Face au poids croissant des contributions aux organisations internationales, le gouvernement camerounais prépare un plan de rationalisation de ses participations. Un travail conjoint du ministère des Finances et du ministère des Relations extérieures propose un retrait de 35 % des organisations auxquelles le pays est affilié. Le Cameroun entend toutefois rester membre des institutions jugées stratégiques, comme l’Union africaine, auprès de laquelle il vient de régler 73 % de sa contribution.
« Nous croulons sous les frais de contribution que nous devons payer à certaines organisations internationales », a alerté le ministre des Finances, Louis Paul Motaze, devant l’Assemblée nationale. Il répondait à une question sur les retards de paiement des contributions, notamment auprès de l’Union africaine.
Pour le ministre, ces contributions pèsent lourdement sur le budget de l’État, alors même que « nous nous posons la question de l’utilité de ces organisations ». Ce décalage entre le coût et l’impact perçu de certaines adhésions nourrit la volonté de revoir en profondeur le portefeuille des organisations multilatérales auxquelles le Cameroun appartient.
Un portefeuille d’adhésions aux contours flous
Louis Paul Motaze a indiqué aux députés que le gouvernement a découvert l’ampleur et parfois l’opacité de ces engagements : « Nous nous sommes rendu compte que nous sommes membres de certaines organisations internationales dont personne ne se souvient de la date d’adhésion, ni de leur rôle exact, etc. (…) Je ne peux pas vous donner tous les noms, parce qu’il y en a certains qui sont extrêmement romantiques et dont nous ignorons la finalité »


