AMD signe un accord avec OpenAI pour la fourniture de puces d’IA
par Max A. Cherney
SAN FRANCISCO (Reuters) – AMD a déclaré lundi qu’il fournira des puces d’intelligence artificielle (IA) à OpenAI dans le cadre d’un accord pluriannuel, une opération qui rapporterait des dizaines de milliards de dollars de revenus annuels et donnerait à la startup à l’origine de ChatGPT la possibilité d’acheter jusqu’à environ 10% du au fabricant américain de semiconducteurs.
L’accord offre à OpenAI l’opportunité de prendre une participation dans l’un des rivaux les plus redoutables de Nvidia et constitue un puissant soutien aux puces et logiciels d’IA d’Advanced Micro Devices (AMD).
« Nous considérons cet accord comme certainement transformateur, non seulement pour AMD, mais aussi pour la dynamique de l’industrie », a déclaré Forrest Norrod, vice-président exécutif d’AMD, à Reuters dimanche.
L’accord porte sur le déploiement de centaines de milliers de puces d’IA d’AMD, ou unités de traitement graphique (GPU), équivalant à six gigawatts, sur plusieurs années à partir du second semestre 2026.
AMD a déclaré qu’OpenAI construirait une installation d’un gigawatt basée sur sa prochaine série de puces MI450 à partir de l’année prochaine, et qu’elle commencerait à comptabiliser les revenus à ce moment-là.
Les dirigeants d’AMD s’attendent à ce que l’accord se traduise par des dizaines de milliards de dollars de recettes annuelles. En raison de l’effet d’entraînement de l’accord, AMD s’attend à recevoir plus de 100 milliards de dollars de nouveaux revenus sur quatre ans de la part d’OpenAI et d’autres clients, ont-ils déclaré.
« D’autres vont suivre, car il s’agit vraiment d’un pionnier, d’un pionnier de l’industrie qui a beaucoup d’influence sur l’écosystème au sens large », a déclaré Mat Hein, responsable de la stratégie d’AMD.
L’accord permettra par ailleurs OpenAI à construire une infrastructure d’IA suffisante pour répondre à ses besoins, a déclaré le directeur général d’OpenAI, Sam Altman, dans un communiqué.
Les analystes estiment en moyenne qu’AMD générera un chiffre d’affaires de 32,78 milliards de dollars (28,09 milliards d’euros) cette année, selon les données LSEG.
Dans le cadre de cet accord, AMD a émis un bon de souscription qui permet à OpenAI d’acheter jusqu’à 160 millions d’actions AMD au prix de 1 cent chacune pendant la durée de l’accord sur les puces. Le bon de souscription est acquis par tranches, en fonction des étapes convenues entre les deux sociétés.
La première tranche sera acquise après la première livraison de puces MI450 prévue pour le second semestre 2026. Les autres étapes comprennent des objectifs spécifiques de cours de l’action AMD qui augmentent jusqu’à 600 dollars par action pour la dernière tranche d’actions à débloquer.
AMD a 1,62 milliard d’actions en circulation et est évaluée à 267,23 milliards de dollars, selon les données du LSEG. Ses actions ont clôturé vendredi à 164,67 dollars.
OpenAI est évaluée à 500 milliards de dollars.
OpenAI collabore avec AMD depuis des années, apportant sa contribution à la conception d’anciennes générations de puces d’IA telles que la MI300X.
(Reportage Max A. Cherney à San Francisco ; avec Deepa Seetharaman ; version française Etienne Breban ; édité par Augustin Turpin)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
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