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Volkswagen face aux salariés sur ses projets de réduction des effectifs

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par Victoria Waldersee et Christina Amann

WOLFSBURG, Allemagne (Reuters) – Volkswagen dispose « d’un an, peut-être deux » pour redresser sa marque phare VW, a déclaré mercredi le directeur financier du constructeur automobile qui cherche à convaincre les salariés du bien-fondé du projet de réduction massive des coûts impliquant la fermeture d’usines en Allemagne.

Les sifflets du personnel présent, dont certains salariés ont crié « Auf Wiedersehen » – « au revoir » en allemand – ont contraint Arno Antlitz au silence pendant plusieurs minutes avant de pouvoir prendre la parole.

Le directeur financier a fait appel à la responsabilité conjointe des employés et de la direction afin de réduire les dépenses, condition nécessaire selon lui pour survivre à la transition vers les voitures électriques.

Devant une salle comble où 16.000 travailleurs l’attendaient, tandis que 5.000 autres de leurs collègues regardaient les échanges retransmis sur un écran, Arno Antlitz a déclaré que le marché automobile s’était contracté après la pandémie et que l’entreprise était confrontée à un déficit de la demande d’environ 500.000 voitures, l’équivalent de deux usines.

« Le marché n’est tout simplement pas là », a-t-il affirmé lors de la réunion, qui s’est tenue au siège de Volkswagen à Wolfsburg. Il a ajouté qu’il ne s’attendait pas à ce que les ventes se redressent, et que la marque phare du groupe, VW, disposait d' »un an, peut-être deux » ans pour réduire ses dépenses et ajuster sa production.

En réponse, la présidente du comité général d’entreprise de Volkswagen Daniela Cavallo – élue par les travailleurs à la tête de cette instance de représentation des salariés – a déclaré que la direction avait « lourdement abîmé la confiance » au sein du groupe. Elle a comparé sa menace de fermer des usines à « une déclaration de faillite ».

Daniela Cavallo avait averti dès lundi qu’elle opposerait une « résistance farouche » aux réductions, que les émotions seraient vives et que la direction serait « très mal à l’aise » lors de la réunion.

Elle a exhorté le président du directoire Olivier Blume, dont aucun discours n’était prévu lors de la réunion, à s’adresser au personnel pour expliquer pourquoi le groupe priorisait des dépenses de cinq milliards d’euros destinés à des logiciels pour véhicules électriques dans le cadre d’un partenariat avec une start-up américaine, Rivian, plutôt que de protéger des emplois allemands.

La perspective de fermetures de sites dans l’une des entreprises les plus célèbres d’Allemagne a renforcé les craintes de la plus grande économie d’Europe, confrontée à une croissance anémique, au recul de ses exportations, à des coûts plus élevés et à une forte concurrence de l’étranger.

Le chancelier Olaf Scholz, qui sort d’élections régionales marquées par un regain de soutien à l’extrême droite, a fait de Volkswagen une priorité absolue. Il s’est concerté avec les dirigeants de l’entreprise et les membres des syndicats, a déclaré une source au fait du dossier.

Le ministre du Travail, Hubertus Heil, a promis son soutien, déclarant à RTL/ntv que « l’Allemagne [devait] rester un pays automobile fort ». Il n’a toutefois pas précisé la nature de ce soutien. Il a déclaré que l’entreprise devait d’abord s’efforcer de garantir l’emploi et d’éviter les fermetures de sites.

Le cabinet d’Olaf Scholz devait annoncer mercredi des propositions de réductions fiscales destinées à stimuler la demande pour les véhicules électriques, inférieures aux attentes.

CONTEXTE DIFFICILE

Soulignant le contexte difficile dans lequel les négociations s’inscrivent, l’institut économique de référence allemand Ifo a indiqué mercredi que le climat des affaires dans l’ensemble de l’industrie automobile allemande s’était encore assombri en août.

Le groupe Volkswagen a annoncé lundi qu’il envisageait de prendre la décision, sans précédent, de fermer des usines en Allemagne, ainsi que de mettre fin à une garantie d’emploi vieille de plusieurs décennies dans six de ses usines, afin d’intensifier un plan de réduction des coûts de 10 milliards d’euros.

Le constructeur automobile, qui détient également les marques Audi, SEAT et Skoda, vise une marge bénéficiaire de 6,5% pour la marque VW d’ici 2026, contre 2,3% au cours des six premiers mois de cette année.

Les syndicats et la direction de Volkswagen en Allemagne doivent négocier des augmentations salariales en octobre. Les représentants syndicaux veulent cependant avancer cette date et avoir une discussion approfondie sur les options du constructeur automobile, selon Thomas Knabel, représentant du syndicat IG Metall à l’usine Volkswagen de Zwickau.

Le syndicat, l’un des plus grands d’Allemagne, par ailleurs membre du conseil de surveillance de Volkswagen, ne peut toutefois pas imaginer entamer des négociations sans que l’entreprise ne mette fin à sa menace de fermer des usines, a-t-il averti dans une interview.

« Nous devons nous mettre d’accord sur les règles du jeu », a-t-il déclaré.

Alors que la direction attribue la responsabilité de ses difficultés financières à la détérioration de l’environnement économique en Allemagne et à l’arrivée de nouveaux concurrents sur le marché, les représentants des travailleurs ont déclaré que la stratégie de production du constructeur automobile était inefficace et que les décideurs avaient été trop lents à investir dans la production d’un véhicule électrique pour le grand public.

Quelle qu’en soit la cause, l’entreprise doit prendre des décisions rapides pour déterminer où réduire les coûts, ont déclaré les investisseurs et les analystes – une tâche difficile pour une entreprise de cette taille et avec une structure de pouvoir complexe construite au cours de ses 87 ans d’histoire.

« Dans les périodes difficiles, la direction et les syndicats ont la capacité de parvenir à un consensus », a déclaré Philippe Houchois, analyste chez Jefferies. « Mais cela ne se fera pas sans heurts. »

(Reportage Victoria Waldersee, Christina Amann et Andreas Rinke, rédigé par Victoria Waldersee et Matthias Williams ; version française Florence Loève, édité par Kate Entringer)

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