JO 2030: Cyril Linette quitte officiellement le comité d’organisation
PARIS, 25 février (Reuters) – Le comité d’organisation des Jeux olympiques et paralympiques (Cojop) 2030 dans les Alpes françaises a annoncé mercredi le départ de son directeur général Cyril Linette.
« Le Cojop Alpes Françaises 2030 acte le départ du directeur général du Cojop Cyril Linette », a écrit le comité d’organisation dans un communiqué. « À l’occasion du bureau exécutif qui s’est tenu le dimanche 22 février 2026 à Milan, le Cojop et les parties prenantes ont pris acte du départ du directeur général du Cojop, Cyril Linette. »
« Cette décision répond à la volonté collective de donner au Cojop un nouvel élan grâce à une gouvernance renouvelée, à un moment où, ses fondations posées, s’ouvre une nouvelle phase clé de livraison opérationnelle du projet », est-il précisé dans le communiqué.
Le Cojop avait reconnu deux semaines auparavant des « désaccords insurmontables entre le président Edgar Grospiron et le directeur général » et avait donné au président la charge de conduire les négociations devant mener au départ de Cyril Linette.
« Le bureau exécutif tient à saluer le travail accompli par Cyril Linette depuis son arrivée en avril 2025. Son engagement a notamment permis de structurer l’organisation, de constituer une équipe de direction de grande qualité, aux expertises complémentaires et de faire adopter le premier budget pluriannuel du Cojop à l’automne », a ajouté le communiqué.
Interrogé mercredi lors d’une audition au Sénat, Edgar Grospiron n’a pas évoqué les désaccords dont il était question, arguant une « clause de confidentialité » concernant les conditions du départ de Cyril Linette.
« Des Jeux qui aujourd’hui démarrent dans un contexte troublé, de turbulences, car les épisodes de désaccords internes que nous avons connus dans l’organisation ne doivent pas pour autant masquer l’essentiel : le cap demeure inchangé et le travail opérationnel se poursuit chaque jour », a déclaré le président du Cojop devant les sénateurs.
« Cette crise de gouvernance n’a pas de conséquence sur la livraison des Jeux. Cette situation actuelle résulte d’un ajustement qui permet de livrer les Jeux dans les meilleures conditions », a-t-il ajouté.
« PAS AU RENDEZ-VOUS DES EXIGENCES DEMANDÉES »
Le comité d’organisation est perturbé par plusieurs départs ces derniers mois puisque la directrice des opérations Anne Murac et le directeur de la communication Arthur Richer ont quitté leur fonction, respectivement en décembre et janvier.
Début février, Bertrand Méheut a démissionné de son poste de président du comité des rémunérations du Cojop.
« De mon point de vue, ce sont des problèmes opérationnels. L’organisation manquait de robustesse et les gens avaient tendance à rester dans leur couloir sans travailler de manière collective, et donc ça peut expliquer certaines démissions », a expliqué Edgar Grospiron au Sénat.
« Ou ce sont des gens qui n’étaient pas au rendez-vous des exigences demandées par le directeur général et dont on a décidé de se séparer. Les raisons pour lesquelles les démissions sont intervenues sont différentes. »
Dimanche, la ministre des Sports Marina Ferrari avait annoncé le lancement d’une mission d’inspection à l’initiative du gouvernement afin « d’objectiver la situation » pour repartir « sur de bonnes bases ».
(Rédigé par Vincent Daheron, édité par Blandine Hénault et Kate Entringer)
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Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
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Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
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Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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