflée à partir de sa défaite en Caroline du Sud fin février.
A mesure que Joe Biden reprenait le dessus, les démocrates modérés se sont progressivement regroupés autour de l’ancien vice-président, dont l’expérience dans la gestion des affaires de l’Etat peut en outre apparaître comme un atout en pleine épidémie de nouveau coronavirus aux Etats-Unis.
Cette crise sanitaire a aussi bouleversé le calendrier des primaires démocrates, certains votes ayant été reportés tandis que d’autres sont en suspens.
TRUMP APPELLE LES PARTISANS DE SANDERS À LE REJOINDRE
Donald Trump a rapidement réagi au renoncement de Bernie Sanders en invitant les partisans du sénateur démocrate à rejoindre son camp, alors que lui-même a obtenu l’investiture républicaine en 2016 en bousculant l’élite du Parti avec des propositions jugées iconoclastes par les adeptes du libre-échange.
« Cela s’est terminé exactement comme le voulaient les démocrates et le DNC (Comité national démocrate-NDLR), pareil que le fiasco d’Hillary la Corrompue. Le peuple de Bernie devrait venir au Parti républicain, COMMERCE! », a écrit le président américain sur Twitter.
Joe Biden s’est lui aussi immédiatement efforcé de ne pas laisser s’échapper l’électorat, souvent jeune, de Bernie Sanders, qui avait en partie fait défaut à Hillary Clinton en 2016.
« Je sais à quel point cette décision a été difficile à prendre pour lui et combien c’est difficile pour ses millions de partisans – particulièrement pour les jeunes électeurs – qui ont été inspirés et galvanisés et amenés à la politique par les idées progressistes qu’il défend », a réagi l’ancien vice-président de Barack Obama dans un communiqué.
« Les inégalités de revenus, un système de santé universel, le changement climatique, l’université gratuite, soulager les étudiants de l’endettement écrasant liés aux emprunts étudiants. Ce ne sont là que quelques thèmes auxquels Bernie et ses partisans ont donné vie. Et si Bernie et moi pouvons ne pas être d’accord sur la manière d’y arriver, nous sommes d’accord sur l’objectif final », a-t-il ajouté.
De fait, de nombreuses propositions de Bernie Sanders sont désormais admises dans le débat au sein du Parti démocrate, comme sa proposition de couverture santé universelle qui créerait un système de soins géré par les pouvoirs publics en mettant à l’écart les mutuelles privées. Il prône aussi un salaire minimum à 15 dollars de l’heure, la suppression des frais de scolarité à l’université et un alourdissement des impôts sur les plus fortunés.
« Notre mouvement a remporté la bataille idéologique dans ce qu’on appelle les Etats rouges, bleus et violets », a dit le sénateur du Vermont à ses partisans en allusion aux couleurs, les deux premières, associées respectivement au Parti républicain et au Parti démocrate.
(avec Doina Chiacu; version française Jean-Stéphane Brosse et Bertrand Boucey, édité par Henri-Pierre André)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
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