Wall Street attendue dans le désordre, l’Europe progresse pour clôturer un mois agité
par Diana Mandia
(Reuters) – Wall Street est attendue sans direction et les Bourses européennes progressent à mi-séance mercredi, dernière séance d’un mois turbulent en raison de la politique commerciale américaine, après une nouvelle salve de résultats d’entreprises et de données macroéconomiques.
Les futures sur indices de la Bourse de New York, où les investisseurs se préparent à une série de données économiques clés et aux résultats de plusieurs géants de la tech, signalent une ouverture en baisse de 0,13% pour le Standard & Poor’s-500 et de 0,27% pour le Nasdaq, tandis que le Dow Jones devrait ouvrir en hausse de 0,13%. À Paris, le CAC 40 gagne 0,64% à 7.604,24 points vers 11h15 GMT. À Francfort, le Dax avance de 0,64% et à Londres, le FTSE 100 prend 0,18%.
L’indice EuroStoxx 50 gagne 0,30%, le FTSEurofirst 300 prend 0,44% et le Stoxx 600 avance de 0,48%.
Les Bourses européennes progressent mercredi mais la prudence reste de mise, les investisseurs devant digérer une longue série de données économiques, de résultats d’entreprises et de nouvelles sur les droits de douane américains lors de cette dernière séance d’un mois avril très agité pour les marchés d’actions.
Des signes d’un possible apaisement sur les tensions commerciales apparaissent toutefois mercredi, avec un accord avec un pays non nommé annoncé par le secrétaire au Commerce américain, Howard Lutnick, et alors que Donald Trump a signé mardi un décret accordant aux groupes automobiles construisant des véhicules aux États-Unis un allègement d’une partie de ses nouveaux droits de douane de 25%.
Les espoirs de négociations commerciales ont contribué à stabiliser quelque peu les marchés ces dernières semaines, l’indice de référence européen STOXX 600 ayant récupéré plus de la moitié de ses pertes après avoir dégringolé de près de 18% par rapport à ses records au début du mois.
Parmi les entreprises du STOXX 600 qui ont publié leurs résultats du premier trimestre, au moins 60,4% d’entre elles ont affiché des chiffres supérieurs aux prévisions, mais des grandes groupes européens comme Volkswagen et Mercedes-Benz ou Stellantis ont émis des avertissements sur leurs prévisions, estimant que les droits de douane pèseront sur les bénéfices, les ventes et l’investissement.
Les investisseurs ont en outre appris mercredi que l’économie de la zone euro avait progressé plus rapidement que prévu entre janvier et fin mars, c’est-à-dire avant l’annonce de l’augmentation massive des droits de douane américains, ce qui ne fera pas oublier aux marchés que depuis la fin du premier trimestre, les perspectives pour la zone euro se sont considérablement assombries.
En Allemagne, l’économie a échappé à la récession au premier trimestre, mais le taux de chômage a atteint son plus haut niveau depuis dix ans.
La publication, plus tard dans la journée, des chiffres de la croissance américaine et de l’indice des prix des dépenses de consommation personnelle (PCE), la mesure de l’inflation préférée de la Fed, sont susceptibles d’agiter la séance.
Les données du PIB américain devraient montrer que l’économie a stagné ou s’est même contractée au premier trimestre, submergée par un déluge de marchandises importées par des entreprises désireuses d’éviter des coûts plus élevés en raison des droits de douane.
LES VALEURS À SUIVRE À WALL STREET
Snap, maison mère de Snapchat, recule de plus de 13% en avant-Bourse après avoir annoncé mardi qu’elle ne publierait pas de prévisions financières pour le deuxième trimestre en raison de l’incertitude économique.
L’action de l’assureur santé Humana prend 6% après avoir publié un bénéfice ajusté supérieur aux attentes au premier trimestre.
VALEURS EN EUROPE
Mercedes-Benz, qui a suspendu mercredi ses prévisions pour 2025, abandonne 2,04%.
ArcelorMittal, qui a averti mercredi qu’il « convenait de faire preuve d’une certaine prudence à l’égard des perspectives à court terme », perd plus de 5%.
A Paris, Valeo recule de 2,5% après la publication de ses résultats au premier trimestre la veille, les analystes citant la sous-performance des activités du groupe en Amérique du Nord et en Chine, dans un contexte difficile pour le secteur automobile européen.
Dans le secteur bancaire, Société Générale prend 1,3% après avoir battu le consensus au premier trimestre et Crédit Agricole, dont la performance est jugée « mitigée » par certains analystes, recule de 3,3%.
TAUX Les rendements des obligations de la zone euro reculent légèrement mercredi après une série de données économiques mitigées, sur fond d’inquiétudes persistantes sur l’impact des droits de douane.
Le rendement du Bund allemand à dix ans recule de 2,7 points de base à 2,4640%. Le deux ans abandonne 1,7 points de base à 1,7250%.
Aux Etats-Unis, les rendements sont plutôt stables avant la publication des données sur le PIB et l’inflation PCE : celui des Treasuries à dix ans ressort à 4,1658% et celui de l’obligation à deux ans à 3,6640%.
CHANGES
Le billet vert se raffermit mercredi, tout en restant sur la voie de sa plus faible performance mensuelle depuis novembre 2022 avec les inquiétudes concernant la politique commerciale américaine.
Le dollar gagne 0,19% face à un panier de devises de référence. L’euro recule de 0,17% à 1,1366 dollar.
PÉTROLE
Les prix du pétrole poursuivent mercredi leur baisse et sont sur le point de connaître leur plus forte chute mensuelle en près de trois ans et demi, la guerre commerciale mondiale ayant érodé les perspectives de demande de carburant, tandis que les préoccupations liées à l’offre pèsent également.
Le Brent perd 0,78% à 63,75 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) abandonne 0,7% à 60,00 dollars.
PRINCIPAUX INDICATEURS ÉCONOMIQUES À L’AGENDA DU 30 AVRIL :
PAYS GMT INDICATEUR PÉRIODE CONSENSUS PRÉCÉDENT
USA 12h30 Produit intérieur brut T1
– sur un trimestre 0,3% 2,4%
USA 14h00 Inflation PCE mars
– sur un mois 0,0% 0,3%
– sur un an 2,2% 2,5%
Inflation PCE « core » mars
– sur un mois 0,1% 0,4%
– sur un an 2,6% 2,8%
USA 14h00 Dépenses de consommation mars 0,5% 0,4%
(Certaines données peuvent accuser un léger décalage)
(Rédigé par Diana Mandiá)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
1. Le Journal Chrétien, un service de presse en ligne reconnu par l’Etat
Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne.
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

