Attentats contre des églises au Sri Lanka : circonstances, bilan, enquête, revendication
Les chrétiens du Sri Lanka ont été touchés par une série d’attentats meurtriers perpétrés par l’Etat islamique le dimanche de Pâques. Le bilan provisoire fait état de 253 morts et plus de 500 blessés. Des ressortissants étrangers et 45 enfants figurent parmi les victimes. Ces attentats ont été revendiqués par l’État islamique le 23 avril dernier. Le National Thowheeth Jama’ath, un groupe terroriste islamiste sri-lankais dont le chef a prêté allégeance à l’État islamique avant les attentats, est montré du doigt par le gouvernement srilankais.
Le 21 avril 2019, la communauté chrétienne du Sri Lanka a été touchée par une série d’attentats-suicides coordonnés dans trois églises à Colombo, Negombo et Batticaloa. Quelques heures plus tard, deux explosions ont eu lieu dans un complexe immobilier à Dematagoda et une maison d’hôtes à Dehiwala.
Circonstances
Les services de renseignement srilankais ont annoncé le 11 avril 2019 qu’un groupe terroriste projetait des « attentats-suicides contre d’importantes églises ».
Alors que les chrétiens sri-lankais célèbraient Pâques le 21 avril dernier, ils ont été victimes d’une série d’attentats islamistes. Le gouvernement sri-lankais est convaincu que les attaques sur les trois églises sont des attentats-suicides.
Chronologie des attaques
Le sanctuaire catholique de Saint-Antoine de l’archidiocèse de Colombo est visé par le premier attentat attaque terroriste à 8h45, suivi par l’église catholique Saint-Sébastien à Negombo peu avant 9h. L’église évangélique Zion à Batticaloa a également été la cible d’un kamikaze à 9h05.
Bilan provisoire
Le bilan provisoire des attentats est d’au moins 253 morts et 500 blessés. Trente-cinq étrangers figurent parmi les victimes, dont des citoyens américains, britanniques et néerlandais.
Il s’agit de l’attentat le plus meurtrier commis par l’État islamique contre les chrétiens.
Revendication de l’Etat islamique
Le 23 avril dernier, le groupe terroriste État islamique a revendiqué les attentats au Sri Lanka. Trois jours plus tard, le président srilankais Maithripala Sirisena a annoncé que Zahran Hashim, chef du groupe islamiste National Thowheeth Jama’ath qui a prêté allégeance à l’État islamique, est mort en perpétrant une des attaques suicides à Colombo.
Enquête en cours
L’enquête progresse timidement. Sept terroristes présumés ont été arrêtés dans une maison d’un complexe immobilier de Mahavila Udyana Roalors à Dematagoda lors d’un raid de la police nationale sri-lankaise au cours duquel trois policiers ont été tués par l’explosion d’un terroriste.
Réactions
Le président sri-lankais Maithripala Sirisena a pris la décision de bloquer l’accès à tous les réseaux sociaux, dont Facebook, WhatsApp et Viber, pour empêcher la diffusion de « fausses informations » par les groupes terroristes.
Le Premier ministre sri-lankais, Ranil Wickremesinghe, a déclaré :
« Je condamne fermement les attaques lâches perpétrées contre notre peuple aujourd’hui. J’appelle tous les Sri-Lankais à rester unis et forts. Merci d’éviter de propager des rumeurs non vérifiées et des spéculations. Le gouvernement prend des mesures immédiates pour contenir cette situation52. » Le ministre des finances, Mangala Samaraweera, a décrit les attaques comme « une tentative bien coordonnée de créer le meurtre, le chaos et l’anarchie ».
Après l’attaque, l’archevêché de Colombo a annoncé l’annulation de toutes les célébrations pascales prévues pour la soirée.
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
1. Le Journal Chrétien, un service de presse en ligne reconnu par l’Etat
Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne.
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

