Football-Lens remporte sa première Coupe de France après sa victoire contre Nice
par Vincent Daheron
SAINT-DENIS, Seine-Saint-Denis, 22 mai (Reuters) – Le RC Lens a remporté vendredi la première Coupe de France de son histoire en battant l’OGC Nice (3-1) en finale au Stade de France, ponctuant une saison magnifique après sa deuxième place en championnat derrière le Paris Saint-Germain.
Portés par Florian Thauvin, auteur de l’ouverture du score (25e) et passeur décisif sur le but d’Odsonne Édouard (42e), les Sang et Or ont mis fin à une disette de 27 ans sans trophée majeur, depuis leur victoire en Coupe de la Ligue en 1999. Abdallah Sima a marqué le but du break dans le dernier quart d’heure (78e) pour permettre à Lens de succéder au PSG au palmarès.
« C’est historique, extraordinaire. On a fait une saison remarquable. On avait à coeur de rentrer dans l’histoire du club. Pour ça, il fallait remporter un trophée, c’est ce qu’on a réussi à faire », a savouré sur France TV Florian Thauvin, vainqueur de son premier trophée majeur en club.
Malgré plusieurs grosses occasions et la réduction de l’écart juste avant la mi-temps de Djibril Coulibaly (45e+3), Nice n’est pas parvenu à sauver sa saison cauchemardesque alors qu’il doit encore assurer son maintien en Ligue 1 lors des barrages.
Poussé par une marée sang et or dans un Stade de France à guichets fermés (76.000 spectateurs), Lens a répondu aux attentes et à son statut logique de favori, celui d’un vice-champion de France face au 16e de Ligue 1.
Grand artisan du parcours artésien en Coupe de France, Florian Thauvin a une nouvelle fois guidé son équipe vers la victoire.
Le champion du monde 2018 a ouvert le score en croisant sa frappe du pied gauche sur un centre en retrait de Matthieu Udol avant de déposer un corner sur la tête d’Odsonne Édouard sur la deuxième réalisation lensoise. Le grand absent de la liste de Didier Deschamps pour le Mondial a porté son total à trois buts et quatre passes décisives dans la compétition.
Alors que le Racing imaginait déjà une deuxième période en forme de promenade de santé, Nice a repris espoir six minutes plus tard. Djibril Coulibaly, plus jeune joueur à disputer une finale de Coupe de France au XXIe siècle à 17 ans et 185 jours, a réduit l’écart sur une tête décroisée à la réception d’un corner de Jonathan Clauss.
Un but mérité pour les Aiglons après l’énorme raté d’Elye Wahi en début de match, seul face au but (14e), et la frappe dangereuse de Sofiane Diop repoussée par Robin Risser (21e).
« J’AI TRÈS MAL »
Lens a souffert en deuxième période, pas aidé comme son adversaire du jour par une pelouse de piètre qualité. Antoine Mendy a même cru égaliser mais sa tête au coeur d’une défense artésienne passive a trouvé la barre transversale (61e).
C’est finalement l’autre homme de la Coupe de France, Abdallah Sima, qui a libéré les Sang et Or en inscrivant son cinquième but de la campagne. Entré en jeu 13 minutes plus tôt, l’attaquant a été plus solide et rapide qu’Antoine Mendy pour tromper Maxime Dupé du bout du pied.
Après trois finales perdues en 1948, 1975 et 1998, Lens devient ainsi le 35e club à remporter la Coupe de France. Ce trophée est également le premier de Pierre Sage en tant qu’entraîneur.
De son côté, Nice n’a pas fini sa saison puisqu’il devra tenter de se maintenir en Ligue 1 lors des barrages face à Saint-Étienne, dont le match aller est prévu dès mardi à l’extérieur.
Le retour vendredi prochain à l’Allianz Riviera se disputera à huis clos en raison de l’envahissement de sa pelouse survenu lors de la dernière journée de Ligue 1 dimanche dernier.
« J’ai très mal, ça fait très mal, c’est dur de trouver les mots », a réagi Dante, le capitaine niçois, sur France TV. « On a vu un esprit d’équipe qu’il va falloir amener pour les deux prochains matches. Ce sont deux matches capitaux, il faut aller avec beaucoup de confiance, beaucoup de courage. »
« Il faut que nous, les joueurs, on laisse ce club où nous l’avons tous trouvé, c’est-à-dire en Ligue 1. »
Ce succès du RC Lens bénéficie à Monaco, septième de Ligue 1, qui se qualifie en barrages de la Ligue Conférence (C4), et au Stade rennais, sixième, qui jouera la Ligue Europa (C3).
(Reportage de Vincent Daheron; édité par Zhifan Liu)
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Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
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Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
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