LVMH annonce des ventes en hausse de 3% au T2
par Florence Loeve
PARIS, 27 juillet (Reuters) – Le groupe de luxe français LVMH a annoncé lundi des ventes en hausse organique de 3% au second trimestre, soutenues par les achats croissants de la clientèle américaine, qui compensent la diminution des dépenses des consommateurs au Moyen-Orient et en Europe du fait de la guerre en Iran.
Détenteur de plus de 70 marques dont Louis Vuitton, Dior ou les champagnes Moët et Chandon, LVMH a fait état de ventes de 19,5 milliards d’euros en croissance organique de 3% par rapport à la même période en 2025.
Elles s’avèrent légèrement supérieures aux attentes des analystes, qui anticipaient une augmentation de 2,5% d’après un consensus compilé par Visible Alpha.
« La croissance accélère au deuxième trimestre », a estimé le géant du luxe, notant toutefois que cette hausse organique des ventes aurait été de 4% « hors impact du conflit au Moyen-Orient ».
Sur le premier semestre, le résultat opérationnel courant demeure toutefois en baisse de 4% en publié, incluant les effets de change, par rapport au premier semestre 2025, tiré vers le bas par l’affaiblissement des activités mode et maroquinerie.
LVMH a indiqué lors d’une conférence téléphonique avec des journalistes que son résultat opérationnel courant était en croissance de 4% en organique « hors impact négatif des devises ».
« On a subi 700 millions d’euros d’effets de change », a détaillé le groupe, tout en affirmant que « ce qui est important » était le taux de marge, maintenu à 22,5%.
La division consacrée à la mode et la maroquinerie, qui représentait près des trois quarts du résultat opérationnel courant de LVMH en 2025, a constaté une hausse organique de 1% de ses ventes au second trimestre avec une « accélération forte aux États-Unis, et malgré l’impact du conflit au Moyen-Orient ».
Ces chiffres s’avèrent légèrement en-deça des attentes des analystes de 1,7%. La performance des divisions « montres et joaillerie », de 11%, ainsi que celle à 6% de la « distribution sélective », qui comprend la chaîne de magasins Sephora, ont contribué à la croissance.
INCERTITUDE AU MOYEN-ORIENT
Cette publication par LVMH, premier groupe de luxe français à annoncer ses résultats semestriels, intervient alors que les investisseurs cherchent à évaluer l’impact de la guerre en Iran sur l’industrie du luxe, dont la croissance a ralenti ces deux dernières années.
Autre géant du secteur, le groupe d’horlogerie et de joaillerie Richemont a publié des ventes solides ce mois-ci.
L’action LVMH, première capitalisation du CAC 40, a chuté de 28% depuis le début de l’année, l’une des pires performances parmi les grandes entreprises européennes.
Lors de l’assemblée générale du groupe en avril, le PDG Bernard Arnault avait affirmé à ses actionnaires que la reprise de la croissance dépendait de l’issue de la « crise très grave » au Moyen-Orient.
LVMH a publié ses résultats semestriels au lendemain d’une rare prise de parole publique de Bernard Arnault en réponse au Monde.
Le quotidien a publié ces derniers jours une série de six articles sur le dirigeant, y décrivant son influence auprès des présidents français, au sein des médias qu’il contrôle comme Les Échos et Le Parisien, ou encore une succession pour la direction du groupe pavée de rivalités entre ses cinq enfants, tous employés de LVMH.
Dans un texte publié en ligne par le groupe, Bernard Arnault, critiquant avec ironie le travail des journalistes, a insisté sur l’union au sein de sa famille.
(Reportage par Florence Loève et Dominique Patton, édité par Benoit Van Overstraeten)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
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Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
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2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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