Nissan: Réduction d’effectif au siège européen dans le cadre de la restructuration mondiale
par Daniel Leussink et Gilles Guillaume
TOKYO/PARIS (Reuters) – Nissan va supprimer 87 postes à son siège européen de Montigny-le-Bretonneux (Yvelines), selon un document et des emails internes, dans le cadre de la restructuration mondiale accompagnant le plan de redressement du constructeur automobile japonais et qui prévoit notamment une réduction de 15% des effectifs.
Le directeur général Ivan Espinosa veut rationaliser les activités et restaurer la profitabilité du groupe, en grande difficulté sur ses principaux marchés, des Etats-Unis à la Chine en passant par l’Europe.
Le plan Espinosa prévoit une baisse drastique de près de 30% de la capacité mondiale de production de Nissan Motor pour la ramener à 2,5 millions de véhicules, et une réduction du nombre d’usines de 17 à 10.
La plupart des postes appelés à disparaître au siège européen, situé à l’Ouest de Paris, se situent dans le marketing et les ventes, selon le document que Reuters a pu consulter. Sur les 87 postes, 64 étaient occupés lorsque l’accord a été signé le mois dernier.
Nissan prévoit aussi de créer 34 nouveaux postes et d’ouvrir des postes vacants supplémentaires pour favoriser la mobilité interne des salariés, ce qui signifie qu’au terme du processus, le nombre final de départs sera inférieur.
Nissan emploie environ 570 personnes à son siège européen, qui supervise ses opérations en Europe continentale, au Royaume-Uni, en Afrique, au Moyen-Orient, en Inde et jusqu’en Océanie.
Le constructeur automobile japonais a confirmé dans une déclaration à Reuters jeudi que sa direction européenne et les représentants des salariés étaient parvenus à un accord et que des changements dans son organisation avaient été annoncés en interne.
« Cette décision est motivée par la nécessité de refléter la réalité de l’environnement économique actuel et de répondre aux défis spécifiques de Nissan », a dit le groupe.
Parmi ces changements figurent une simplification des rôles, la suppression de certaines strates de management et un travail pour rendre l’ensemble de l’organisation plus efficace, a ajouté Nissan.
Loïc Salomon, le représentant CFDT signataire de l’accord, n’a pas répondu de son côté aux demandes de commentaire.
(Daniel Leussink à Tokyo et Gilles Guillaume à Paris, édité par Augustin Turpin)
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