Israël et le Liban posent les bases d’une discussion élargie
JERUSALEM/BEYROUTH, 3 décembre (Reuters) – Israël et le Liban ont pour la première fois mercredi fait participer des représentants civils à une réunion du mécanisme de surveillance du cessez-le-feu entre les deux pays, dans le but d’engager, sous la pression des Etats-Unis, une discussion bilatérale pour l’heure quasi inexistante sur une plus grande variété de thèmes.
Côté libanais, l’ancien ambassadeur à Washington Simon Karam, nommé par le président Joseph Aoun, était présent à cette réunion du comité de supervision créé en novembre 2024 dans le cadre de l’accord de cessez-le-feu entre les deux pays.
Côté israélien, Benjamin Netanyahu a donné instruction au directeur adjoint du Conseil de sécurité nationale, Gil Reich, d’envoyer un représentant en son nom.
« Il s’agit d’une première tentative visant à établir la base d’une relation et d’une coopération économique entre Israël et le Liban », a déclaré le bureau du Premier ministre israélien.
Selon les services de Joseph Aoun, la nomination de Simon Karam à la tête de la délégation libanaise a été décidée après que Beyrouth a été informé par les Etats-Unis qu’Israël avait accepté d' »inclure un membre non militaire » dans sa délégation.
Le comité de surveillance, présidé par les Etats-Unis, s’est réuni pendant environ trois heures sur la « ligne bleue », tracée par les Nations unies pour délimiter la frontière entre Israël et le Liban.
Seuls des militaires – américains, français, libanais, israéliens et onusiens – avaient jusqu’ici participé aux réunions du mécanisme depuis sa création.
Dans un communiqué publié à l’issue de cette réunion, les participants saluent l’intégration de civils comme une « étape importante » en vue de garantir que le comité est « ancré dans un dialogue civil aussi bien que militaire pérenne ».
Un responsable de la sécurité libanaise informé de la teneur des discussions a seulement dit que la réunion avait été « positive », en refusant de dire si des thèmes politiques ou économiques avaient été abordés au-delà des habituelles questions relatives au cessez-le-feu.
« OPPORTUNITÉS UNIQUES DE CRÉER LA PAIX AVEC NOS VOISINS »
Dans un point presse en ligne avec des journalistes, Shosh Bedrosian, porte-parole du gouvernement israélien, a qualifié cette réunion de « développement historique ».
« Comme l’a dit le Premier ministre, il y a des opportunités uniques de créer la paix avec nos voisins », a-t-elle dit.
Le Liban reste officiellement en état de guerre avec Israël mais Joseph Aoun, élu président en janvier 2025, se dit ouvert à des négociations afin d’établir une paix plus durable.
Selon une source politique libanaise, Joseph Aoun a plusieurs fois adressé des signaux en ce sens à Israël ces derniers mois, sans recevoir de réponse.
« Quand les Etats-Unis nous ont fait savoir que les Israéliens nommaient un civil au sein du mécanisme, le Liban a pris cela comme un signal positif de leur part et a nommé à son tour un civil », a dit cette source.
Israël et le Liban ont conclu un cessez-le-feu en novembre 2024 après plus d’un an de conflit entre Tsahal et le Hezbollah.
Le parti-milice chiite, qui rejette par principe toute négociation avec Israël, un piège à ses yeux, n’a pas réagi dans l’immédiat à cette perspective d’élargissement des discussions.
Les décisions prises mercredi coïncident avec l’arrivée à Beyrouth de la représentante spéciale des Etats-Unis pour le Liban, Morgan Ortagus, et des représentants des quinze membres du Conseil de sécurité des Nations unies.
Malgré la trêve, Israël continue de mener épisodiquement des frappes aériennes sur le sud du Liban en accusant le Hezbollah, considérablement affaibli par la campagne militaire israélienne de l’automne 2024, de chercher à se réarmer.
La crainte d’une escalade voire de la reprise d’un conflit s’est accrue ces dernières semaines, Israël accusant les autorités de Beyrouth de trop tarder à désarmer le Hezbollah.
(Rédigé par Alexander Cornwell, avec la contribution de Maya Gebeily ; Jean-Stéphane Brosse pour la version française, édité par Kate Entringer et Sophie Louet)
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