Le film « Amazing Grace » vise à inspirer une nouvelle génération par la foi de Wilberforce
Bob Beltz espère qu’une nouvelle génération de chrétiens découvrira l’histoire de William Wilberforce comme un exemple d’engagement culturel fidèle, à une époque où de nombreux croyants se sentent découragés quant à leur capacité à faire la différence.
Alors que Walden Media célèbre le 20e anniversaire d’« Amazing Grace », le film acclamé de 2006 retraçant le combat mené pendant des décennies par Wilberforce pour abolir la traite négrière britannique, le pasteur, auteur et producteur de cinéma a expliqué pourquoi l’exemple de cet homme d’État britannique est plus urgent que jamais.
« Cette nouvelle génération de croyants… n’a jamais entendu cette histoire », a déclaré Beltz au Christian Post. « Le film a 20 ans. Certains de ces jeunes n’étaient même pas nés à l’époque, et pourtant, il reste d’une actualité brûlante. Il est tellement pertinent que je pense qu’il sera visionné pendant encore de nombreuses années. Nous espérons qu’il sera une source d’inspiration et un encouragement à s’engager. »
La sortie du film à l’occasion de cet anniversaire coïncide avec le mois de naissance de Wilberforce, né le 24 août 1759. Au lieu d’une nouvelle diffusion en salles, « Amazing Grace » est proposé à nouveau sur les plateformes numériques, Walden Media s’efforçant de rendre le film accessible au plus grand nombre.
Le film, classé PG (accord parental souhaitable), est disponible en streaming exclusivement sur Angel Studios jusqu’au 31 octobre et peut également être acheté ou loué en version numérique sur des plateformes telles que Prime Video, Apple TV, Google Play et Fandango at Home. Une sortie DVD est également prévue pour le mois d’août.
Produit par Walden Media, « Amazing Grace » met en scène Ioan Gruffudd dans le rôle de Wilberforce et retrace le combat mené pendant près de 20 ans par ce parlementaire évangélique pour abolir la traite transatlantique des esclaves par la Grande-Bretagne, un combat animé par sa foi chrétienne renouvelée.
Beltz, pasteur ordonné de l’Église presbytérienne évangélique et président du Telos Project, a été producteur associé sur « Amazing Grace » après avoir consacré des décennies au développement de films à thématique religieuse, notamment la série « Le Monde de Narnia », « La Bible », « A.D. The Bible Continues » et « Fils de Dieu ». Il est également l’auteur de « Real Christianity », une adaptation moderne du classique de Wilberforce paru en 1797, qui explore la foi ayant façonné la vie publique de l’abolitionniste.
Avant de rejoindre Walden Media, Beltz a été pasteur pendant près de 50 ans, avant d’intégrer l’industrie cinématographique de manière inattendue, à la demande d’un ami qui souhaitait évaluer un projet d’adaptation.
« J’ai eu le grand privilège non seulement d’être pasteur pendant 50 ans, mais aussi de faire partie de Walden Media pendant 25 ans », a-t-il déclaré. « Dès qu’il s’agit d’un projet à dimension religieuse… je joue probablement un rôle plus important pour m’assurer que la théologie et la spiritualité du film soient fidèles à la réalité. » Bien que Wilberforce soit aujourd’hui largement reconnu comme le chef de file du mouvement abolitionniste britannique, Beltz s’est dit surpris d’apprendre que de nombreux chrétiens ne le connaissaient pas au début de la production d’« Amazing Grace ».
« En dehors d’un petit cercle de personnes qui le connaissaient bien, la plupart des gens ne savaient rien de lui, voire n’avaient jamais entendu parler de lui », a-t-il déclaré. « Pourtant, cet homme a littéralement changé le monde d’une manière si significative que… son action, il y a 200 ans, a encore un impact aujourd’hui. »
Au cœur de l’influence durable de Wilberforce se trouvait sa conviction que la foi chrétienne devait imprégner tous les aspects de la vie, y compris le service public, a ajouté Beltz.
Après avoir vécu un renouveau spirituel, Wilberforce envisagea de quitter le Parlement pour entrer dans les ordres. Il sollicita plutôt les conseils du Premier ministre William Pitt le Jeune et de John Newton, ancien capitaine de navire négrier devenu pasteur anglican et auteur du cantique « Amazing Grace ». Tous deux l’encouragèrent à poursuivre sa carrière politique.
« Newton a dit : “Tu dois rester en politique. Dieu a besoin de toi” », a déclaré Beltz. « C’est un exemple formidable pour les jeunes d’aujourd’hui qui cherchent à comprendre : “Quel impact ma foi a-t-elle sur le monde ?” »
Selon Beltz, cette décision allait marquer la vie de Wilberforce. En 1787, il présenta au Parlement son premier projet de loi visant à abolir la traite des esclaves. Malgré l’échec de ce projet, il présenta presque chaque année pendant les deux décennies suivantes des textes similaires, subissant des défaites répétées avant que le Parlement n’adopte finalement la loi d’abolition en 1807.
« Je n’imagine pas me battre pour une cause pendant 20 ans », a déclaré Beltz. « Je pense que c’est un exemple important, surtout pour les jeunes de notre génération, habitués à ce que tout aille vite. Qu’est-ce que cela signifie de persévérer, de s’accrocher et de mener le bon combat ? »
L’un des moments les plus marquants du film relate comment Wilberforce, persuadé d’avoir obtenu les voix nécessaires pour remporter la victoire, vit ses adversaires faire dérailler ses efforts en distribuant des billets pour un spectacle comique populaire, attirant ainsi les parlementaires qui comptaient voter pour le projet de loi.
« Ce fut un coup dur pour lui », a déclaré Beltz. « Pourtant, il a su renverser la situation. Il a consacré dix ans de plus à ce combat, jusqu’à finalement, en 1807, obtenir gain de cause. »
Les réalisations de Wilberforce ne se limitaient pas à l’abolition de la traite négrière ; outre son engagement pour l’abolition, il s’est consacré à ce qu’il appelait la « réforme des mœurs », une entreprise visant à réformer la société anglaise en s’attaquant à la pauvreté, au vice et aux autres injustices sociales.
« On se souvient de lui pour la traite négrière, mais il a combattu presque tous les maux et injustices sociales en Angleterre et a contribué à la création de plus de 90 sociétés différentes, que nous appellerions aujourd’hui des associations à but non lucratif », a expliqué Beltz. « Tout cela était guidé par sa vocation. »
Réfléchissant aux paroles que Wilberforce aurait pu adresser aux chrétiens confrontés aux divisions culturelles actuelles, Beltz a déclaré que l’homme d’État britannique commencerait probablement par la prière.
« J’encourage les jeunes d’aujourd’hui à prier sincèrement et à demander à Dieu : « Que veux-tu que je fasse ? » », a-t-il dit. « Vous n’êtes peut-être pas William Wilberforce, mais quoi que Dieu vous inspire, faites-le, et vous contribuerez à un changement positif. »
« Ce n’est pas une partie de plaisir. C’est un combat que nous menons », a-t-il ajouté. « C’est un peu effrayant, mais c’est aussi le seul moyen de s’épanouir pleinement dans la vie, de découvrir le but pour lequel Dieu vous a créés et de l’accomplir. »
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
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