L’Europe termine en petite progression après l’inflation US
PARIS (Reuters) – Les Bourses européennes ont terminé en hausse mercredi, les investisseurs se positionnant pour une baisse des taux de la Réserve fédérale en septembre après un indicateur d’inflation américain conforme aux attentes.
À Paris, le CAC 40 a progressé de 0,79% à 7.333,36 points, tandis que le Dax allemand s’est hissé de 0,38% et le Footsie britannique s’est renforcé de 0,56%.
L’indice EuroStoxx 50 a terminé la séance sur une hausse de 0,61%, tandis que le FTSEurofirst 300 inscrivait un gain de 0,4% et que le Stoxx 600 prenait 0,43%.
L’inflation CPI a progressé de 0,2% sur un mois en juillet, un chiffre conforme aux attentes qui rassure les investisseurs sur la dynamique des prix outre-Atlantique et fait espérer une baisse des taux prochaine de la Fed.
Dans le détail néanmoins, l’inflation des prix du logement demeure élevée et a accéléré de nouveau en juin, expliquant en partie la réaction mitigée des actifs risqués. Les loyers ont progressé de 0,5% sur un mois et l’équivalent loyer pour les propriétaires de 0,4%.
Les opérateurs estiment par ailleurs que la Fed se décidera pour une baisse de 25 points de base, probable à 60% selon les marchés monétaires positionnés la semaine dernière pour une baisse plus importante, de 50 points de base.
L’ajustement des perspectives de taux contribue à limiter le recul des rendements et fait pression sur le dollar, dont le cours a profité de l’écart de taux important entre les Etats-Unis et le reste du monde, ces deux dernières années.
« Ces chiffres renforceront les attentes d’un indicateur d’inflation PCE pour juillet en hausse de 0,2% sur un mois, voire de 0,1%, ce qui rendra certaine une baisse des taux de la Fed au vu du ralentissement des marchés de l’emploi et de la faiblesse des enquêtes auprès des entreprises », résume James Knightley, chef économiste US chez ING.
« La question sera celle de la magnitude » de cette baisse, le rapport sur l’emploi pour le mois d’août étant la dernière pièce manquante du puzzle, ajoute l’économiste.
Une certaine prudence demeure par ailleurs avant la publication jeudi d’une salve d’indicateurs d’activité, dont les chiffres hebdomadaires du chômage, qui éclaireront sur l’état des marchés du travail américain, ce alors que les derniers indicateurs d’emploi ont fait craindre une récession outre-Atlantique et déclenché une vente massive d’actifs risqués.
Les indicateurs d’activité Philly Fed et Empire State, ainsi que la production industrielle, seront publiés jeudi.
A WALL STREET
Wall Street est en progression prudente à mi-séance après des chiffres d’inflation plaidant pour une baisse plus modérée qu’espéré du taux directeur de la Fed en septembre. Le secteur technologique est par ailleurs sous la pression d’Alphabet, le département américain de la Justice réfléchissant à scinder Google.
A l’heure de la clôture en Europe, les échanges à la Bourse de New York indiquaient une progression de 0,4% pour le Dow Jones, contre 0,3% pour le Standard & Poor’s 500 et 0,08% pour le Nasdaq Composite.
VALEURS
Valneva a progressé de 5,3%, en tête du SBF 120 pour la deuxième séance consécutive après ses résultats au premier semestre, bien accueillis par les investisseurs.
Bavarian Nordic a bondi de plus de 12,3% après que la société de biotechnologie danoise a déclaré mardi avoir reçu une commande de l’Autorité européenne de préparation et de réaction en cas d’urgence sanitaire (HERA) pour son vaccin contre la variole du singe.
Straumann a grimpé de 13,4% après que le fabricant d’implants dentaires a annoncé la vente de sa division d’alignement dentaire DrSmile et revu à la hausse ses perspectives pour l’ensemble de l’année.
RWE a abandonné 5,5%, les investisseurs s’inquiétant du possible achat d’un opérateur américain de centrales électriques au gaz.
UBS a pris 5,29% après avoir fait état mercredi d’un bénéfice net au deuxième trimestre bien au-dessus des attentes.
Thyssenkrupp a fait état mercredi d’une perte nette au troisième trimestre en raison de coûts plus élevés que prévu dans ses activités autour des technologies d’usines, et a reculé de 6,3%.
Hapag-Lloyd a fait état mercredi d’un plongeon de 75% de son bénéfice net au premier semestre, et a chuté de 4%.
Carlsberg a relevé mardi ses perspectives annuelles de croissance organique mais a fait état d’un chiffre d’affaires moins bon que prévu au deuxième trimestre, ce qui a fait ployer le titre de 4%.
TAUX
Les rendements reculent outre-Atlantique après les chiffres d’inflation publiés mercredi aux États-Unis, les opérateurs se positionnant pour une baisse du taux directeur de la Réserve fédérale en septembre.
A l’heure de la clôture en Europe, le rendement du Treasury à dix ans décline de 3,8 pb à 3,8163%, tandis que le rendement du titre à deux ans est stable à 3,935%.
Le rendement du dix ans allemand est inchangé à 2,176%, celui du taux à deux ans est stable à 2,345%.
CHANGES
Le dollar est en net repli face à l’euro et au reste des devises, les cambistes pariant sur une diminution de l’écart de taux entre États-Unis et reste du monde à court terme.
Le dollar recule de 0,14% face à un panier de devises de référence, l’euro se hisse de 0,33% à 1,1028 dollar, et la livre sterling perd 0,09% à 1,2845 dollar.
PÉTROLE
Le brut s’érode après les chiffres de l’Energy Information Administration américaine, qui montrent que 1,4 million de barils ont été stockés la semaine dernière, alors que le marché s’attendait à un retrait de 2,2 millions de barils.
Le Brent recule de 0,57% à 80,23 dollars le baril, le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) s’affaiblit de 0,98% à 77,58 dollars.
(Rédigé par Corentin Chappron, édité par Kate Entringer)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
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Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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