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Le régime iranien contesté pour sa gestion de la catastrophe d’Ukraine Airlines

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par Parisa Hafezi et Tuqa Khalid

DUBAI (Reuters) – La lenteur avec laquelle la théocratie iranienne a admis son implication dans la catastrophe de l’avion d’Ukraine Airlines a exacerbé la colère de la population à son égard, qui s’était déjà exprimée lors des manifestations de novembre, et pourrait donner lieu à une crise de légitimité.

Après trois jours de dénégations, l’armée iranienne a avoué samedi avoir tiré « par erreur » un missile sur l’appareil, causant la mort des 176 personnes à bord.

Sur fond de mécontentement croissant et d’indignation internationale, l’aveu tardif des Gardiens de la révolution a dissipé l’unité retrouvée après la mort du général Qassem Soleimani, tué le 3 janvier en Irak dans une frappe américaine.

Plusieurs milliers de personnes rassemblées samedi soir à Téhéran ont scandé « Mort au tyran ! », fustigeant l’attitude de l’ayatollah Khamenei, guide suprême de la Révolution.

« Excusez-vous et démissionnez », recommande dimanche le quotidien Etemad, s’adressant aux caciques du régime.

Depuis l’accident de l’avion ukrainien, qui s’est écrasé quelques minutes après son décollage de Téhéran – ce que le Canada et les Etats-Unis ont rapidement imputé à un tir iranien () -, les critiques contre le pouvoir se multiplient sur les réseaux sociaux.

Des élections législatives auront lieu le mois prochain et le régime compte sur une forte participation pour asseoir sa légitimité, mais la catastrophe et sa gestion pourraient inciter de nombreux électeurs à s’abstenir, d’autant que le scrutin n’aura pas de conséquences sur les grandes lignes politiques.

Le mécontentement de la population, nourri par la violente répression des manifestations de novembre dernier, qui a fait des centaines de morts, a trouvé une nouvelle résonance.

« Il s’agit d’une période très sensible pour le pouvoir. Ils font face à un sérieux problème de crédibilité. Non seulement ils ont dissimulé la vérité, mais ils ont mal géré la situation », observe un ancien haut représentant iranien ayant requis l’anonymat.

« MORT AU DICTATEUR »

Depuis la Révolution islamique de 1979, les dirigeants cléricaux ont écarté les obstacles à leur mainmise sur le pouvoir, mais la défiance exprimée en novembre, d’abord en réaction à la hausse du prix de l’essence, pourrait prendre une nouvelle ampleur.

« Il y aura un revers à court terme pour la crédibilité du régime et cela va accentuer la pression due aux problèmes économiques et politiques que le régime avait avant sa dernière confrontation avec les Etats-Unis », a estimé Daniel Byman, maître de recherches diplomatiques au Centre de politique pour le Moyen-Orient des Institutions Brookings.

Les gardiens de la Révolution ont présenté leurs excuses pour avoir abattu l’avion, alors que l’Iran était en état d’alerte maximum, craignant une riposte des Etats-Unis aux frappes contre des sites irakiens abritant des troupes américaines pour venger la mort de Soleimani.

Un représentant de l’aile « dure » du régime juge que cette erreur ne peut être utilisée comme une arme politique contre le pouvoir et les gardiens de la Révolution, qui rendent compte directement à Khamenei.

« Evitons d’être aussi sévères. C’était un moment sensible et tout le monde était nerveux. On ne peut pas ignorer ce que les gardiens ont fait pour protéger la nation et ce pays depuis la révolution », a-t-il expliquer à Reuters.

UN CHOC

L’ayatollah Khamenei, âgé de 80 ans, qui a toujours présenté la forte participation électorale comme un gage de légitimité, pourrait désormais constater que les Iraniens ne sont plus aussi enclins à afficher leur soutien.

« Pourquoi devrais-je voter pour ce régime ? Je ne leur fais pas du tout confiance. Ils nous ont menti à propos de l’accident d’avion. Pourquoi devrais-je leur faire confiance quand ils ne font pas suffisamment confiance au peuple pour dire la vérité ? », a déclaré Hesham Ghanbari, un étudiant âgé de 27 ans.

Le gouvernement iranien est déjà confronté à une crise économique exacerbées par les sanctions croissantes imposées par les Etats-Unis depuis leur retrait en 2018 de l’accord sur le nucléaire iranien.

« Cette tragédie ne sera pas oubliée et elle n’est pas facile à surmonter pour la population sur fond de sanctions et de pressions, pas seulement de l’étranger, mais aussi de la part de l’Etat », a estimé Sanam Vakil, chargée de recherches à la Chatham House pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord.

« Cet incident est un rappel brutal du manque cruel de gouvernance », a-t-elle ajouté.

Le système clérical a survécu à bien des crises, notamment un conflit armé de huit ans avec l’Irak dans les années 1980. Mais les classes les moins favorisées, qui constituent le socle du régime, ont été parmi les premières à manifester en novembre dernier.

Apprendre que les forces iraniennes ont abattu l’avion, par accident ou non a été un nouveau choc pour la population, alors que la plupart des passagers étaient des ressortissants iraniens ou irano-canadiens.

Sur les réseaux sociaux, nombreux sont ceux qui reprochent aux autorités d’avoir passé plus de temps à nier leur implication qu’à compatir à la douleur des familles de victimes.

(version française Jean Terzian, édité par Jean-Philippe Lefief)

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Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien


Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.

Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires


A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain. 

Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public 



Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature. 
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme. 
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives. 
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires). 
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne. 

Le piège de l’uniformisation de l'information


L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire); 
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.  
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite. 

Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !


Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés. 
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises. 
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales. 

1. Le Journal Chrétien,  un service de presse en ligne reconnu par l’Etat

Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.
La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne. 
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

2. Chrétiens TV, chaîne 483 de Free

Chrétiens TV est une chaîne de télévision chrétienne francophone reconnue par l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (ARCOM) et diffusée en continu sur le canal 483 de l’opérateur Free en France ainsi que sur Apple TV, Roku TV, Amazon Fire TV, les applications Chrétiens TV et Free TV (iOS ou Android), les sites Chrétiens TV et https://tv.free.fr
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