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France: Le Sénat vote une loi « anti-fast fashion » visant Shein et Temu

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PARIS (Reuters) – Le Sénat a voté mardi une version remodelée de la loi anti-fast fashion, qui vise en particulier les plateformes chinoises de mode comme Shein et Temu.

Les sénateurs ont approuvé à la quasi-unanimité, à 337 pour et 1 contre, une version de la proposition de loi « visant à réduire l’impact environnemental de l’industrie textile ». La rapporteure de la loi, la sénatrice LR Sylvie Valente-Le Hir a salué un texte à portée « transpartisane ».

Le texte du Sénat vise à s’attaquer à l’industrie de l’ultra fast-fashion, qualifiée de « mode ultra express », en particulier les sites Shein ou Temu, tout en épargnant des acteurs français ou européens du prêt-à-porter bon marché comme Kiabi.

Confrontées notamment à la concurrence de produits à très bas prix, plusieurs enseignes françaises historiques traversent de grandes difficultés, comme Jennyfer placée en liquidation judiciaire fin avril ou Naf Naf en redressement judiciaire depuis mai.

« Shein n’est pas une entreprise de fast fashion », a réagi le groupe chinois dans un communiqué envoyé par mail en réaction au vote, affirmant que son modèle faisait « partie de la solution, non du problème ».

La proposition de loi avait été adoptée à l’Assemblée nationale il y a déjà plus d’un an, à l’unanimité. Son examen par le Sénat, initialement prévu fin mars, avait été retardé à début juin, suscitant l’incompréhension du secteur.

La version votée par le Sénat diffère de celle adoptée par les députés car elle introduit une distinction entre mode ultra express et mode express « classique ».

« L’objectif de ce texte est de cibler spécifiquement les nouveaux entrants sur le marché de l’habillement, qui misent sur un renouvellement extrêmement rapide des collections, et non les acteurs traditionnels proposant des vêtements d’entrée de gamme », est-il énoncé dans un amendement.

Les « clarifications [faites par le Sénat] permettent de cibler les acteurs qui font fi des réalités environnementales, des réalités sociales et économiques, notamment Shein ou Temu, sans pénaliser la filière du prêt à porter européen », a déclaré mardi le président de la commission de l’aménagement du territoire et du développement durable du Sénat, Jean-François Longeot.

La version du Sénat prévoit l’interdiction de la publicité pour les acteurs de l’ultra fast fashion, ainsi que des pénalités pour les productions ayant un coût environnemental important. Le malus serait d’au moins 10 euros en 2030, dans la limite de la moitié du prix hors taxe.

« Dès demain, nous allons notifier à la Commission européenne ce texte », a annoncé la ministre déléguée chargée du Commerce Véronique Louwagie lors de la séance au Sénat, précisant que la Commission disposerait de trois voire quatre mois pour partager ses observations.

A l’issue de la procédure de notification, le gouvernement devrait convoquer une commission mixte paritaire (CMP), chargée de trouver un compromis entre les versions du Sénat et de l’Assemblée nationale. Si un accord est trouvé, « la loi devrait être promulguée avant la fin de l’année », a indiqué la commission du développement durable du Sénat à Reuters.

Cette nouvelle version du Sénat a suscité les critiques de plusieurs associations dont Les Amis de la terre et Zero Waste France, réunies dans une coalition baptisée « Stop Fast Fashion », qui regrettent que « les marques de fast-fashion ‘traditionnelles’ restent épargnées ».

« Le vote est décisif », anticipait Yann Rivoallan, le président d’un des principaux lobbys du secteur textile, la Fédération française du prêt-à-porter féminin, lors d’un appel avec Reuters le 7 juin.

Le président de la fédération a insisté sur l’importance de « montrer qu’un grand pays comme la France est capable d’influencer l’Europe sur les transformations nécessaires », estimant qu’il n’y avait pour l’instant pas d’équivalent de cette loi en Europe.

(Rédigé par Florence Loève, édité par Blandine Hénault)

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Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien


Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.

Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires


A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain. 

Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public 



Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature. 
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme. 
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives. 
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires). 
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne. 

Le piège de l’uniformisation de l'information


L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire); 
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.  
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite. 

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Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés. 
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises. 
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales. 

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