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USA 2024: Les Américains aux urnes, le suspense est à son comble

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Les Américains ont commencé à voter mardi pour départager la démocrate Kamala Harris et le républicain Donald Trump au terme d’une campagne présidentielle aussi âpre qu’indécise qui a mis aux prises deux visions complètement opposées de la société et du monde.

Les sondages donnent au coude-à-coude la vice-présidente démocrate, 60 ans, qui a remplacé in extremis cet été un Joe Biden vieillissant pour l’investiture démocrate, et l’ancien président républicain, 78 ans, visé par une litanie de dossiers judiciaires et animé par une volonté farouche de revanche après la présidentielle qui lui a été « volée », selon ses mots, en 2020.

Trois autres candidats sont en lice : Chase Oliver, 39 ans, pour le Parti libertarien, Jill Stein, 74 ans, pour les Verts (« Green Party ») et le candidat indépendant Cornel West, un philosophe de 71 ans.

Le dénouement de ce scrutin à suspense devrait se jouer dans sept Etats dits « pivots » (« Swing States »), où l’indécision est reine et qui peuvent basculer dans un camp ou dans l’autre. Il s’agit de l’Arizona, de la Caroline du Nord, de la Géorgie, du Michigan, du Nevada, de la Pennsylvanie et du Wisconsin.

A Raleigh, en Caroline du Nord, Taylor Grabow, 27 ans, a dit qu’après avoir voté pour Donald Trump en 2016 et Joe Biden en 2020, elle a choisi de voter pour Kamala Harris cette année en raison de son engagement à lutter contre la restriction du droit de l’avortement, un des grands arguments de la campagne démocrate.

Un homme vote lors de l’élection présidentielle américaine de 2024, le jour du scrutin, à l’école Manchester de Pittsburgh, en Pennsylvanie, États-Unis. /Photo prise le 5 novembre 2024/REUTERS/Quinn Glabicki

« Je me suis réveillée de bonne humeur, je suis très excitée », a-t-elle confié, alors qu’une grande partie du pays retient son souffle.

A quelque 400 km de là, à Asheville, toujours en Caroline du Nord, Ginny Buddenberg, une mère au foyer de 38 ans, s’est elle aussi décidée en fonction de critères sociétaux, mais en faveur de Donald Trump.

« Il y a trop d’entrisme politique à l’école, je trouve qu’ils présentent trop de formes différentes d’éducation sexuelle à des enfants de plus en plus en plus jeunes », a-t-elle expliqué. « Qu’ils leur apprennent seulement à lire. »

Les quelque 244 millions d’électeurs américains n’élisent pas directement leur président. Ils désignent 538 grands électeurs rassemblés au niveau national dans un Collège électoral chargé de voter en leur nom pour le futur président, le 17 décembre. Pour être élu, un prétendant doit obtenir les voix d’au moins 270 grands électeurs.

ATTAQUES AD HOMINEM

Plus de 80 millions d’électeurs ont déjà exprimé leur choix par le biais du vote par correspondance, dès septembre dans certains Etats, ou du vote anticipé. Donald Trump avait dénoncé en 2020 la pratique massive du vote par correspondance, qualifiée de « fraude électorale », dont le dépouillement avait pris du temps.

Le décompte des bulletins suivra un processus complexe, chaque Etat disposant de ses propres règles sur la primauté accordée aux différents « types » de bulletin.

Des délais – et les réclamations afférentes – sont donc à prévoir pour connaître le nom du successeur de Joe Biden.

Selon un sondage Reuters/Ipsos publié à une semaine du scrutin, l’avance marginale au niveau national de Kamala Harris sur Donald Trump s’est réduite, avec 44% des intentions de vote pour la vice-présidente démocrate contre 43% pour l’ancien président républicain.

La campagne, marquée par des épisodes de violences physiques et verbales, a été bousculée le 13 juillet par une tentative d’assassinat à l’encontre de Donald Trump lors d’un meeting en Pennsylvanie.

Les attaques ad hominem ont aussi fusé de part et d’autre, Donald Trump multipliant les insultes racistes et sexistes contre sa rivale, cette dernière le traitant de « fasciste », de repris de justice et de « danger » pour la démocratie américaine.

Un unique débat télévisé a opposé les deux favoris le 10 septembre. Kamala Harris a poussé son rival dans ses retranchements, mais leur face-à-face n’a pas vraiment fait bouger les lignes dans les intentions de vote.

Pas plus que le débat entre leurs colistiers respectifs, le gouverneur du Minnesota Tim Walz, 60 ans, pour Kamala Harris, et le sénateur de l’Ohio J.D. Vance, 40 ans, pour Donald Trump.

L’économie, avec une inflation galopante ces quatre dernières années, et la difficile régulation de l’immigration – autre « échec » imputé par les républicains à l’administration Biden – sont au coeur des préoccupations des électeurs, selon les enquêtes d’opinion.

Sur ces deux thématiques, Donald Trump est considéré comme le plus à même de réussir.

Les Américains élisent également mardi 468 membres du Congrès : la totalité des 435 élus de la Chambre des représentants et 34 sénateurs. Des postes de gouverneurs, procureurs généraux, maires sont également à pourvoir, et des référendums locaux sont également organisés dans des Etats.

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(Rédigé par Sophie Louet, Jean Terzian et Tangi Salaün)

Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien


Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.

Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires


A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain. 

Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public 



Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature. 
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme. 
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives. 
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires). 
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne. 

Le piège de l’uniformisation de l'information


L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire); 
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.  
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite. 

Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !


Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés. 
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises. 
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales. 

1. Le Journal Chrétien,  un service de presse en ligne reconnu par l’Etat

Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.
La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne. 
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

2. Chrétiens TV, chaîne 483 de Free

Chrétiens TV est une chaîne de télévision chrétienne francophone reconnue par l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (ARCOM) et diffusée en continu sur le canal 483 de l’opérateur Free en France ainsi que sur Apple TV, Roku TV, Amazon Fire TV, les applications Chrétiens TV et Free TV (iOS ou Android), les sites Chrétiens TV et https://tv.free.fr
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