Tennis/Roland-Garros: Boisson retrouve le théâtre de son exploit après une année « assez difficile »
par Vincent Daheron
PARIS, 22 mai (Reuters) – Une victoire en un peu moins de huit mois : la situation ne serait pas alarmante pour la 361e joueuse mondiale qu’était Loïs Boisson l’an passé avant son parcours surprise jusqu’en demi-finales de Roland-Garros.
Mais le statut de la Française a désormais changé avant d’aborder son deuxième Grand Chelem parisien, à partir de dimanche.
En 2025, la Dijonnaise de désormais 23 ans avait vécu un conte de fées. Admise dans le tableau principal grâce à une invitation, elle s’était hissée jusqu’en demi-finales, écartant au passage Jessica Pegula et Mirra Andreeva, respectivement troisième et sixième mondiales.
Éliminée aux portes de la finale par la future lauréate Coco Gauff, Loïs Boisson était entrée dans une autre dimension, aussi bien aux yeux du grand public qu’au classement grâce à sa 65e place au sortir de Roland-Garros.
Un mois plus tard, elle remportait son premier tournoi sur le circuit au WTA 250 d’Hambourg (Allemagne), quelques semaines après son élimination au premier tour des qualifications de Wimbledon.
Mais un enchaînement de blessures a mis fin prématurément à sa saison 2025 et surtout retardé son retour à la compétition en 2026.
« La saison (2025) s’est bien passée mais le début de l’année 2026 ne s’est pas bien passé. Une nouvelle blessure qui m’a éloignée des courts, donc assez difficile, honnêtement, ce début d’année », a-t-elle reconnu vendredi en conférence de presse.
D’abord touchée au quadriceps, Loïs Boisson a surtout été écartée des terrains en raison d’une blessure à l’avant-bras droit et des erreurs de diagnostic qui ont étiré son absence.
« Cette blessure a été différente de toutes celles que j’ai pu avoir », a estimé celle qui avait déjà subi une rupture du ligament croisé du genou en 2024. « En fait, je ne savais pas. Il n’y avait pas de délai, il y a eu quelques erreurs. »
« C’est ça qui a été assez dur mentalement, le fait de ne pas savoir, le fait d’être un peu dans l’inconnu tous les jours, toutes les semaines, tous les mois qui sont passés. À certains moments, j’ai pensé que ça allait être compliqué pendant des mois, peut-être des années. »
Désormais 50e mondiale, après avoir atteint au mieux le 34e rang en février dernier, la Française a repris la compétition le mois dernier à Madrid après près de sept mois d’absence. La reprise a été compliquée avec des éliminations successives dès ses entrées en lice aux WTA 1000 de Madrid et Rome ainsi qu’au WTA 125 de Parme (Italie), sur le circuit secondaire.
« MONTAGNE INSURMONTABLE »
Inscrite cette semaine au WTA 500 de Strasbourg pour peaufiner sa préparation, elle a remporté son premier tour avant de tomber au tour suivant face à la Canadienne Victoria Mboko, neuvième mondiale.
« Physiquement, ça va bien. Depuis peu, je suis enfin à 100% », a-t-elle assuré. « Les deux matches à Strasbourg m’ont permis tout simplement de refaire un peu plus de matches, de retrouver un peu plus le rythme sur le court. Juste contente d’avoir pu faire ces matches pour engranger un peu de confiance dans mon jeu, dans le rythme. »
Elle sera particulièrement attendue porte d’Auteuil après son parcours de l’an dernier, qui a braqué sur elle les projecteurs et quelques partenaires.
« Je sens beaucoup d’engouement autour. J’ai pu m’en rendre compte à Strasbourg, c’était la première fois que je rejouais en France depuis Roland-Garros l’année dernière, et j’ai senti vraiment que le public était là, était pour moi, me supportait », a-t-elle apprécié. « Je suis vraiment contente parce que ça me fait du bien. »
Après des périodes non concluantes avec Carlos Martinez et Hendrik Vleeshouwers, Loïs Boisson est de nouveau associée à Florian Reynet, l’entraîneur qui l’avait accompagnée en demi-finales l’an passé.
« J’avais besoin de personnes qui me connaissaient vraiment, qui me connaissaient aussi d’avant », a-t-elle expliqué. « Ça m’a fait beaucoup de bien et je pense que c’était un très bon choix. »
Loïs Boisson entamera son tournoi face à la Russe Anna Kalinskaya, tête de série n°22, et pourrait retrouver Coco Gauff en huitièmes de finale.
« Je ne suis pas très optimiste », estime Fabrice Santoro, consultant pour Prime Video. « Parce que si elle était arrivée à Paris avec des victoires et de la confiance, ça aurait été difficile, mais alors, défendre ses points devant son public avec l’attente, sans victoire et sans confiance et un premier tour compliqué, ça me paraît une montagne insurmontable. »
Pour Loïs Boisson, « tout est possible ». « Je peux aller au bout comme je peux perdre au premier tour », a-t-elle prévenu.
Le public parisien sera en tout cas particulièrement attentif à son parcours dans une période compliquée pour le tennis féminin français.
(Reportage de Vincent Daheron, édité par Benoit Van Overstraeten)
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Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
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Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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