Ukraine et Russie s’accordent sur un échange de prisonniers, dit Witkoff
par Olena Harmash
KYIV, 5 février (Reuters) – Des représentants de Washington, Kyiv et Moscou ont conclu jeudi un accord d’échange de 314 prisonniers, a annoncé Steve Witkoff, l’envoyé spécial du président américain Donald Trump, ajoutant qu’il restait encore beaucoup à faire pour mettre fin à la guerre en Ukraine.
Cette annonce intervient au deuxième jour d’une série de pourparlers organisées à Abou Dhabi sous l’égide des États-Unis visant à mettre fin au conflit entre l’Ukraine et la Russie, le plus destructeur en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale, après une première journée qualifiée de productive et positive tant par Kyiv que par Moscou.
« Aujourd’hui, les délégations des États-Unis, de l’Ukraine et de la Russie sont convenues d’échanger 314 prisonniers, le premier échange de ce type en cinq mois », a déclaré Steve Witkoff dans un message publié sur X.
« Ce résultat a été obtenu grâce à des pourparlers de paix détaillés et productifs. Bien qu’un travail important reste à accomplir, de telles avancées montrent que le maintien d’un engagement diplomatique soutenu produit des résultats concrets et fait progresser les efforts visant à mettre fin à la guerre en Ukraine », a-t-il ajouté.
Le président ukrainien Volodimir Zelensky avait dit espérer que les pourparlers d’Abou Dhabi aboutiraient à un nouvel échange de prisonniers.
L’envoyé spécial de Donald Trump a ajouté que les discussions se poursuivraient, avec « des progrès supplémentaires attendus dans les semaines à venir ».
Il n’a pas précisé le nombre de prisonniers que chaque pays échangerait et la Maison blanche n’a pas répondu dans l’immédiat à une demande de commentaires.
Avant les annonces de Steve Witkoff, l’envoyé du président russe Vladimir Poutine, Kirill Dmitriev, a fait état jeudi de progrès et d’évolutions positives dans les discussions concernant la manière de mettre fin à la guerre, qui dure depuis quatre ans.
« DES MESURES CONCRÈTES ET DES SOLUTIONS PRATIQUES »
Au terme des entretiens de mercredi, le principal négociateur ukrainien Roustem Oumerov avait pour sa part évoqué des négociations « substantielles et productives, axées sur des mesures concrètes et des solutions pratiques ».
Annonçant le début de la deuxième journée de discussions, il a indiqué jeudi que les échanges se poursuivraient selon le même format, avec des consultations trilatérales, des discussions en groupe, puis à nouveau une coordination conjointe des positions.
Kirill Dmitriev a en outre évoqué des initiatives actives en vue de rétablir les relations entre la Russie et les États-Unis, notamment dans le cadre d’un groupe de travail américano-russe sur l’économie.
« Les bellicistes européens et de Grande-Bretagne tentent constamment de s’immiscer dans ce processus, d’interférer dans celui-ci. Et plus ces tentatives sont nombreuses, plus nous constatons que des progrès sont indéniablement réalisés », a-t-il affirmé.
« Il y a un mouvement positif vers l’avant », a également assuré Kirill Dmitriev dans des déclarations fournies par son service de presse.
L’administration du président américain Donald Trump pousse Kyiv et Moscou à trouver un compromis pour mettre fin à la guerre, mais les positions des deux parties semblent encore très éloignées sur des points clés malgré plusieurs cycles de négociations chapeautées par des responsables américains.
Les responsables ukrainiens ont cependant déclaré que ce cycle de négociations était différent des précédentes tentatives dans la mesure où la délégation russe inclut cette fois des militaires.
DONETSK ET ZAPORIJJIA PARMI LES SUJETS SENSIBLES
Les questions les plus complexes concernent les exigences de Moscou visant à ce que l’Ukraine cède les territoires qu’elle contrôle encore dans la région de Donetsk, dans l’est du pays, ainsi que le sort de la centrale nucléaire de Zaporijjia, la plus grande d’Europe, située dans une zone occupée par la Russie.
Moscou pose comme condition préalable à tout accord que Kyiv retire ses troupes de l’ensemble de la région de Donetsk, y compris d’une ligne de villes fortifiées considérées comme l’une des défenses les plus solides de l’Ukraine.
Kyiv a pour sa part déclaré que le conflit devait être gelé le long des lignes de front actuelles et rejeté tout retrait unilatéral de ses forces, revendiquant en outre le contrôle de la centrale de Zaporijjia.
La Russie occupe environ 20% du territoire national ukrainien, y compris la Crimée et certaines zones de la région orientale du Donbass saisies avant l’invasion de 2022. Des analystes estiment que la Russie a pris le contrôle d’environ 1,5% du territoire ukrainien depuis début 2024.
Après des violentes frappes aériennes russes sur l’Ukraine dans la nuit de mardi à mercredi, avant les pourparlers, les informations faisant état d’attaques étaient moins nombreuses jeudi. Le maire de Kyiv a toutefois déclaré que deux personnes ont été blessées dans une attaque de drone russe contre la capitale ukrainienne.
(Reportage Olena Harmash avec Shubham Kalia à Bangalore, version française Benjamin Mallet, édité par Kate Entringer)
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