Le Conseil de la paix de Gaza à court d’argent – sources
par Pesha Magid et Nidal al-Mughrabi
JERUSALEM/LE CAIRE, 10 avril (Reuters) – Le Conseil de la paix créé par Donald Trump pour mettre en oeuvre son plan pour l’avenir de la bande de Gaza n’a reçu qu’une petite fraction des 17 milliards de dollars promis le mois dernier lors d’une conférence à Washington, ont déclaré à Reuters des sources au fait du dossier.
Clôturant la réunion le 19 février dernier, dix jours avant le début des frappes israélo-américaines contre l’Iran, Donald Trump avait annoncé que les États-Unis verseraient une contribution de 10 milliards de dollars au Conseil de paix, ajoutant que d’autres pays contributeurs – essentiellement les pétromonarchies du Golfe – avaient promis 7 milliards de dollars pour la reconstruction de Gaza.
Selon l’une des sources interrogées par Reuters, seulement trois pays sur les dix s’étant engagés financièrement, les Emirats arabes unis, le Maroc et les Etats-Unis eux-mêmes, ont pour l’heure apporté une contribution, pour un montant total inférieur à un milliard de dollars.
La guerre en Iran a tout remis en cause, exacerbant des difficultés financières préexistantes, a expliqué cette source.
Les fonds du Conseil de la paix doivent notamment financer les activités du Comité national pour l’administration de Gaza (CNAG), le gouvernement technocratique palestinien chargé de diriger Gaza sans le Hamas, avec l’appui de Washington.
Mais celui-ci n’a pas pu encore s’installer dans l’enclave pour des raisons sécuritaires et financières, ont déclaré la source sus-citée ainsi qu’un responsable palestinien au fait du dossier.
« Il n’y a aucun argent disponible », a fait savoir Nikolaï Mladenov, Haut Représentant pour Gaza au sein du Conseil de la paix, au Hamas et aux autres factions palestiniennes selon ce responsable.
Ali Shaath, nommé pour diriger le CNAG, et les 14 autres membres du comité restent cloîtrés dans un hôtel du Caire sous la supervision de responsables américains et des autorités égyptiennes.
(Jean-Stéphane Brosse pour la version française, édité par Zhifan Liu)
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