Frederiksen veut mettre l’accent sur l’Etat-providence lors du son troisième mandat
par Stine Jacobsen et Soren Jeppesen
COPENHAGUE, 2 juin (Reuters) – La nouvelle coalition de centre-gauche au pouvoir au Danemark s’est engagée à résister aux pressions américaines concernant l’avenir du Groenland, à s’attaquer à l’inflation et à renforcer l’État-providence, selon un document d’orientation publié mardi par le futur gouvernement.
Après plus de deux mois de négociations, la Première ministre danoise Mette Frederiksen sortante a obtenu lundi un troisième mandat consécutif, en acceptant de former un gouvernement de coalition de centre-gauche.
Si celui-ci n’a pas encore été nommé, il a dressé une liste des priorités immédiates.
La poursuite des pourparlers diplomatiques sur le Groenland, que le président américain Donald Trump a menacé d’annexer, et le renforcement rapide de l’armée danoise, dans le contexte de la guerre en Ukraine, y figurent notamment.
« Le gouvernement restera ferme sur la souveraineté, l’intégrité territoriale et le droit à l’autodétermination du royaume », indique le document d’orientation.
L’avenir du Royaume du Danemark, composé du Groenland, des îles Féroé et du Danemark continental, appartient au peuple de ces trois nations, peut-on lire dans le document.
Deux députés groenlandais ont rencontré Mette Frederiksen avant la présentation de ce document et lui ont apporté leur soutien.
Outre les sociaux-démocrates de la Première ministre, le nouveau gouvernement sera composé des socio-libéraux, des Verts de gauche et des Modérés centristes. Et il comptera également sur l’Alliance rouge et verte, parti politique le plus à gauche au sein du parlement danois.
UN « TRIPLÉ » MALGRÉ LES CRISES
Pour s’assurer de son soutien, le futur gouvernement a accepté de rendre les soins dentaires gratuits pour les Danois d’ici dix ans, mais également de rendre les transports publics gratuits pour tous les moins de 22 ans et de supprimer la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) sur les fruits et légumes, selon l’Alliance rouge-verte.
Ce plan vise à répondre à la crise du coût de la vie qui a été une épine dans le pied de Mette Frederiksen tout au long de la campagne électorale, au terme de laquelle les sociaux-démocrates ont enregistré leur pire résultat depuis plus d’un siècle.
Les propositions présentées dans le document d’orientation n’incluent toutefois pas d’impôt sur la fortune, que Mette Frederiksen avait pourtant proposé pendant la campagne électorale.
« C’est assez fou de réussir un triplé en tant que Première ministre (…) Il doit y avoir des chefs de gouvernement de gauche en Europe qui regardent cela et se disent : ‘Peut-être devrions-nous l’écouter sur la manière de négocier et de mener le travail parlementaire' », a observé Andreas Thyrring, associé chez Ulveman & Borsting, un cabinet de conseil en affaires publiques.
Lors d’une conférence de presse mardi, Mette Frederiksen a déclaré que son nouveau gouvernement poursuivrait le travail débuté par son précédent cabinet en matière d’immigration.
L’approche du Danemark en matière d’immigration, suivie de près par certains gouvernements, a été critiquée par certaines organisations de défense des droits de l’homme.
Des procédures sont notamment en cours pour permettre l’expulsion de délinquants étrangers et pour créer des centres de d’expulsion en dehors de l’Europe.
(Rédigé par Stine Jacobsen et Soren Jeppesen à Copenhague ; version française Etienne Breban, édité par Benoit Van Overstraeten)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
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Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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